‹ Contribution à l'étude des rétrécissements congénitaux du duodénum observés chez l'enfantChapitre 20 sur 44 · M GI · texte numérisé non relu

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marqué de la région épigastrique. Cette dernière est tendue, saillante et donne un son tympanique à la percussion. 11 n’est pas rare de voir se dessiner à travers les téguments minces du nouveau-né des ondulations péristalliques dans la partie supérieure de l’abdomen, se dirigeant de la gauche vers la droite. C’est qu’en effet, dans l'ocelusion haute, l'estomac participe considérablement à la dilatation. Il est le siège de contractions péristaltiques. Une première portion dilatée du duodénum peut donner à la palpation la même sensation qu’une tumeur pylorique, sans être aussi dure ni aussi bien délimitée que dans lhypertrophie pylorique.

Malgré la difficulté de la pratiquer, la radioscopie chez le nouveau-né est d’un grand secours pour préciser le siège du rétrécissement et permettre un diagnostic exact. L'observation publiée par M. Francioni est typique à cet égard. Après ingestion d’un biberon de lait bismuthé, la première impression qui se dégage de l’examen à l’écran est celle d’un estomac en sablier à grand axe dirigé obliquement de haut en bas et de gauche à droite. Le ducdénum, dans sa partie sus-jacente à l’atrésie, est en effet dilaté à un tel point que ses dimensions peuvent, dans quelques cas, égaler celles d’un estomac. Le segment gastrique supérieur montre une bulle d’air nette et, près de sa portion pylorique, une formation en isthme prononcé avec une ombre étroite correspondant au pylore ouvert qui fait communiquer la poche supérieure stomacale avec la poche inférieure duodénale. La limite inférieure de l’ombre due au bismuth peut être suivie à gauche jusqu’au bord gauche de la colonne vertébrale et

disparaît sous les ombres gastriques plus épaisses.

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