‹ Contribution à l'étude des rétrécissements congénitaux du duodénum observés chez l'enfantChapitre 21 sur 44 · HAN · texte numérisé non relu

HAN

Ces dernières correspondent au bord inférieur de la troisième portion horizontale du duodénum. C’est à son extrémité distale que doit être cherché le siège du rétré-

cissement dans les atrésies et sténoses bas situées.

Si l’imperforation est totale (ATRÉSIE), l'enfant aussitôt après sa naissance vomit tout ce qu’il ingère et très peu de temps après l’ingestion. ;

Le retentissement sur l’état général est rapide et très intense, la dilatation stomacale n’a pas le temps de s'établir.

S'il y a seulement rétrécissement avec persistance d’un petit orifice (STÉNOSE), les signes sont les mêmes, mais affectent une gravité variable. La dénutrition est moins rapide bien que l’issue soit presque toujours fatale.

Dans l’atrésie duodénale, on voit la courbe de poids baisser rapidement, de 200 grammes par jour environ. La courbe thermique baisse aussi progressivement jusqu’à 35 degrés. La sécrétion urinaire est nulle. L'enfant meurt dans le collapsus avec algidité, précédé parfois de

convulsions tétaniques des membres.

Le pronostic est absolument fatal si aucun traitement chirurgical n'intervient.

Dans l’atrésie congénitale du duodénum, la prolongation de la vie au delà de cinq à six jours est extrêmement rare. Dans les 48 cas d’atrésie signalés par Cordes, la survie fut de trente heures à neuf jours. Dans le plus grand nombre des cas, l’enfant meurt du troisième au cinquième jour.

Dans les sténoses, la survie est beaucoup plus longue:

en général. Les chiffres suivants ont été donnés par les. différents auteurs : trente heures (Dohrn), quarante heures (Aly), trois à quatre jours (Darier), cinq jours (Hecker), première semaine (Theremin), sept jours (Serr), douze jours (Theremin) et quatorze jours (Shaw). Des. survies de plusieurs mois, dans des cas de sténose même serrée, ont été signalées mais elles sont exceptionnelles. Le petit malade observé par M. Francioni vécut quelques. mois, mais la date du décès n’est pas précisée. Le malade de Harrisson, relaté par Spriggs, vécut neuf mois. Cautley publie une observation personnelle de sténose congéni-tale du duodénum chez un enfant qui vécut treize mois et une semaine. Dans le cas de Buchanan, signalé par Spriggs, de sténose partielle du duodénum, la vie se prolongea jusqu’à dix-huit mois. Le eonduit biliaire s’ouvrait au-dessus et le canal pancréatique au-dessous d’une cloison qui présentait une ouverture centrale de 2 millimètres et demi de diamètre.

Quant aux trois cas, signalés par Spriggs, de sténose duodénale chez des adultes, leur origine congénitale ne

peut être admise.

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