‹ Contribution à l'étude des rétrécissements congénitaux du duodénum observés chez l'enfantChapitre 16 sur 44 · NO ATOME · texte numérisé non relu

NO ATOME

dans le duoäénum au trentième jour, créant une occlusion plus ou moins complète de la lumière intestinale. Cette oblitération arrive à son maximum au quarantecinquième jour environ, puis elle diminue par résorption et semble avoir disparu au soixantième jour. Tandler pense que l’atrésie duodénale n’est que la persistance anormale d’une occlusion épithéliale physiologique de la période embryonnaire. Ses examens ont été confirmés par Kreuter, d’'Erlangen, en 1905, et par Forssner, de Stockholm. en 1907.

Kreuter examina, en coupes sériées, dix embryons humains de cinq à dix semaines, donc pendant la période de développement de la villosité intestinale. Chez le plus jeune, un embryon de cinq semaines, la lumière duodénale était large, bien perméable. Chez les autres embryons, en allant du plus jeune au plus âgé, la lumière intestinale se rétrécit à la suite de la prolifération des éléments épithéliaux, laquelle atteint à un moment donné un tel degré que la lumière finit par disparaître. Le revêtement endodermique perd son caractère épithélial. Chez les embryons de sept à dix semaines, il se forme de petites vacuoles entre les couches cellulaires épithéliales, ces cavités fusionnent les unes avec les autres et finalement la lumière intestinale se trouve rétablie après la dixième semaine de la vie fœtale. Entre temps, les cellules de revêtement ne disparaissent pas, elles s’ordonnent en un épithélium. L’intestin utilise ce surplus de cellules dû à la constitution de l’atrésie embryonnaire pour son accroissement en hauteur et en largeur.

Si la rétrocession de l’atrésie physiologique n’a pas

lieu, il en résulte une oblitération définitive de l’intes-

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