DÉBUT AIGU
A ces véritables formes lentes dont l’insidiosité caractérise le début, s'opposent les formes qui d'emblée constituent le paroxysme de leur symptomatologie.
Tout à l'heure le syndrome dysentérique était graduel, fragmentaire et l'allure clinique toute nuancée pouvait tromper malade et médecins ; ici c’est une véritable attaque de diarrhée sanglante et purulente et le syndrome dysentérique s’installe vite avec tous ses éléments ; l’état général .est atteint, la température haute, ce n’est plus un malade ambulant, mais un malade grave.
C’est un tableau de dysenterie aiguë et ceci est l’excuse des diagnostics désorientés qui ne se retournent vers la rectocolite ulcéreuse que par la négativité absolue de tous traitements étiologiques. :
« La soudaineté du début apparent, la gravité immédiate de la situation sont particulièrement troublantes et orientent le diagnostic vers les syndromes dysentériques infectieux ». Début apparent, écrit TipREz, nous reprenons cet épithète, il est un argument de bonne orientation pour le diagnostic.
Il ne faut pas confondre brutal et immédiat, et l'esprit du malade sidéré devant des accidents graves, annule souvent des troubles antérieurs, d’allure bénigne, pourtant de valeur.
CR
10 RECTO-COLITES ULCÉREUSES
Un interrogatoire précis et serré va souvent permettre d’aflirmer qu'il y a eu une phase prémonitoire de troubles intestinaux, sans doute plus ou moins nets, mais certains, du type décrit tout à l'heure, c’est une véritable phase insidieuse, larvée, voire occulte mais qui n’en a pas moins existé ; c'est rarement que la recto-colite ulcéreuse se réalise d'emblée sous le mode aigu, rejoignant ainsi une des formes d'état que nous allons étudier. |