‹ Contribution à l'étude des rétrécissements congénitaux du duodénum observés chez l'enfantChapitre 33 sur 44 · FD TR · texte numérisé non relu

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que cette poussée fébrile par l’infection plus facile, chez le nouveau-né dont la peau est toujours infectée par la plaie ombilicale et ne peut supporter les antiseptiques énergiques.

Ernst dit avoir préféré, dans le cas cité plus haut, l’anastomose antérieure antecolique à lanastomose rétrocolique, parce que la première était plus facile à exécuter. L’anastomose rétrocolique aurait pu paraître préférable pour des raisons purement théoriques, car grâce à elle on aurait pu rétablir les rapports anatomiques à peu près normaux, mais le passage à travers le mésocôlon et l'établissement difficile de l’anastomose auraient con-

sidérablement accru le danger au cours de l’opération.

Dans les sténoses chroniques d’origine congénitale du duodénum qui font l’objet de la seconde partie de notre étude et qui se rapportent non plus à des nourrissons, mais à des enfants déjà grands, le traitement est également l'intervention chirurgicale.

Quelques manœuvres non opératoires ont été proposées pour parer à la crise aigué d’occlusion duodénale. Citons le lavage d’estomac abondant, prolongé jusqu’à ce que le liquide versé ressorte absolument clair et la manœuvre de Schnitzler qui consiste à mettre le malade dans le décubitus ventral. Elles sont vraiment efficaces dans les sténoses duodénales dues à la compression par la corde mésentérique; dans les sténoses par brides, on conçoit qu'elles restent sans effet. De toute façon, il ne s’agit là que d’un traitement palliatif qui permet au malad”

de parer aux dangers immédiats d’une crise et de se

réalimenter, mais le seul traitement logique de cette affection est d'ordre chirurgical.

Les traitements opératoires proposés sont nombreux et divergents dans leur principe. Byron Robinson a proposé théoriquement la section du duodénum avec reconstitution en avant de la mésentérique, mais cette opération n’a jamais été exécutée.

Les procédés opératoires utilisés ont été la section des brides mésentériques, la gastro-entérostomie avec ou sans exclusion de pylore, la duodéno-jéjunostomie, la colopexie

droite, la colectomie droite.

La simple section des brides péritonéales qui compri- : ment le duodénum est quelquefois efficace lorsqu'il s’agit de brides avasculaires, comme dans observation de M. Foisy. Lorsqu'il y a en même temps compression par la mésentérique, comme dans un cas de Delbet, il y a lieu de compléter la libération par une anastomose ; dans le cas auquel nous faisons allusion, il fut pratiqué une duodéno-jéjunostomie. Mais, même en dehors de la présence de la mésentérique ou d’une de ses branches coliques, certains auteurs associent volontiers une anastomose à la libération des brides péritonéales. Jean et Grégoire ont associé la gastro-entérostomie dans deux cas. M. Delore, dans le cas de MM. Audry, Barjon et Péhu, pratiqua une duodéno-jéjunostomie devant l’impossibilité de sectionner toutes les brides en raison de leur étendue.

La gastro-entérostomie simple a été pratiquée 10 fois d’après M. P. Duval ; sur ces 10 cas, il y eut 2 morts,

2 guérisons, 3 bons résultats, 3 mauvais résultats, 1 cas

RARES Le

douteux avec anastomose duodéno-jéjunale secondaire. La gastro-entérostomie avec exclusion du pylore a été pratiquée deux fois avec de bons résultats. . Kellogg, dans un cas, compléta la gastro-entérostomie par une duodéro-jéjunostomie dans la crainte d'un circulus viciosus. La guérison obtenue fut parfaite. Grégoire associa, dans un de ces cas, la colopexie à la

gastro-entérostomie avec un très bon résultat.

La colopexie simple a été pratiquée trois fois avec succès. Une fois par M. Ombrédanne, dans un cas complexe de malformation intestinale chez une enfant de 11 ans 1/2. L'enfant est revue deux mois après par le. docteur Variot qui la considère comme guérie après examen radioscopique. Les deux autres cas sont ceux de Grégoire, ils concernent des adultes ; les résultats furent bons.

Quant à la colectomie droite, elle a été pratiquée cinq fois par Bloodgood « avec plein succès », dit l’auteur

sans autre détail.

La duodéno-jéjunostomie à été pratiquée 10 fois chez l'adulte, 2 fois chez l'enfant, soit seule, soit associée à la gastro-entérostomie (cas de Kellogg), soit associée à la colopexie dans un autre cas du même auteur. Dans les 9 duodéno-jéjunostomies pures, les résultats furent bons (cas de Stavely, Franck, 2 cas de Keliogg, cas de

Hartmann et Michon, cas de P. Delbet, à cas de P. Duval).

Le choix du traitement chirurgical à employer doit

être guidé par la nature même de la sténose. Lorsque

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cette dernière reconnaît pour cause des brides péritonéales, la section des brides est, dans ce cas, l’opération logique, efficace, souvent suffisante. Mais, dans les sténoses duodénales par compression duë à la corde mésentérique, une anastomose de dérivation est nécessaire. Deux procédés peuvent atteindre ce but, la gastro-entérostomie, avec ou sans exclusion du pylore et la duodénojéjunostomie. Auquel des deux donner la préférence ? Pour M. P. Duval, la gastro-entérostomie, même avec exclusion du pylore, doit être rejetée. La duodéno-jéjunostomie est l'intervention rationnelle, l'opération de choix et ses résultats en montrent la parfaite valeur. MM. Duval et Gatellier concluent à la thérapeutique chirurgicale suivante : Dans les cas d’occlusion duodénale par la colica media liée à la mobilité du côlon droit (forme colique droite), le traitement de choix est l’intervention sur le côlon droit : colopexie dans la majorité des cas, colectomie dans les cas d’altérations pariétales définitives du segment cœco-colique. C’est le traitement logique de la forme clinique constipation droite avec sténose duodénale légère individualisée par ces auteurs. Dans l’autre forme clinique gastro-duodénale, où la dilatation duodéno-gastrique domine la scène avec ses grands vomissements, la duodéno-jéjunostomie est l’opération de choix. « Elle met le duodénum en vidange parfaite, les crises duodéno-gastriques disparaissent et la radioscopie montre que le contenu du duodénum passe directement par l’anastomose, en même temps que le duodénum

revient progressivement à son calibre normal. »

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