‹ Contribution À L'Étude Des Résections Intra-Fébriles Du Genou Primitives et Secondaires En Chirurgie De Guerre Observations Personnelles, Résultats ÉloignésChapitre 7 sur 51 · DÉFINITION DES TERMES · texte numérisé non relu

DÉFINITION DES TERMES

1° Toutes les résections du genou qui sont mentionnées 1c1 sont des résections épiphysaires totales (résections bicondyliennes avec ablation de la rotule) : le trait de section à la scie passant du côté fémoral immédiatement au-dessus de la désinsertion pratiquée opératoirement de l’attaché supérieure des deux ligaments latéraux, interne et externe, et du côté tibial n'enlevant qu'une très faible épaisseur du plateau tibial. :

2° Quelques-unes sont sous-capsulo-périostées, c'est-à-dire pratiquées à la manière d’Ollier et de ses élèves, à la rugive convexe (qui en 1916 n'avait pas encore été modifiée). Parmi celles-ci, les unes sont totalement sous-capsulo-périostées, les autres le sont partiellement, c'est-à-dire pratiquées au niveau du genou, comme Ollier l’indiquait pour le coude (mais non dans le même but) : je les appellerais sous-capsulo-périostées interrompues.

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D'autres, enfin, sont des résections extra-périostées, c'est-à-dire avec excision systématique des tissus capsulo-périostiques infectés. En effet, Je préciserai les diverses techniques suivies aux chapitres de la Technique opératoire et des Indications de l’Intervention : sans anticipation, je peux dire que cette technique de la résection extra-périostée n’a été appliquée par moi qu'aux cas où l'infection était ancienne et avait résisté à des interventions précédentes et que je n'ai utilisé celle de la résection sous-périostée interrompue que dans les cas d'infections déjà anciennnes, mais d’apparences cliniques et anatomiques

moins graves que les précédentes.

3° J'ai appelé la résection intra-fébrile, à dessein, et en entendant le terme à la manière d'Ollier, ce qui paraît assez contradictoire, puisque la plupart de ces blessés ont évolué soit avant, soit après l'intervention avec peu de température, ou même dans l’apyrexie absolue. Intra-fébrile veut simplement dire : au cours de l’Infection articulaire soit intense, soit modérée, soit apparente, soil masquée; on sait que celle-ci, sous quelque condition qu'elle se présente, existe toujours dès le début, quitte à se révéler plus ou moins tragiquement. J'ai noté, comme tous mes collègues du front en 1915-1916, ce caractère modéré si fréquent dans l'infection ostéo-articulaire des plaies de guerre au niveau du genou, surtout en cas de plaies tardivement étiquetées : plaies articulaires ; ce qui n'est pas surprenant quand on songe au développement de surface qu'offre la synoviale du genou et quand on

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connaît les propriétés d'absorption et de résorption de la surface synoviale!.

Quelle différence d'évolution thermique, en effet, entre une plaie du genou et une plaie des masses musculaires de la cuisse. Alors que placé dans un hôpital d'Etapes où les gangrènes gazeuses étaient si fréquentes pour les plaies du membre inférieur, c'est à peine si de rares fois j'ai eu à m'occuper de quelque gaz où d’une plaque d’érythème bronzé qui masquaient l'onifice d’une plaie articulaire non traitée, celle-ci élant vue à partir de la quarante-huitième heure jusqu’à quatre jours et plus, en période d’arrivages intenses:

J'ai donc maintenu ici à dessein le terme d'intrafébrile, synonyme d’intra-infectieux, parce que mes observations même les plus précoces, même les primilives, dépassaient toutes — et j'expliquerai ceci au chapitre : Conditions de travail et de Rendement chi-

! Ce fait de défense synoviale contre l'infection m'avait tellement frappé au début, que je faisais systématiquement pratiquer l'examen direct et la culture des liquides. synoviaux hémorragiques, ou autres, qui s'écoulaient dans mon intervention, où que je ponctionnais avant.

Or, ainsi qu'on le verra à la lecture de quelques observations, ces liquides étaient presque toujours stériles et ne cultivaient pas.

Si je n'avais pas eu en vue le dogme du résultat orthopédique, que la conversation de M. Leriche ou que la pratique même de M. Cotte m'avaient mis en tête comme une direction absolue, souvent je n'aurais pas fait d'interventions aussi radicales que des résections.

Quelques rares fois où, livré à moi-même, impressionné par la lecture de bulletins où je lisais des résultats d’arthrotomie conservatrice avec grattage intra-articulaire, je n'ai pas fait de résection, mal m'en a pris, j'ai été conduit à des insuccès et j'ai dù faire des résections secondairement. Je développerai d’ailleurs ce point aux chapitres de l’Indication opératoire.

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