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vent en être la conséquence ; elle favorise et entretient l’inflammation dans la eavité et à la surface de l’utérus. »
Dans notre travail, nous avons étudié, dans le premier chapitre étiologique, les diverses conditions favorisant l’apparition de la rétro-déviation. Indépendamment des grossesses répétées avec involution incomplète, des infections du petit bassin, nous avons insisté sur la déviation acquise des jeunes femmes réalisant ce type clinique, dont notre maître nous parle souvent: femme réglée tard, irrégulièrement et très peu âbondamment, souffrant avant et pendant ses règles, sujette aux migraines, aux vertiges; à circulation insuffisante; petites artères, petit pouls; sensible au froid. Ces femmes n’ont souvent pas d’enfants. En plus de leur déviation, elles ont des organes génitaux du type infantile ; les ovaires fonctionnent mal.
Dans un chapitre anatomo-pathologique, nous montrons les diverses variétés d’attitude vicieuse, en insistant sur les deux types :
1° Infantile;
2° Post-partum avec utérus gros et mou, marbré, gardant souvent les empreintes intestinales. Avec la réduction, l’organe reprend sa tonicité. Il diminue rapidement de volume et perd sa teinte congestive.
Au point de vue clinique, l’élément douloureux At l'étude. Enfin, en thérapeutique, après avoir dit les résultats, que l’on pouvait attendre du,port de pessaire de Hodge, nous préconisons la ligamentopexie et tout particulièrement les procédés de Tédenat, de Gilliam et Doléris.
PAL E Eues
ETIOLOGIE-PATHOGENIE
Les rétro-déviations utérines relèvent de causes extrémement variables. Dans une premières classification nous dstinguerons les rétro-déviations congénitales et les rétro-déviations. acquises. |
RÉTRO-DÉVIATION CONGÉNITALE. — Elles sont rares. Dans un premier cas, il s’agit d’un arrêt de développement de l’utérus au moment de la puberté (Küstner). À la naissance, utérus et vagin sont dans le même axe, vertical; plus tard le vagin devient presque horizontal, tandis que l’utérus s’infléchit vers la symphyse pubienne. Si l’appareil génital subit un arrêt dans son développement, ke vagin reste court; l’utérus ne s’infléchit pas; sous l’influence de la pression intra-abdominale, la rétro-version se produit.
Dans un autre cas, utérus et vagin gardant le type infantile, le cul-de-sac antérieur du vagin est très court, quasi inexistant. Le col utérin est attiré en avant, plaqué contre la symphyse. Le corps s'incline en arrière. Il y a alors ce que Skeen appelle « invagination insuffisante du col ». D'après Sanger, cette rétro-déviation congénitale se distinguait de l’acquise par la présence d’une saillie médiane du cul-de-sac antérieur, véstige probable de la fusion tar dive des canaux de Müller.
RE OMEE
RÉTRO-D'ÉVIATIONS ACQUISES. — Ce sont les plus importantes. Les unes sont secondaires à une affection des organes du petit bassin; les autres sont primitives.
Rétro-déviations sécondaires. — Elles sont fonction d’une lésion infectieuse de la cavité pelvienne, ou d’un dé-
faut d’involution d’un utérus gravide.
Après l’accouchement, l’utérus demeure gros, mou, tiraille l’appareil ligamenteux et prolabe dans le Douglas. Quelques auteurs pensent que l’involution se fait plus rapide à la paroi antérieure, d’où inflexion. Il est probable que l'infection légère entre en scène, empêchant la rétraction de l’organe, par le mécanisme de la parésie musculaire au voisinage d’une muqueuse enflammée. Si l’infection est nette, la métrite fait un organe lourd, modifié dans sa texture; les ligaments eux-mêmes se trouvent relâchés du fait de la distension gravidique. La rétroversion se produit. Gosselin à fait jouer un rôle considérable à cette métrite, qui se trouve entretenue et aggravée par la déviation.
La salpingo-ovarite est souvent aussi cause de la déviation. Les annexes, augmentées de volume, tombent dans le Douglas et entraînant l’utérus. Parfois les lésions ovariennes ou tubaires sont suppurées ; l’intérêt de la rétroversion passe au second plan. Parfois ces lésions sont assez simples, C’est un petit kyste ovarique adhérent, de la salpingite catarrhale, bilatérale ou simplement unilatérale. Macfarlan, sur 140 rétro-déviations, en trouva 26 post-partum et 55 après salpingo-ovarite. Celles-e1 suecédaient presque toutes à un avortement, parfois à un accouchement, rarement à une blennoragie.
La pelvi-péritonite, la paramétrite produisent les mé-
des
mes effets. D’après Schultze, il se produirait un relâchenent des ligaments utéro-sacrés.
L’appendicite même ne serait pas étrangère à la production de la rétro-déviation. Il y a parfois coexistence des deux affeetions, et il est bien possible que, par réaction inflammatoire de voisinage, les ligaments se trouvent relâ-
chés (obs. XIV).
Rétro-déviations primitives. — Tei le vice de position est le facteur prépondérant essentiel. L’utérus simplement douloureux et congestionné s’incline par le relâchement de ses attaches fibreuses ou s’infléchit par la défaillance de son tissu. Pareille déviation se rencontre surtout chez des vierges ou de très jeunes femmes qui n’ont pas eu de grossesse. L’utérus des jeunes filles a un col minee et rosé, Celui des femmes de trente-cinq, quarante ans est hypertrophié, scléreux; l’orifice externe, sans érosion, laisse échapper un mucus clair. L’histologie peut y déceler une hyperplasie régulière des glandes et du stroma de la muqueuse, des fibres conjonctives et des fibres lisses de la paroiï, mais sans rupture des travées, sans infiltration leucocytaire, sans trace d’invasion microbiénne.
Notre maître, M. le professeur Tédenat, a maintes fois insisté sur un ensemble de signes qui se rencontrent chez ces malades et qui créent une entité clinique bien définie. Ces jeunes filles, ces jeunes femmes, ont été réglées tard, à 17, 19 ans (obs. III, X, XIV, XV). Leurs règles sont irrégulières, manquent quelques mois, durent deux, trois jours, sont peu abondantes, douloureuses, indiquant une insuffisance de la fonction ovarienne. Leur appareil circulatoire est mal développé; les artères sont petites, le pouls faïblement perçu. Elles accusent des migraines fréquentes, elles sont sensibles au froid. Leur état général est parfois bon;
elles paraissent avoir une anatomie normalement développée. Mais il y a insuffisance de développement de l’appareil respiratoire, hypoplasie du feuillet moyen du blastoderme (Rokitansky). Ces jeunes filles ont un appareil génital de type infantile. Mariées, elles n’ont pas d'enfant. On accuse souvent chez elles l’étroitesse du col utérin, mais la position vicieuse du col et surtout là fonction ovarienne insuffisante, la leucorrhée fréquente doivent jouer un rôle plus considérable. Tardivement les organes peuvent se développer, et ce n’est que plusieurs années après le mariage que la conception a lieu.
Tuffier à décrit un autre type clinique aussi caractérisé. Les malades ont une rétro-flexion simple, mobile et réductible. Ce sont des vierges, ou plus souvent des mères de plusieurs enfants. Elles ont un terrain névropathique très développé. On note de l’insuffisance de la paroi abdominale, des ptoses viscérales diverses, de l’entérocolite mucomembraneuse, des varices. Tous ces symptômes caractérisent une « maladie spéciale provenant d’une infériorité physiologique des tissus. » |
Richelot, fait jouer un rôle important à l’arthgitisme. I constate que la rétro-version mobile coïncide avec le déplacement du rein ou la procidence des paroïs vaginales, avec tous les relâchements fibreux, avec toutes les manifestations du neuro-arthritisme: migraines, douleurs articulaires, points névralgiques, dyspepsie, constipation, troubles hystériformes. Aussi classe-t-il la déviation utérine parmi les dystrophies d’origine arthritique.
Enfin, dans ces divers états, quelques causes adjuvantes favorisent l’apparition de la rétro-déviation : ce sont celles Aui congestionnent le pelvis et alourdissent l'utérus : excès sexuels, masturbation, équitation, abus de la bicyclette, position debout habituelle.
PATHOGÉNTE. — Pour bien comprendre comment agissent les diverses causes. précitées dans la formation des rétrodéviations, il faut d’abord voir dans quelles conditions l’utérus est maintenu normalement en inflexion légère. Il sera aisé ensuite de déterminer les raisons de la position vicieuse.
L'’utérus est, avant tout, soutenu par le plancher pelvien. Celui-ci présente, à cet effet, une boutonnière dans laquelle le col est engagé et aux lèvres de laquelle il est fixé. L’axe de fixation se trouve situé au-dessous du centre de gravité de l'utérus. Ce dernier se trouve « dans la situation où serait une bouteille renversée et dont on engagerait le goulot dans l’orifice d’une planche à bouteilles » (Tuffier). Ainsi soutenue, la matrice ne peut s’abaisser mais est capable de mouvements oscillatoires autour de son axe de sustention. Le corps utérin peut se déplacer en avant, en arrière, latéralement, tandis que le col se déplace en sens inverse, Il est maintenu en légère antéflexion, grâee à la tonicité de ses ligaments: ligaments ronds, ligaments utéros-sacrés. Leligament large joue un rôle accessoire. Y a-t-il relâchement des ligaments utérosacrés, le col se déplace en avant, le corps tend à basculer en arrière, De même si les ligaments ronds cèdent l’utérus se met en rétro.