‹ Contribution à l'étude des réactions méningées aigues aseptiquesChapitre 7 sur 23 · MN · texte numérisé non relu

MN

Température : 3824 le matin; 38°6 le soir,

La ponction lombaire montre encore un liquide franchement puriforme, absolument analogue à celui de la veille. L'examen microscopique montre encore une polynucléose confluente, mais à polynucléaires intacts.

| L'examen direct du culot sur lame ne permet de décéler aucun microbe. On ensemence le liquide céphalo-rachidien ; on cultive, d’autre part, la solution de stovaïne qui a servi à l’anesthésie. Les deux ensemencements sont restés négatifs.

Le 13 octobre. — L'amélioration est notable; la malade répond nettement aux questions qu’on lui pose : la raideur de la nuque et du dos a presque disparu.

Température : 38° le matin ; 38°2 le soir.

On note à ce Jour l'apparition de deux groupes de vésicules confluentes, à contenu clair, siégeant sur un fonds érythémateux et localisés, l’un, à la moitié droite de la lèvre supérieure, empiétant un peu sur la partie gauche de la ligne médiane; l’autre, plus petit, au niveau de la région malaire droite.

La ponction lombaire montre un liquide céphalo-rachidien

% . 1 absolument limpide.

L’améliorätion est progressive les jours suivants ; la malade

sort complètement guérie le 20 octobre.

Observation II

(Wipaz, LEMIERRE, Bomw, Soc, méd. des hôpit., 1906.) Hémipléqie datant de quatre ans. Crises d’épilepsie jackson-

nienne. Aspect puriforme du liquide céphalo-rachidien. Inté- grité des polynucléaires. |

rs M..., âgée de 45 ans, est transportée à l'hôpital Cochin le 16 mai 1905. Hémiplégique depuis quatre ans, elle est atteinte

HD ie depuis la veille de crises subintrantes d’épilepsie jacksonnienne localisée du côté paralysé.

Antécédents. — Fièvre typhoïde et scarlatine dans le jeune âge ;a travaillé dans le plomb, mais pas de signes d’intoxication,

Elle se maria une première fois ; elle eut trois enfants qui moururent tous trois de méningite, et fit deux fausses couches. Ces fausses couches étaient intercalées entre les grossesses menées à terme. Son mari mourut de tuberculose pulmonaire douze ans après leur union.

Il y à cinq ans, elle se remaria et fit un an après une fausse couche de six mois (fœtus macéré). Cette fausse couche fut suivie d'infection puerpérale, et c’est de cette époque que date le

début de la maladie actuelle.

Son second mari avait été lui-même marié et avait eu trois enfants bien portants. La femme était morte de tuberculose pulmonaire.

Histoire de la maladie. — Deux ou trois Jours après cette fausse couche, l'infection puerpérale se déclare : fièvre très élevée, pertes fétides, délire. Cinq jours après, sans qu'il y ait eu perte de connaissance, sans ictus, la malade se trouve paralysée de tout le côté gauche ; les personnes de son entourage s’aperçoivent qu’elle ne peut remuer la moitié gauche du corps.

Les symptômes infectieux disparaissent, et une hémiplégieavec contracture s’installe.

Il y a deux ans et demi, pendant qu’elle dormait, son mari. s'aperçoit pour la première fois qu’elle est agitée de petites

\ secousses, Elles commencent par la main gauche, gagnent le bras, la face et là jambe du même côté, puis se généralisent à tout le corps. La malade se cyanose, écume, se mord la langue

et laisse échapper ses urines. Le tout dure environ une à deux

Soi minutes. La malade n’a aucune souvenance de ces crises. Cel-

les-ci reviennent dans la suite à peu près une fois par mois, coïn-

cidant avec le moment des époques menstruelles.

Pendant deux ans et demi, l’état persiste identique, mais le 15 mai 1905, la malade est en proie à des crises très violentes et subintrantes. Il était impossible de les compter tellement elles étaient fréquentes, au moins quarante par heure;en même temps, la malade est en proie à un délire violent, elle est fébrile et couverte de sueur. On l’amène dans cet état le lendemain à

l’hôpital Cochin.

Examen. — On l’examine le 16 mai dans l’après-midi. C’est une femme assez maigre, à la face cyanosée et couverte de sueur. Les yeux sont hagards,et il est impossible d'obtenir le moindre : renseignement, car HE RRRS adresse la parole à la malade, et qu’elle essaye de répondre, elle est prise d’une crise d’épilepsie. La face s’incline lentement à droite, les yeux sont renversés en

haut et se cachent sous les paupières supérieures, la face se

cyanose. Puis une série de petites secousses de plus en plus

rapides agitent la main gauche, gagnent le bras, la face, la jambe du même côté, et se généralisent enfin à tout le‘corps ; cet état dure quelques secondes, puis la malade pousseiun soupir, la main gauche va à la recherche du bras droit, puis tout

se calme, mais pour un temps bien court,car une nouvelle crise

ne tarde pas à apparaître. La malade pendant les accès se mord

la langue, écume et perd ses urines dans son lit,

En dehors de ces crises, on constate qu’elle est atteinte d’une hémiplégie gauche avec contracture. Le membre supérieur gau-

che à la position classique en pareil cas, la face est légèrement

- déviée. Les réflexes sont exagérés, il y a de la trépidation épi-

Li où 0 leptoïde, la recherche duréflexe plantaire détérmine une extension très manifeste du gros orteil.

En dehors des crises, la malade n’est que-subconsciente, elle n’a pas de confusion mentale, mais elle est prise par accès de délire d’action et de parole.

L'état général est grave, le pouls est à 100, la température à 385, la respiration à 45, la face est couverte de sueurs. La malade se plaint d’une céphalée atroce; pas d’autres troubles nerveux; pas de signe d’Argyll-Robertson, pas de signe de Kernig» pas de trouble de la sensibilité. |

Les organes sont sains : rien aux poumons, rien au cœur ; les urines ne contiennent ni sucre, ni albumine,

On faitle soir même une ponction lombaire qui donne issue à unliquide d’aspect purulent, On examine avec soin les régions auriculaires, qui ne présentent rien d’anormal; il n’existe aucun signe clinique de méningite. Le corps ne Dent aucune cicatrice suspecte de spécificité. La malade n’a eu ni chute des cheveux ni angine. Le mari interrogé et examiné, n’apprend et ne présente rien qui puisse faire penser qu'il soit syphilitique. |

Le 17 mai. — État identique, crises toujours très fréquentes. On fait une injection de 1 centigramme de büodure de Hg, une friction mercurielle, et on donne 2 grammes d’iodure de potas-

sium. R

18 mai. — Crises subintrantes, délire, état général très mauvais, Température : 399, pouls : 132, même traitement.

Du 19 au 24 mai, l’état s'améliore, la température et le pouls diminuent progressivement, les crises s’espacent, il n’y en a plus

° qué deux ou trois par jour. S

Le 24 mai. — On modifie le traitement, on donne 3 grammes { Del i |

#99 de bromure de potassium tout en continuant les injections de biodure.

Le 26 mai. — La température est à la normale, il n’y a plus de crise.

Le tiaitement spécifique est cessé à la vingt-deuxième piqûre de biiodure. La malade sort le 30 juin, conservant toujours son hémiplégie, mais n’ayant plus eu de crise depuis.

Elle est revue en mars 1906, elle est bien portante et n’a pas eu de crise depuis sa sortie de l'hôpital.

Ponctions lombaires. — Le 16 mai, jour de l’entrée à l’hôpital, le liquidé céphale-rachidien sort sans forte pression. Il est tout à fait trouble comme du pus, et laisse déposer par centrifugation un culot purulent très abondant. lie culot est constitué

presque exclusivement par des polynucléaires excessivement

nombreux.Ceux-ci sont très bien conservés, le protoplasma est

bien limité, et le noyau se colore très fortement. Quelques très

rares lymphocytes.

Sur les lames on ne voit aucun microbe.

Le liquide n’est pas albumineux, pas de fibrine. ‘| Les‘ensemencements sur les divers milieux restent stériles.

18 mai.— Le liquide s’écoule sous tension moyenne. Il est clair, limpide, et ne donne par centrifugation qu'un culot peu äbondant constitué encore presque exclusivement par des poly-

nucléaires comme .l’indique le pourcentage : polynucléaires :

92 0/0 : Iymphocytes 8 0/0. Les polynucléaires présentent le

même état d’intégrité que lors de la première ponction.

20 mai, — Liquide clair sous tension moyenne. Par centrifu-

‘gation on obtient un petit. culot rougeâtre déterminé par la

lésion d'une petite veine pendant la ponction. Cette quantité de

sang est tout à fait minime et n’a guère pu fausser les résultats.

mn Dr On trouve en effet une lymphocytose très prédominante 81 0/0

de lymphocytes.

Observation II (Wivar, Leurerre et Bomin, loc. cit.)

Réaction méningée au cours de la syphilis des centres nerveux.

L..., âgé de 52 ans, employé d’octroi, est transporté à l’hôpital Cochin le 9 janvier 1906.

Antécédents, — Éthylisme très marqué. Syphilis contractée à. l’âge de 22 ans et mal soignée. | | Histoire de la maladie. — Le 31 janvier 1904, brusquement une heure après déjéuner, la vision de l’œil droit se trouble ; en même temps, une céphalée violente apparaît accompagnée de phénomènes cérébraux vagues (somnolence, torpeur) qui forcent le malade à s’aliter. Ces accidents durent quinze jours, et le malade reprend son service, bien portant. A deux reprises cependant, en août et en octobre 1904, il présente de nouveaux troubles cérébraux accompagnés de gêne de la parole, mais très

passagers.

Le 29 novembre 1904. — Les troubles de la vue réapparaissent et le malade est obligé de quitter son service. Il va peu de . temps après consulter à l'Hôtel-Dieu dans le service de M. de Lapersonne où M. Poulard constate l’existence d’un hémi-rétrécissement homolatéral droit des deux champs visuels Te lant l’hémianopsie. Il n’y a pas de lésions ophtalmoscopiques du fond de l’œil. Les pupilles réagissent normalement à la lu= mière et à l’accommodation. Cette absence de lésions ophtalmoscopiques jointe à cet hémi-rétrécissement très particulier, fait penser à la possibilité d’une lésion des voies optiques en arrière

du chiasma. i

De décembre 1904 au 7 janvier 1906, le malade est pris souvent de petits accès cérébraux caractérisés par un léger délire d’action avec confusion mentale, égarement, tous symptômes d’ailleurs passagers, mais accompagnés toujours de troubles de la vue, pouvant aller, au dire des personnes qui l’entouraient, jusqu’à la perte momentanée de la vue.

Pendant tout ce temps, le malade a remarqué que sa mémoire diminuait. Employé d'octroi, il était obligé de noter immédiatement les divers objets soumis à son contrôle. La vue était suffisante pour lui permettre de continuer sa profession,

Le janvier 1906. — En rentrant de son travail, qu’il avait fait comme à l’ordinaire, il est pris brusquement de phénomènes cérébraux caractérisés par de la confusion mentale. Il se trompe de logement, et on le trouve marchant les yeux hagards dans la chambre d’un appartement voisin et ne répondant que des phrases incohérentes. On le ramène chez lui, on le couche ; il reste ainsi pendant quarante-huit heures, sans coma, mais dans un. état de somnolence et de torpeur. A plusieurs reprises il a des

- vomissements verdâtres. Constipation.

En même temps que les premiers troubles cérébraux, survient la perte de la vue.

Examen. — Le 9 janvier,à 4 heures du soir, on le transporte à l'hôpital Cochin. Il est cyanosé, dans un état de torpeur très marqué. Il a des bâillements à tout instant, et pousse des soupirs continuels. Il est couché sur le côté gauche en chien de fusil. |

On le tire cependant assez facilement de sa torpeur. Il se plaint alors d’une céphalée violente, répond assez vaguément d’ailleurs aux questions. Il n’a pas de confusion mentale, mais

il présente une diminution considérable de la mémoire.

op Es

A l’examen, on ne constate pas de signes précis de méningite ; pas de Kernig ni de raideur à la nuque, il n’a plus de vomissements.

D'autre part, aucun signe de paralysie. Le malade marche bien, il n’a pas la démarche ébrieuse. Pas de signe de Romberg, pas de signe de Babinski, pas de diadococynésie. Les réflexes rotuliens sont normaux. Il n’y a pas de trouble de la sensibilité,

Appareil cardio-vasculaire : bruits du cœur très ralentis, bien frappés. Ni souffle, ni bruit de galop. Le pouls est tendu et lent, On ne compte que 60 pulsations à la minute,et la tension s'élève à 27 au sphygmomanomètre de Potain.

Les urines contiennent une forte quantité d’albumine ; pas de sucre, SRG

Les poumons, le foie, etc..., sont sains.

État général : pas de fièvre.

État des yeux. — Cécité complète, mais conservation parfaite du réflexe à la lumière ; aucune lésion ophtalmoscopique. Cette cécité, jointe à la conservation des réflexes pupillaires et à l’absence de lésions ophtalmoscopiques, confirme les soupçons qui avaient été émis à l’époque de l’hémi-rétrécissement droit des deux champs visuels, et conduitau diagnostic de cécité d’origine cérébrale ayant son siège en arrière des noyaux réflexes du mésocéphale.

Une ponction lombaire soulage la céphalée, et le malade repose toute la nuit.

Le 11 janvier. — Le malade répond mieux aux questions ; il est moins abattu, mais ne voit toujours rien. | |

Le 13 janvier. — On institue le traitement antisyphilitique intensif, c'est-à-dire 1 centigramme de biiodure de mercure en

injections; frictions mercurielles; 4 grammes d’iod. de potassium.

Le de

Le traitement est poursuivi sans amélioration des troubles oculaires pendant sept jours; on cesse alors le traitement pendant trois jours à cause de quelques troubles d’intoxication,onle reprend ensuite.

Le 25 janvier. — Brusquement la vision revient, mais sous forme d’hémiopie droite.

Le 18 février. — Le malade sort de l’hôpital.

I! marche bien, se conduit seul, mais il existe toujours de l’hémiopie droite, L’état mental est encore profondément altéré. Le malade présente des alternatives d’irritabilité et d’indifférence tout à fait anormales. Son émotivité est très diminuée, et, durant toute sa maladie, il n’a pas paru se soucier de l’état de sa vue ; la cécité absolue qu’il présentait ne le peinait même pas, et il n’a manifesté aucune joie quand il a recouvré la vue.

Ponctions lombaires,9 janvier 1906 (soir de l’entrée à l’hôpital). — Le liquide sort en jet, il est très trouble, d’aspect purulent. Il contient un léger voile fibrineux. La centrifugation donne un: culot énorme,qui étalé sur lames, se montre constitué par des polynucléaires en nombre considérable. On ne note en dehors d'eux que quelques rares grands mononucléaires et lymphocytes. .… Ces polynucléaires sont très bien conservés.

On ne voit pas de microbes. D'ailleurs les ensemencements sur divers milieux restent stériles, et les inoculations aux souris restent négatives.

Le liquide contient du sucre. Il renferme 0 gr. 61 d’urée par litre. Le point cryoscopique est de 0, 60.

11 janvier 1906. — Le liquide sort sous pression normale." fl est clair, limpide, mais présente une coloration légèrement jaune. Par centrifugation on obtient un culot à peme visible,

qui se montre constitué uniquement par des lymphocytes en

nombre d’ailleurs assez restreint, cinq à six par champ d’immersion. Pas de globules rouges,

16 février 1906. — Le liquide sort sous pression faible, Il est clair et contient quatre lymphocytes par champ d'immersion, Pas de

polynucléaires.

Observation IV (Wipaz Er PHiLiBERT).

à Soc. méd. des hôpit., 1907.

Séquelles nerveuses consécutives à un état méningé de nature indéterminée (Résumée).

G..., âgée de 20 NAN ES dans notre service à l'hôpital Cochin le 16 septembre 1906 pour une céphalalgie intense lui arrachant des cris incessants.

Pas d’antécédents hérédita tres ni personnels.

Rien pouvant faire penser chez elle à la spécificité ou à la bacillose. ; È

Les premiers malaises ont débuté il y a deux mois par de l’inappétence, sommeil agité, sueurs nocturnes, faiblesse, perte de poids ; et la céphalalgie qui n’a fait que devenir de plus en plus intense et pour laquelle elle vient consulter et entre à l’hôpital.

A son entrée, la malade répond mal aux questions.

Léger signe de Kernig, réflexes rotuliens légèrement augmentés. Température : 38°2, pouls : 64.

18 septembre. — Aggravation de ces symptômes, plus de la raideur de la nuque et de l’inégalité pupillaire,

La ponction lombaire donne un Hénide clair ne coulant pas sous pression, et fournissant après centrifugation un culot con-

sidérable. y Y

Si oi L'examen cytologique du culot étalé sur lame montre presque exclusivement des polynucléaires. On constate à peine quelques

mononucléaires.

L'examen bactériologique ne permet pas de constater de bacilles de Koch.

19 septembre. — État général un peu meilleur. Tpéins ture : 38°, pouls : 64. Céphalée et Kernig disparus, mais inégalité pupillaire persiste.

20 septembre. — La céphalée reparaît un peu. Température 38°5, pouls : 66.

24 seplembre. — Ponction lombaire : présence presque unique des lymphocytes ; à peine quelques polynucléaires.

. Rien à l’examen bactériologique.

Les ensemencements sur divers milieux de culture restent | stériles ; les inoculations aux cobayes sont négatives. Tempé- rature : 375, pouls : 64.

A partir du 25 septembre, température : 37° ou 37°5.

Le 28 septembre. — Apparaîtune amblyopie légère.

1e octobre. — Température : 37°5, pouls: 96 ; la céphalée s’est atténuée, appétit conservé, Pas de Kernig, pas de raideur à la nuque, pas de Babinski. Amblyopie moins intense ; pupilles

égales.

2 octobre. — La céphalalgie reparaît violente, ainsi quel’inégalité pupillaire, Température : 37°, pouls : 80,

La ponction lombaire révèle une lymphocytose énorme, à peine quelques polynucléaires. |

Rien à l’examen bactériologique. Les inoculations au cobaye ne donnent rien, HS 'octabre. — État général moins bon : céphalalgie augmentée. Légère inégalité des pupilles qui ne réagissent pas à la lumière

et peu à l’accommodation, L’amblyopie a noel Photopho bie légère. Malade couchée en chien de fusil. Pas de Red pas de raideur de la nuque, pas de Babinski; légère exagération des réflexes rotuliens. Température : 37° ou 37°5, pouls : 80 et 112. Respiration : 10. Raie méningitique.

Même état avec alternatives d’aggravation et d'amélioration jusqu’au 11 octobre.

Ponction lombaire : même caractère que la dernière.

12 octobre.— La céphalée reparaît après s’être calmé la veilld par la ponction. Examen du fond. de l’œil par M. Poulard : rien,

Le 16 octobre, — On institue le traitement mercuriel qui atténue pour un temps la céphalée ; celle-ci reparaît très intense le 26 octobre. 7

7 novembre, — Ponction lombaire: lymphocytose énorme.

A partir de la fin novembre, l’état général ns et la céphalée a disparu.

Une dernière ponction lombaire pratiquée dans les derniers jours de décembre donne issue à un liquide clair sans lympho-

cytose.

Observation V (De Massa er Wir).

Soc. méd. des hôpitaux, 1907.

Réaction méningée aseptique au cours d’une otite moyenne |

suppurée. Inléqrilé des polynucléaires. Guérison.

B... E..., garçon de cuisine, âgé de 40 ans, est amené dans la soirée du 12 août 104 à l'hôpital dela Charité, salle Corvisart,

n° 21. nl est dans un état d’obnubilation complète, ne répond o

en dE à toutes les questions que par un murmure difficilement compréhensible; son interrogatoire est impossible. Mais voici les renseignements fournis le lendemain par sa femme et confirmés ultérieurement par le malade lui-même.

Antécédents héréditaires. — Le père du malade est mort âgé ; sa mère et ses deux frères sont bien portants ; sa sœur a une affection nerveuse qu’on ne peut préciser et pour laquelle elle a été soignée à la Salpétrière. :

Descendance. — Septenfants nés à terme ; deux morts d’affections aiguës : diarrhée infantile, méningite. Les autres sont vivants.

Antécédents personnels. — Pas de maladie antérieure ; pas de syphilis ou de stigmates apparents de spécificité ; la naissance de sept enfants confirme cette intégrité.

Par contre, l'alcoolisme est certain et avoué par le malade.

Dix-huit jours environ avant son entrée à l’hôpital, le malade à la suite d’un courant d’air ressentit des bourdonnements et une sensation de picotements dans l'oreille gauche. Ces douleurs légères d’abord ont augmenté sans cesse, Il n’en continue pas moins ses occupations journalières.

Le 7 août,au soir. — Le malade au milieu de son travail eut un étourdissement : ce fut la sensation d’un nuage qui passait devant ses yeux ; il tombe à terre de sa hauteur. Cette chute n'eut aucun caractère comitial. Elle n’effraya pas l'entourage du malade, qui ne connaissait que trop ses habitudes d’intempérance, et quitrouva ainsi une explication fausse cette fois de son état. Après cette chute, on le ramena chez lui, il fut agité et très loquace durant toute la nuit suivante.

Le lendemain matin 8 août, il vient avec sa femme à la con-

sultation externe de la Charité.On ne trouve que des plaies con-

Se).

tuses résultant de sa chute, et probablement d’après les explications de sa femme, on prit le malade pour un simple pochard, et on le renvoya. C’est à pied que le malade vint de la rue Louvois à la rue Jacob, c’est de même qu’il s’en retourna. :

A partir de ce moment, il tombe peu à peu dans un état de torpeur croissante ; il souffre d’une céphalée intense, continue, RAA) frontale. Il ne vomit pas; la constipation devient invincible. Il reste couché en chien de fusil, prostré, mais non délirant. Il aurait eu une fièvre äâssez élevée, mais la température n’a pas été prise. Cinq jours après, le 12 août, dans la soirée, on l’amenait à l'hôpital, et cette fois il y restait.

Examen du malade le 13 août. — La malàde est dans un état de prostration très marqué; on ne peut lui causer, les réponses sont inintelligibles. Il est couché en chien de fusil; il doit avoir une céphalée très vive comme les jours précédents, car il porte constamment la main à son front. La raideur musculaire est totale. La nuque est immobile, et les mouvements imprimés sont douloureux ; le signe de Kernig est très net. Les yeux restent bien ouverts. Pas de photophobie, pas de strabisme, pas de ptosis. Conservation du réflexe accommodateur à la lumière: mais inégalité pupillaire ; la pupille gauche étant plus petite que la droite; léger nystagmus dans les positions extrêmes. Les réflexes tendineux des membres supérieurs et les réflexes rotuliens normaux ; les réflexes cutanés (abdominal, crémastérien) sont abolis, le réflexe plantaire est en extension ; pas de trouble appréciable de la sensibilité. Enfin, trouble vaso-moteur très net, puisque l’excitation cutanée produit sur l'abdomen une raie rouge ayant tous les caractères de la raie méningitique classique.

La constipation est opiniâtre, mais pendant le séjour du

%k — 33 — malade dans le service, il n’y a eu aucun vomissement : le ventre est resté souple, et la paroi abdominale non rétractée. Pas d'écoulement d’oreille.

Température! 38°9; le pouls est bien frappé, régulier, égal, mais ne bat qu’à 54 ; donc dissociation du pouls et de la température.

Respiration normale. Rien dans les urines.

Première ponétion lombaire : le liquide sort en jet, il est louche, puriforme.

Le 15 août. — Même état: température : 38°5, pouls : 60, bien frappé, régulier, égal; la céphalée paraît toujours aussi vive ; la raideur de la nuque est des plus nettes ; le signe de Kernig

persiste ; les réflexes rotuliens sont forts. Constipation toujours

aussi rebelle.

Les urines sont normales, non albumineuses ; elles atteignent 1 litre. IL y a quelques râles sous-crépitants disséminés aux deux poumons. On commence des bains chauds à 28°, et on décide de faire des ponctions lombaires répétées. A la contrevisite, on constate une otorrhée qui n’existait pas : le pus qui

toute est verdâtre, épais, assez abondant.

Les jours suivants l’état général reste le même : les yeux sont hagards, le malade a l’air hébété et ne répond pas aux questions. Il est toujours constipé et la céphalée encore très vive. La nuit est calme. Pouls : 80, température : 39°, 40° et 38° 2 ; pas de paralysie des sphincters, quelques mictions dans le bain. On recueille chaque jour 1 litre à 1 1. 1/2 d’urines claires, non albumineuses; le malade, il est vrai, boit 2 à 3 litres de lait par jour.

A partir du 24 août, la température se met à descendre peu à peu ; le 1°" septembre elle atteint la normale. L'état général

Chabbort 3

CAT s'est amélioré ; le malade répond assez bien maintenant aux questions qu’on lui pose. Le pouls est toujours remarquablement bien frappé et les urines abondantes,

La constipation a cessé ; la céphalée est encore vive ; le Kernig et la raideur de la nuque sont très accentués. Le malade ne peut plus supporter les bains à 38°, on est obligé d’en abaisser la température (37°, 36e). Puis, on les supprime le 10 septembre.

10 septembre. —- L'otorrhée qui à diminué d’abondance ces jours derniers s’arrête, tandis que la température remonte pour osciller entre 37° et 38°; la région mastoïdienne gauche se tumé, fie et devient douloureuse. .

Le 13 seplembre. — Le Kernig et la raideur de la nuque sont encore manifestes : le menton ne peut arriver à toucher la poitrine. Le malade se plaint encore de céphalée ; la constipation a disparu ; l’état général est bon. Température : 3705, le pouls est à 96 bien frappé. F

Le malade a eu ces jours derniers une polyurie croissante et émet aujourd’hui 4 litres d’urines claires.

On constate encore une légère inégalité pupillaire et un peu de nystagmus dans les positions extrêmes. Les réflexes oculaires sont normaux ; les réflexes rotuliens sont forts, égaux des deux côtés ; les réflexes achilléens normaux. Pas de clonus du pied ; le réflexe de Babinski se fait en extension ; à droite on constate le signe de l'éventail. Réflexes tendineux normaux aux membres supérieurs. Les réflexes cutanés abdominaux sont revenus, sauf encore le réflexe crémastérien. Pas de trouble de la motricité ni. de la sensibilité. La raie méningitique rouge a fait place à une autre réaction vaso-motrice : c’est une ligne

# N blanche que produit l'excitation cutanée abdominale. Le ventre

est souple, normal. ‘

Re

: L’oreille gauche ne coule plus, mais Vaudition est défectueuse ; le malade n’entend pas le tic-tac d’une montre placée même au contact du pavillon de l'oreille, La mastoïde gauche est tuméfiée et douloureuse à la pression ; la peau de toute la région rétro-auriculaire est un peu plus rouge et plus chaude

que de l’autre côté ; pas de godet d’æœdème à la pression du

. doigt. On pense à une mastoïdite extériorisée ; le malade est

envoyé à Lariboisière dans le service de M. Sébileau suppléé par M. Lombard. |

On y pratique d'urgence (21 septembre) la paracentèse du tympan gauche ; grâce au drainage de la caisse qui se rétablit ainsi normalement, la tuméfaction mastoïdienne disparaît peu à peu. La température oscille autour de 395. Le malade a chaque jour une injection de biïiodure de Hg et 6 grammes d’IK. Il faut noter que lorsque ce traitement fut institué, la réaction méningée était déjà éteinte depuis plusieurs jours : il est de plus utile de répéter qu'aucun symptôme et qu'aucun antécédent ne permettent de suspecter la syphilis.

Le 2 octobre. — Le malade nous est renvoyé de Lariboisière. La région rétro-auriculaire gauche n’est plus ni tuméfiée, ni douloureuse à la pression. L'audition semble normale et égale des deux côtés. Les troubles méningés n’ont pas reparu : le malade

répond très bien aux questions. La céphalée a cessé. Pas d’in-

somnie ni de délire. Les pupilles sont égales. Les réflexes ocu-

laires normaux. Pas de réflexe oscillant ; le nystagmus dans les positions extrêmes a disparu. Les réftexes tendineux et cutanés sont normaux ; le réflexe crémastérien manque.

Il n’y a plus ni Kernig ni raideur de la nuque ; on provoque par l’effleurement digital de la paroi abdominale une ligne blan-

che très nette.

— 36 — j Ponctions lombaires et recherches de laboratoire. — Douze ponctions lombaires ont été faites au malade; à chacune d'elles, nous retirions de 10 à 40 centimètres cubes de liquide céphalorachidien. r Première ponction, 14 août. — Le liquide sort en jet, il est louche, puriforme. Pas de coagulum fibrineux par de repos. La chaleur donne naissance à un précipité considérable d’albumine. Après centrifugation, le liquide est.clair et non jaunâtre ; la partie effilée du tube est occupée sur une hauteur de 4 à5 millimètres par un culot jaunâtre purulent. Il est impossible de l’attirer dans une pipette fine par la seule capillarité. Il faut l’aspirer avec une pipette dont la pointe ne soit pas trop effilée. Si sur une lame on en dispose une goutte et qu’on l'y’ étale avec la pipette selon la méthode ordinaire, on obtient une préparation tellement riche en éléments, qu’il est impossible de l’examiner. Pour obtenir des préparations satisfaisantes, il faut déposer une goutte du culot sur une lame rodée, et l’étaler avec uñe seconde lame rodée comme on le ferait pour une préparation de sang. Avec le culot d’un be à centrifuger,on fait facilement quinze lames. ; | Après coloration à l’hématéine-éosine, on constate à l’immersion que le champ du microscope est bourré de polynucléaires: le noyau et le protoplasma ont des limites nettes non diffluentes ; celui-ci est nettement teinté en rose ; le noyau en forme d'N, d'U, de V, d’Y est vivement teinté en bleu et ressort avec une netteté très grande'au centre du fond protoplasmique. Les renflements du noyau sont nettement unis entre eux. par des ponts grêles de substance nucléaire ; à l’intérieur du noyau on

voit facilement le réseau de chromatine.

À côté de ces polynucléaires, on constate quelques lympho-

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cytes ainsi que quelques rares mononucléaires moyens ; tous ces éléments ont leurs contours nucléaires et protoplasmiques très nets et ont des teintes franches. He

Après coloration au bleu polychrome, les noyaux ressortent vivement en bleu foncé, avec leur fin réseau chromatique plus sombre sur le fond protoplasmique bleu, violacé clair.

Par le triacide d'Ehrlich, les granulations des polynucléaires apparaissent extrêmement nettes ; nous ne trouvons que des éléments neutrophiles.

En somme, ces éléments rappellent à s’y méprendre les éléments blancs dusang; c’estune préparation de sang moins les hématies.

Deuxième ponction, 15 août. — Le liquide ales mêmes caractères macroscopiques ethistologiques que là veille.

Troisième ponction, 19 août. — Le liquide encore franchement trouble et le culot considérable : il faut encore l’étaler

- sur la lame avec la pipette. Malgré cet étalement, on trouve 75 à 110 éléments par champ d'immersion. Les lymphocytes sont plus abondants que précédemment- et dans la proportion de 14 0/0. Aucun des éléments n’est altéré.

Quatrième ponction, 21 août. — Les caractères macroscopiques du liquide ne sont pas modifiés. On trouve de 95 à 150 éléments par Champ d'immersion. Les lymphocytes sont dans la pro-

portion de 17 0/0.

Cinquième ponction, 26 août, — Le liquide est trouble ; le culot reste considérable ; 56 éléments par champ; 22 0/0 de lymphocytes.

| Sixième ponction, 28 août. — Le liquide est encore trouble, - mais moins puriforme ; le culot moins épais, 20 à 30 éléments ue champ ; les lymphocytes, 17 0/0 ; quelques mononucléaires

moyens. L

Septième ponction, 2 septembre. — Le liquideest plus clair, le culot moins abondant ; 30 éléments par champ ; lymphocytes, 72 0/0. Les polynucléaires paraissent altérés ; les limites du noyau sont moins nettes ; les réactions tinctoriales moins franches. Mais il faut remarquer que le liquide n’a été centrifugé que vingt-quatre heures après la ponction.

ITuitième ponction, 6 septembre. — La formule devient franchemenñt. lymphocytique ; 55 éléments par champ, surtout des lymphocytes.

Neuvième ponction, 10 ste;

Dixième ponction, 13 septembre.

Onzième ponction, 19 septembre. — Trente-huit jours après l'entrée; veille du départ pour le service d’otologie de Lariboisière. | :

Le liquide retiré par ces dernières ponctions est plus clair : après centrifugation on trouve presque exclusivement des lymphocytes. UE

Douzième ponction, ‘4 octobre. — Au retour du service de Lariboisière, on retire deux tubes d’un liquide clair comme de l’eau de roche, non hypertendu, Après centrifugation, il se produit un léger culot blanchâtre: sur 71 éléments il n’y a que quatre polynucléaires. Les éléments ne sont pas altérés, les limites du noyau sont nettes ; les réactions tinctoriales franches.

Ænoculation aux animaux. Frappés de la pureté des éléments nucléaires, nous pensons dès le début aux méningites aseptiques, où les polynucléaires sont intacts, comme l’ont déjà montré les recherches de MM. Widal, Lemierre et Boïdin, Dans le liquide des premières ponctions lombaires, nous ie cherchons, avec grand soin, les microbes, mais en vain; il

n'existe sur les lames aucun élément ni extra, ni intra-cellu-

Qteo de laire. C'est en vain que nous faisons des ziehl et des giemsa.

Nous ensemençons le liquide céphalo-rachidien en aérobies (bouillon simple, bouillon peptoné, gelose peptonée, gélatine peptonée, gélose au sang); en anaérobies sur de l’agar sucré, selon la technique de M, Rist : rien n’a poussé dans aucun tube.

Nous inoculons deux cobayes : l’un, en injection sous-cutanée, avec le culot délayé dansun peu d’eau distillée, d’un tube à centrifuger ; l’autre en injection intra-péritonéale avec 7 centi-

\ timètres cubes de liquide céphalo-rachidien non centrifugé. Ces cobayes n’ont pas maigri; sacrifiés le 9 octobre, c’est-à-dire deux mois après,ils ne présentent aucune lésion.

Nous avons enfin inoculé deux souris blanches : l’une à la base de la queue avec 1 centimètre cube de liquide céphalorachidien ; l’autre en injection pleurale avec quelques gouttes de ce liquide; ces animaux ont continué à vivre normalement.

L’examen bactériologique du pus s’écoulant du conduit auditif externe fut pratiqué, mais dans des conditions telles qu'il n’a aucune valeur. On trouva une flore microbienne très riche et

- très diverse.

Observation VI (inédite).

Prise dans le service du Dr Taprer à Lariboisière. Réaction méningée aiquë à liquide céphalo-rachidien

aseplique:

B. R..…., âgé de 17 ans, fleuriste, entre le 28 janvier 1908, salle Bazin, pour une rachialgie intense, et parce qu’il est très fatigué.

Début le 24 janvier au soir, par des douleurs vagues dans les

EDS reins. Le malade n’a pas pu dormir dans la nuit du 24 au 25 ; et le 25 au matin, il ne peut se lever à cause de l'intensité des douleurs dans les reins; cet état dure sans autres’ symptômes jusqu’à son entrée à l'hôpital. L’appétit est resté bon ; pas de fièvre, selles et urines normales. !

Examen. — Pas d’antécédents héréditaires ni personnels ; s’est toujours bien porté. Pas de signes d'hystérie,

A son sAtrée, le malade est dans un état de prostration assez marquée:il répond cependant assez bien aux questions. Le teint est animé, les yeux cernés, la langue saburrale ; le malade se plaint de la tête. Température : 38.

La région lombaire est douloureuse, et le malade ne peut s'asseoir. On constate de la contracture des muscles des gouttières verticales; l’opisthotonos est assez marqué. Raideur de la nuque. Le signe de Kernig est net; et dès que le malade se couche, il prend la position én chien de Juil | |

Le ventre est souple ; il y a de l’hyperesthésie cutanée ; la' raie méningitique est nette. Pas de troubles sensoriels,

Cœur normal; pouls: 86,

Le malade n’a pas uriné depuis la veille. On pratique le cathétérisme, et l'examen des urines ne donne rien.

Légère constipation ; le malade a des nausées et vomit un liquide verdâtre. Le foie est normal ; la rate est perceptible à la palpation.

Rien aux poumons. î

On fait, le jour de l’entrée du malade à l'hôpital, c’est-à-dire le 28 janvier, une ponction lombaire. Le liquide est légèrement louche ets’écoule sous pression normale.L’examen du culot après centrifugation révèle quarante-sept leucocytes par champ d’immer-

sion ; les polynucléaires prédominent ; il y a quelques lympho-

DNA) LE

cytes, sept en moyenne. Les uns et les autres sont très bien conservés, leurs contours sont nets, et ils apparaissent parfaitement colorés par l’hématéine-éosine. Pas de bacilles à l’examen microscopique.

Le 30 janvier. — Amélioration manifeste. La contracturé est moins accentuée, l’état de prostration a disparu. Cependant la veille, la température : 39 et le pouls :60.

Le 31 janvier. — L’amélioration continue. Température: 37e, pouls : 60. La céphalée a à peu près disparu ; le signe de Kernig est encore léger, Urines normales.

3 février. -— Température : 37°, pouls : 62. Il n’y a plus de douleur ni de contracture du dos ; l’appétit est impérieux. Mais le signe de Kernig persiste encore.

La ponction lombaire montre un liquide clair qui s'écoule sous pression normale ; il y a quarante leucocytes par champ ; les lymphocytes paraissent en nombre égal des polynucléaires ; ces éléments sont intacts. La recherche des bacilles est négative.

Le 10 février. — Le malade n’a plus aucun signe d’irritation méningée ; l’état général est excellent, et le malade sort de

Lariboisière.

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