II. —— ACCIDENTS DE DÉVELOPPEMENT
Nous ne signalerons, que pour mémoire, les théories de Von Ammon (1846) et de Billard (1888) basées sur un arrêt de développement de l'intestin.
Différentes hypothèses mécaniques ont été émises pour expliquer la pathogénie des atrésies intestinales.
Le volvulus de l’intestin, invoqué par Gaertner (1883) et Haecker n’est applicable qu'aux atrésies du grêle, car le duodénum est fixé de bonne heure dans la plus grande partie de son étendue à la paroi abdominale postérieure. Pour la même raison, la théorie de l’invagination, soutenue par Braun (1902) et par Chiari (1903), pour expliquer certains cas d’atrésie du grêle, ne peut s'appliquer à un segment de l'intestin qui, à part l’angle duodéno-jéjunal, n’est jamais le siège d’invagination.
Gaertner et Konstanski ont recherché la cause de l’atrésie dans une rotation de l'intestin autour de son axe longitudinal à la suite de la fixation d’un de ses segments par. des adhérences ou par traction du canal omphalo-mésentérique. Cette pathogénie est hypothétique. Ces auteurs n’expliquent pas le mécanisme de cette tor-
sion. D’autres fois, les atrésies intestinales ont été attri-
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buées à des causes mécaniques telles que compression par le foie, le pancréas, ou à la traction par une hernie inguinale ou par le canal omphalo-mésentérique anormalement persistant (Ahlfeld et Trélat).