‹ Contribution à l'étude des Recto-Colites Ulcéreuses de Cause InconnueChapitre 22 sur 59 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

M. Ac..., 46 ans.

Traité depuis 5 ans pour hémorragies intestinales attribuées confusément à une colite muco-membraneuse. Hémorragies intestinales de moyenne abôndance survenant de façon très irrégulière, exagérées depuis 1 mois et demi, alternant et se mêlant à des selles diarrhéiques.

Etat général très touché. Amaigrissement de 7 Kgr. en 4 mois. Parce que l’on a trouvé des « amœæba-nana» à l'examen coprologique, essai de traitement émétinien qui donne aggravation de la symptomatologie fonctionnelle et générale.

Rectoscopie : Aspect typique de recto-colite ulcéreuse aussi haut qu’on puisse remonter dans le sigmoiïde. Après un, traitement à l’amunine, amélioration fonctionnelle. Recto : Amélioration anatomique au-dessus de la valvule de Housron, les lésions restant importantes en dessous. Un mois après amélioration fonctionnelle persiste, quasi guérison, clinique mais lésions sur la portion basse de l’ampoule.

‘36 REÉCTO-COLITES ULCÉREUSES

OBsERvATION XIII.

Mne Du..., 21 ans.

Début des accidents de recto-colite il y a six ans. Crises qui surviennent chaque année à intervalles réguliers (mois de février) et se prolongent durant 3 mois. Pendant les crises la symptomatologie de l'évacuation dysentérique est uniquement constituée par des hémorragies rectales de sang rouge se produisant en dehors des selles surtout (malade constipée). L'état général n’est pas mauvais mais un léger amaigrissement, qui est la règle à chaque poussée, L'examen physique montre un côlon douloureux dans les fosses iliaques surtout à droite. Aucun antécédent. Ni la malade ni son mari n’ont quitté la France. Rectoscopie : R. C. ulcéreuse et hémorragique étendue à toute la muqueuse qui saigne, quelques ulcérations diphtéroiïdes de place en place. Tous examens des prélèvements rectaux négatifs.

Forme purulente. — ANTOINE dans sa thèse en a donné parfaitement la description, mais elles restent une variété rare et nous n'avons jamais eu l’occasion de voir dans le service spécialisé du D' RACHET de formes de recto-colite où la symptomatologie purulente domina au point de mériter d’être classée en forme clinique. Il ne nous a pas été donné non plus d'observer des formes sphacéliques ou ulcéro-gangréneuses que l’on trouve décrite dans de nombreux travaux et que nous devons citer.

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