SIGNES SUBJECTIFS
Îls sont loin de marcher de pair et au point de vue intensité et au point de vue chronologique avee ceux qui nous sont fournis par l’examen du fond d’œæil ; cela se conçoit aisément étant donné la non-uniformité au point de vue fonctionnel de la surface de la rétine.
En général, ces troubles apparaissent d’une façon qui contrastent avec le mode, d'apparition de lamaurose ; l’affaiblissement visuel est progressif et se fait par étapes ; la cécité n’est jamais brutale comme dans l’amaurose ou, si cela se produit, 1l faut placer dans le cadre d’une amaurose transitoire cette perte de la vision toujours assez courte ; quelquefois pourtant, les malades s’aperçoivent brusquement de
eurs troubles visuels, mais il s’agit 1à d’une lésion
Cie
maculaire qui, même minime, peut abaisser fortement l’acuité visuelle.
Mais à côté de ces cas dans lesquels les manifestations subjectives dominent le tableau c'inique, il en est d’autres où elles risquent de passer inaperçues ; . soit qu'il s'agisse d’une éclampsie qui n’a été ni surveillée ni vue après sa période de début et que l’on se trouve amené à examiner une femme présentant des crises convulsives et se trouvant, soit dans un état d’obnibulation profonde la rendant incapable de répondre à un interrogatoire, soit même ainsi qu'il est fréquent dans l éclampsie grave que l’on se trouve en présence d’une femme dans le coma ; soit que l’on se trouve en présence d'accidents éclamptiques ayant évolué avec une extrême rapidité et dans lesquelles tous les acc dents paraissent contemporains. Ces derniers cas, qui sont loin d’être exceptionnels, sont également souvent les plus graves ; l’École viennoise et allemande (Serrz, Asneim, Bumm, comme aussi ceux de la clinique de Hambourg) ont insisté sur la fréquence relative des lésions oculaires révélées par un examen ophtalmoscopique systématique. Cet examen fournissant la seule manifestation et la seule preuve des lésions oculaires nous semble présenter un intérêt capital. Cet examen serait d'autant plus important que non seulement les accidents oculaires ont pu passer inaperçu à la période de début, mais du fait que l’on peut admettre que ces lésions de rétinite peuvent se constituer pendant la période de coma.
L'examen oculaire révélant des lésions de rétinite,
Este
outre qu'il révèle une manifestation particulière de l’affection Jjusticiable d'indications thérapeutiques précises, semble ajouter un élément d'appréciation de la gravité même de l’éclampsie. Nous n’insisterons pas sur les éléments ehniques qui ont été longuement étudié afin d’essayer de porter un pronostic sur ces cerises graves d’éclampsie (hypertension, dyspnée, intensité et durée du coma, fréquence des accès consvulsifs, ol'gurie ou anurie comme aussi sur le subitère et la possibilité dune évolution fébrile.
S'il est bien évident que ces différents symptômes, et leur évolution sous l'influence du traitement symptomatique gardent toute leur valeur, il n’en paraît pas moins que la découverte par lexamen ophtalmoscopique de lésions de rétinite constituent un élément de gravité pronostique à un double point de vue : d’une part, parce qu'il semble constituer un élément de plus quant à la gravité du syndrome toxém'que lui-même ; d’autre part, parce qu’il constitue en lui-même un élément extrêmement grave tout ou au moins quant à la fonction visuelle. La nécessité impérieuse de faire rétrocéder cet accident local
comporterait déjà à lui seul des sanctions théra-
peutiques.
ExAMEN OBJECTIF DU FOND DE L'ŒIL
Les signes ophtalmoscopiques qui caractérisent les rétinites dans la toxémie gravidique diffèrent
LPO eu
extrêmement peu de ceux que l’on peut observer chez les Brigthiques atteints de rétinite albuminurique. l'affection est, en général, bilatérale ; on y observe 3 variétés de lésions : de œdème papillaire, des hémorragies et des exsudats.
La papille présente, surtout au‘niveau de ses bords un trouble œdémateux qui diffuse dans les régions avoisinantes sur une étendue qui peut atteindre 2 ou 3 diamètres, pouvant atteindre la macula. Les vaisseaux, surtout les artères, disparaissent par place dans cette région et restent voilés et indistincts dans le reste de leur parcours. £
Les hémorragies rétiniennes s’observent surtout autour de la papille et se présentent sous la forme de petites taches rouges et allongées. Loin de la pa- : pille elles peuvent se disséminer le lông de certains vaisseaux ; l’hémorragie est un signe assez constant.
Les exsudats blanchâtres de la rétine sont groupés autour de 2 foyers principaux : la papille et la macula ; ils sont de dimension plus où moins grande, tantôt isolés, tantôt confluant entourant presque completement la papille qui devient à peine reconnaissable ; quand ils sont petits on peut suivre leur développement : d’abord une tache rosée plus claire que le fond de la rétine devenant au bout de 3 à 4 jours d’un blanc laiteux; ils peuvent alors augmenter de volume, puis à partir d’un certain moment ils s’effacent graduellement en laissant une tache Jaunâtre. 3
Les vaisseaux rétiniens présentent fréquemment