‹ Contribution à l'étude des rétrécissements congénitaux du duodénum observés chez l'enfantChapitre 26 sur 44 · BRIDES PÉRITONÉALES CONGÉNITALES · texte numérisé non relu

BRIDES PÉRITONÉALES CONGÉNITALES

Il existe des brides sus-mésocoliques d’origine congénitale ; elles sont dues soit à des formations péricoliques d'origine omentale soit à une anomalie du ligament cysti-

co-duodéno-épiploïque, lequel bien que fréquent d’après Ancel et Sencert est considéré comme anormal par certains auteurs. Ces brides donnent naissance à des oblitérations sus-vatériennes, leur action constrictive s’exerçant sur la première et la deuxième portion du duodénum. Harris (1914) a réuni six observations relevant de cette pathogénie.

Heusch (1921) rapporte plusieurs observations de pylorcspasme chez des nourrissons à l’autopsie desquels il trouva un raccourcissement du ligament hépato-duodénal et une coudure pyloro-duodénale. Von Koos (1920) a publié une observation de sténose sus-vatérienne du duodénum chez un enfant de 13 mois. A l’opération on trouva une bride fibreuse qui fixait la première et la deuxième portion du duodénum à la face inférieure du foie. Cette bride qui formait obstacle à l'évacuation de l’estomac et du duodénum et qui fut sectionnée appartenait,"d’après Heusch, au ligament hépato-duodénal. L'existence de brides sous-mésocoliques d’origine congénitale a été notée dans quelques cas peu nombreux. Foisy a rapporté un cas de sténose sous-vatérienne par bride avasculaire « non inflammatoire », disposée en arcade, coupant la troisième portion du duodénum pour venir se fixer au côlon ascendant. En réalité, il s’agissait d’une bride congénitale liée à un côlon plus ou moins mobile.

MM. Duval et Gatellier ont recherché s’il ne pouvait pas

bo

exister des brides congénitales au niveau de l’angle duodéno-jéjunal par malformation au niveau de la fossette duodéno-jéjunale. Hs n’ont rien trouvé de précis et dans presque toutes les observations il s'agissait de brides « inflammatoires » ou « par périduodénite ». Toutefois une observation de M. Jean se rapporte à ce processus. Cet auteur a trouvé « une bride de Lane au niveau de l’origine du jéjunum ». Cette bride déterminait une profonde fossette duodéno-jéjunale et en amont d’elle, tout le duodénum était dilaté. D’autre part, MM. Duval et Gatellier signalent une de leurs observations personnelles dans laquelle il s'agissait d’un malade chez lequel on releva à l'intervention la présence d’une « bride en arcade, qui, partant du mésocôlon transverse, rejoignait le mésentère en bridant l’angle duodéno-jéjunal. » Il n'existait dans ce cas aucune trace de lésion stomacale ou duodénale ni aucun signe d’inflammation péritonéale.

Il paraissait bien s’agir d’une formation congénitale.

2. — DÉFAUT DE COALESCENCE DU MÉSOCOLON A) Total. — Il faut distinguer trois cas :

a) Dans le cas le plus fréquent, l’évolution du tractus intestinal s’est faite jusqu’au stade d’accolement. MM. Duval et Gatellier donnent l'explication suivante :

« L'anse intestinale ayant achevé sa rotation autour de la mésentérique, le duodénum est plaqué contre la paroi postérieure, le cadre colique est en place mais la mésentérique reste le pivot du méso du gros intestin, qui forme le feuillet droit, mobile, d’un livre dont le feuillet gauche,

également mobile est le mésentère. Tout le gros intestin

a tendance à se prolaber dans le bassin et la corde mésentérique, sollicitée par un poids anormal vient écraser le duodénum contre la paroi postérieure, La traction exercée sur la mésentérique est variable, étant fonction des variations de réplétion intestinale. » Ce dernier fait ex-

plique l’intermittence des symptômes.

b) Dans un second type, non seulement l’accolement ne s’est pas fait au niveau du mésocôlon, mais le duodénum lui-même est resté flottant. Dès lors, la torsion du gros intestin a pu se faire anormalement sous le duodénum. Le cœcum est bien dans la fosse iliaque droite, mais le côlon transverse est sous-duodéno-jéjunal. L’artère mésentérique supérieure passe à la fois sur le duodénum et

sur le côlon transverse.

c) Dans une troisième forme, le défaut d’accolement se complique d’un volvulus total de l’intestin avec écrasement du duodénum au niveau de sa troisième portion par l'action compressive du mésentère tordu autour des mésentériques comme axe (Observations d’Ombrédanne,

fillette de 12 ans ; de Kotzareff, garçon de 12 ans.)

B) Partiel. — On sait que le côlon ascendant est le dernier à s’accoler que cet accolement se fasse de haut en bas, classiquement, ou de bas en haut (Ancel et Sencert), ou simultanément par les deux processus. On pourra donc rencontrer tantôt un côlon ascendant seul mobile, tantôt un angle sous-hépatique et une portion droite du côlon transverse participant à ce défaut de fixation.

La seule mobilité du cœcum et du côlon ascendant,

l’angle sous-hépatique étant fixé, ne serait que rarement

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