DS CROSS
un facteur de sténose duodénale. Au contraire, si le défaut d’accoiement se produit jusqu’à la moitié droite du côlon transverse, la traction s’effectue non seulement sur la
mésentérique supérieure, mais encore sur la colica média.
3° Brièveté du mésentère. — D’après Bloodgood, qui a étudié cette malformation, elle entrainerait fatalement la compression de la troisième portion du duodénum. Cette biièveté du mésentère peut agir aussi sur la région de l’angle duodéno-jéjunal. Si la traction se fait en ce point,
il y aura coudure et fermeture de l’angle.
4° Excès de longueur du mésocôlon. — 11 semble, dans ces cas, que ni la colica média, ni la mésentérique supérieure ne peuvent être accusées d’étrangler le duodénum, le tiraillement péritonéal étant sous-jacent à ces artères. Il faut admettre ici surtout un écrasement par le mésccôlon de l’angle duodéno-jéjunal. Pour Kellogg il y aurait traction sur l’angle splénique et compression du coude duodéno-jéjunal.
Rôle de la ptose du rein droit. — Alglave accorde à ia ptose du rein droit un rôle capital dans la production possible d’nne sténose duodénale, le rein « ayant incontestablement déclanché le mouvement des autres organes », ayant entraîné le côlon ascendant, d’où tiraillement sur la mésentérique et ses branches coliques. Pour M. P. Duval, cette « priorité rénale » est très discutable. II se peut tout aussi bien que le rein ait suivi le côlon congénitalement mobile, l'absence de coalescence péritonéale empêchant la formation du fascia de Toldt, amoindrissant la solidité de la loge rénale, et favorisant les adhérences
côlo-rénales. Ce facteur ne diminue en rien l'importance
étiologique des malformations congénitales des mésocôlons et du mésentère.
D’après MM. Duval et Gatellier, le groupe le plus fréquent des malformations congénitales réalisant secondairement la stase duodénale est celui qui frappe à la fois le mésentère et le côlon droit et qui réalise le type clinique dénommé par eux « stase duodénale et constipation colique droite. » : Du côté du mésentère, brièveté probable, qui, par tension trop grande de la corde mésentérique, aplatit le duodénum. Du côté du mésocôlon droit, coalescence incomplète sous forme de côlon mobile simple ou absence totale de coalescence sous forme de côlon flottant muni d’un méso symétrique au mésentère. Ce iype se présente sous l’aspect d’une « malformation congénitale attaquant tout le méso de l’anse intestinale primitive, le mésentère en le frappant de brièveté, le mésocôlon en ne l’amenant pas à son stade de fixation normale à la paroi abdominale postérieure. »
Mais nous avons déjà objecté à cette théorie que dans. le cours de la vie a pu survenir un processus péritonéal, le plus souvent une péritonite tuberculeuse localisée, à forme plastique ; c’est pourquoi, nous l’avons dit, la plus grande réserve s’impose pour admettre que le début de
la maladie remonte, en vérité, à la période intra-utérine.