‹ Contribution à l'étude des Recto-Colites Ulcéreuses de Cause InconnueChapitre 24 sur 59 · OBSERVATION XIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIV

M. Ka... 29 ans (Service de M. le Prof. CarNor).

Le malade entre dans le Service avec le diagnostic de diarrhée sanglante le 6 juin 1935. Le début des phénomènes remonte au 6 mai ; en même temps que les phénomènes dysentériques est survenue une poussée d’eczéma qui n’a été que transitoire. La symptomatologie est constituée des éléments suivants. Douleurs très intenses, très vives, le malade en isole le point de départ à la fosse iliaque droite mais elles sont largement irradiées surtout vers la région fessière, les membres inférieurs. Très intenses, elles interdisent le sommeil, elles entraînent des épreintes très fréquentes, très vives qui obligent le malade à se présenter à la selle incessamment. Quelquefois le malade n'émet quequelques gouttes de sérosité, quelquefois une selle dysentérique pure est évacuée, elle est constituée d’exsudats inflammatoires faits de mucosités striées de sang. D’autres fois, selle mixte de matières liquides, jaunâtres avec sang noir (ces selles sont fréquentes : 12 à 15 par jour). Le malade par contre ne se plaint pas de ténesme. Les signes.

généraux sont importants. Amaigrissement de 6 kgr. L’anorexie est très grande, asthénie, température oscillante de 38 à 390. Anémie qui frappe dès l'infection et qu'une numération globulaire à chiffré à 3.960.000.

Signes physiques : Abdomen rétracté, dur ; côlon droit et gauche perçus, douloureux et spasmés. Le reste de examen somatique est. négatif. ,

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Antécédents du malade : A séjourné en Syrie de 1919 à 1923 mais n’a jamais présenté à ce moment d’épisode dysentérique. A fait en 1951, à Paris, une crise dysentérique sur le même mode que l'actuelle, différents examens ont été pratiqués mais le malade ne peut en donner les conclusions et on ne peut en retrouver les Comptes rendus.

Actuellement, tous examens CR IOAARE répétés restent négatifs. Jamais de parasites.

L'examen rectoscopique montre des plages alternantes d’érosions saignantes et de plaques diphtéroïdes disposées en larges traînées.

Aspect assez atypique et malgré la négativité des réponses du laboratoire, on fait un traitement émétinien qui ne fait qu’aggraver la symptomatologie. Le malade n’évolue vers la guérison qu'avec les lavements à la vitamine A.

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