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plupart du temps ce n’est pas le cas, la mort arrivant avant la constitution de ces lésions.
La dilatation de l'intestin n’est pas aussi considérable qu’on le voit d'habitude chez l’adulte dans les mêmes circorstances. Cela tient sans doute à ce que les ingestions sont moins copieuses et. les vomissements plus faciles à cet âge.
Au-dessous du rétrécissement, le calibre de l'intestin grêle diminue considérablement, d’où les comparaisons faites par certains auteurs d’« intestins vermiformes, de paquets de lombries, &intestin de poulet. »
Lorsque la dilatation en amont et le rétrécissement en aval de la sténose font défaut, comme dans les cas de Krônlein et de Simmonds, ïl faut soupçonner l'existence d’une deuxième atrésie ou sténose soit au-dessus, soit au-dessous de la première. Braun attire l’attention sur l'importance très grande que peut avoir cette constatation
pour le traitement opératoire.
6. __ Des examens microscopiques ont été pratiqués par un certain nombre d’auteurs, entre autres Stolte (1913), Francioni (1917), Eitel (1921), Sironi, Davis et Poynter, Variot (1922), et les résultats de ces examens sont assez concordants. En amont du rétrécissement, au niveau de la portion dilatée, les coupes montrent une muqueuse exfoliée, paraissant altérée par auto-digestion. Pour Davis et Poynter, cette dégénérescence de la muqueuse n’est pas due à une altération post-mortem. Kuliga et Spriggs l’ont observée. La celluleuse est d’apparence normale; la musculeuse est plus épaisse que celle
du jéjuno-iléon, mais moins que celle de la partie sténosée
LTOR LOS
elle-même. Ducros (Thèse de Paris, 1895), indique que celte hypertrophie de la couche musculaire existe dans un tiers des cas environ au-dessus de l’occlusion.
La muscularis mucosæ subit à un moindre degré un processus de dégénérescence : les fibres musculaires sont atrophiées, mais les couches musculaires sont bien différenciées. Les coupes passant au niveau du rétrécissement montrent une muqueuse normale avec hyperplasie des glandes, une muscularis mucosæ très peu développée ou absente, une celluleuse normale ou un peu épaissie, riche en fibres conjonctives et élastiques. Ce qui frappe surtout, c’est l’hypertrophie considérable de la tunique musculeuse, celle-ci est quatre à cinq fois plus épaisse que normalement. Dans le cas de Eitel, la couche de fibres musculaires envoyait en tous sens des digitations qui s’entrecroisaient d’une paroi à l’autre. La richesse en vaisseaux de gros calibre était telle que la muqueuse faisait saillie dans la lumière de l'intestin. En aval de la sténose, les coupes montrent que les fibres musculaires qui rayonnent dans la sous-muqueuse deviennent de plus en plus minces et que la muscularis mucosæ est plus -épaisse que normalement.
L'examen microscopique des artères mésentériques correspondant aux segments atrésiés de l'intestin a donné à MM. Davis et Poynter, dans un cas d’atrésies multiples du jéjunum les résultats très intéressants que voici :
« Dans les régions du mésentère où l'intestin manque, les artères sont toutes sclérosées, les parois des grosses artères sont fortement épaissies et leur lumière est étroite ; les branches terminales sont oblitérées par une
prolifération des cellules de l’endothélium. »