IL — FORMES SUIVANT LA LOCALISATION
| x) LES FORMES LOCALISÉES
10 LOCALISATION RECTO-SIGMOIDIENNE : C’est la forme habituelle de la maladie. ROSENHEIM a soutenu que la zone sigmoïdienne seule était malade. Tous les auteurs sont d’accord actuellement pour infirmer cette opinion.
La symptomatologie clinique répond au type même de l’affection. Le métabolisme digestif est surtout altéré dans son | transit et il y a une constante présence de selles fécales alternées ou avec les évacuations dysentériques. Epreintes et ténesme sont pour certains auteurs particulièrement fréquents. Sans doute le ténesme devrait être en compréhension logique le signe de cette localisation anatomique mais il n’est
pas constant. Epreintes et ténesmes ne sont pas des arguments caractéristiques pas plus que la douleur de la fosse iliaque gauche qui peut être tout autant une irradiation de forme sigmoïdienne basse que l’indication d’une propagation des lésions au côlon descendant.
La rectoscopie est le temps affirmatif de l'examen et si elle ne peut sans doute pas toujours indiquer nettement Îles limites anatomiques hautes, elle permettra toujours d'affirmer la participation recto-sigmoïdienne.
20 LOCALISATION SEGMENTAIRE DU CÆCUM ET DE L’'ASCEN- DANT : Les formes partielles sont les plus rares et il est très. difficile d’en faire le diagnostic. LyNcH et DroPER, HAaiM ont réuni quelques observations de ces cas, ils insistent sur la difficulté du diagnostic différentiel avec l’'appendicite aiguë au temps de leurs poussées aiguës, sur l’importance de l’examen radiologique. Rarement d’ailleurs ces formes persistent longtemps ainsi localisées et l'affection en se chronicisant diffuse vers l’angle droit et le transverse.
30 FORME PARTIELLE DU TRANSVERSE : Quelques observations autopsiques en font foi. Elles se caractérisent en clinique par l'intensité des réactions douloureuses. Quelquefois la réaction spasmodique peut réaliser dans son paroxysme un tableau pseudo-occlusif du type de la « crise colique » de Mathieu. Ces formes sont rarissimes.
b) FORMES DIFFUSES OU GÉNÉRALISÉES
Ce sont des formes graves. Envisagées selon un ‘cycle évolutif, les unes se manifestent comme un processus d'extension de formes primitivement localisées (la propagation se faisant généralement de bas en. haut) ; les autres sont des formes. généralisées d'emblée. Celles-ci réalisent une forme aiguë de brève échéance en règle, les autres sont souvent des formes d'évolution chronique.
On a cité la participation de l'intestin grêle dans ces atteintes diffuses. Nous devons dire qu’en règle les lésions ne dé-
passent jamais la valvule de BauriIN ; tout au plus peut-il s'agir de processus d’entérite catarrhale par infection rétrograde (il ne faut pas conclure à l'atteinte du grêle sur la foi de seuls résultats coprologiques qui signalent dans les selles la présence d’ingesta non digérés et de facile absorption car il suffit d'une simple augmentation du péristaltisme du grêle pour que des signes coprologiques analogues soient observés).
Nous n’avons fait que citer les formes topographiques ; c'est qu’il faut savoir que leur étude reste dogmatique. En dehors des compte rendus opératoires ou des données limitées de la rectoscopie, le diagnostic de localisation ne peut être posé, l'examen radiographique, qui serait capital pour apprécier l'étendue lésionnelle, ne donnant encore que des résultats incertains. |