‹ Contribution à l'étude des rétrécissements congénitaux du duodénum observés chez l'enfantChapitre 17 sur 44 · RS · texte numérisé non relu

RS

tin, souvent aussi multiple ; si elle n’est que partielle, il subsiste une sténose. Il existerait donc, d’après cette théorie, un enchaînement causal entre l’atrésie fœtale,

physiologique et l’atrésie congénitale.

Kreuter, en se basant sur l'anatomie comparée, exprime les conclusions suivantes :

1° Dans l'intestin antérieur de tous les Vertébrés, depuis le poisson jusqu’à l’homme, il se passe pendant la période embryonnaire une prolifération de l’épithélium qui peut aboutir à l’oblitération complète de la lumière intestinale. Il en résulte un solide cordon cellulaire qui, par la désagrégation des cellules, se résoudra à une période plus tardive et laissera libre a lumière intes-

tinale.

2° Le développement de l'intestin terminal est parallèle à celui de l'intestin antérieur.

De ces résultats de l’embryologie humaine et de l’analomie comparée, Kreuter se tient pour autorisé à ramener toutes les atrésies et les sténoses congénitales de l’intestin à un processus d’oblitération embryonnaire. Pourquoi dans certains cas les obstructions épithéliales ne se résolvent-elles pas (atrésie), ou bien ne disparaissent que partiellement (sténoses) ; ce sont là, d’après Kreuter, des questions auxquelles on ne peut répondre que par des hypothèses.

Forssner (1907) a confirmé les résultats de Kreuter. En outre il a observé, chez deux embryons humains, que le mésenchyme dans l’épithélium intestinal encore en voie de prolifération, se multiplie en dedans, notamment

lorsque le processus de plissement se produit avant que

Page 1