‹ Contribution à l'étude des Recto-Colites Ulcéreuses de Cause InconnueChapitre 42 sur 59 · A. — LES TRAITEMENTS QUE L’ON A APPELÉS CSPÉCIFIQUES · texte numérisé non relu

A. — LES TRAITEMENTS QUE L’ON A APPELÉS CSPÉCIFIQUES

Nous rangerons dans ce paragraphe, ce que l’on pourrait appeler les essais étiologo-thérapeutiques admis par quelques-uns, controversés par la plupart.

Les traitements anti-dysentériques.

Le traitement émétinien que l’on devrait en réalité appeler : «traitement d'élimination ».

En instituant ce traitement on se souviendra de sa valeur quasi absolue envers l’amibiase sur laquelle il doit agir et

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agir vite si elle est en question. En l’absence de rapides con— alusions, il faut savoir éliminer le diagnostic différentiel de l’amibiase. La persévérance de ce traitement n'étant que préjudiciable à l’évolution de la recto-colite ulcéreuse.

Les traitementsanti-dysentériques bacillaires méritentnotre insistance car nombre d'auteurs, sur l’enregistrement de plusieurs succès thérapeutiques, même malgré la négativité des. données coprologiques et biologiques en recommandent la pratique systématique (HuRST, CROHN).

En présence de ce désaccord, nous pouvons nous demander si ces résultats ne répondent pas, plus qu’à une action spécifique, à la réponse de l’organisme au se d’une injection sérique massive.

Les séro et vaccino-thérapie. — Il est à leur sujet autant de détracteurs que d’enthousiastes. Les auteurs qui ont cherché, qui ont trouvé ou voulu trouver un agent spécifique de la maladie ont tenté de lui opposer une sérothérapie ou une vaccinothérapie monovalente et spécifique.

Les germes des préparations vaccinales sont recherchés suivant les doctrines, soit à partir de lésions intestinales, soit au niveau de certains foyers à distance (c’est ainsi que Bar- GEN partant du diplostreptocoque qu'il décrit, prépare un vaccin, un filtrat selon la méthode de RosENow, le microbe:

étant prélevé dans l'intestin). BARGEN et LOGAN administrent

ce vaccin par petites doses et par la voie sous-cutanée, et rapportent des résultats très importants de guérison. Ces. résultats ont été critiqués par de nombreux auteurs qui ne croient pas à l’action spécifique, qui soulignent que dans la plupart des cas il y avait des thérapeutiques diverses asso— ciées à la vaccinothérapie, et qui signalent que beaucoup de ces malades ont semblé évoluer, malgré le traitement, en longues périodes de rémission et de rechute, comme on l’observe dans l’évolution naturelle de bien ie cas non traités.

Pour ceux qui cherchent de parti-pris un foyer à distance, les préparations vaccinales sont prélevées à partir de lésions. focales. VINCENT (en France) s’est fait le défenseur du rôle-

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