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Suivant la grosseur du calcul, des déformations plus ou moins grandes existent dans les fosses nasales. Citons le cas publié par le D° Ruault (1891). « Le rhinolithe avait refoulé la cloison cartilagineuse de telle sorte que la narine du côté opposé au calcul était obstruée elle aussi.
On devra toujours compléter l'examen précédent par la rhinoscopie postérieure qui permettra d'apprécier
l’état de la muqueuse au niveau des choanes et fera dia-.
gnostiquer la présence d’un calcul situé très en arrière ou enclavé dans le méat moyen.
Marche. — Durée. -- Complications.— L’évolution est sensiblement la même dans tous les cas et n'offre de variable que le temps qui s'écoule entre l’introduction ou la formation du corps étranger et l’apparition des symptômes décrits à la période d'état. Cette « période latente » peut, avons nous dit, durer vingt ans,
Les accidents cessent, en général, aussitôt l’extraction du calcul.
Les complications locales, ulcérations profondes nécrose des cornets ou de la cloison, perforation de cette dernière par le rhinolithe, sont des faits extrêmement rares.
Quant aux troubles généraux, rares également Wepfer qui en a fait une étude approfondie les considère « comme de véritables complications nerveuses pouvant
se manifester par des accès de pâleur ou de refroidisse-
ment de la peau du visage, des migraines (déjà signalées)
des vertiges, des vomissements, etc.
Cet auteur signale encore comme complications possi-
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ul bles le goître exophtalmique, les troubles génito-uri- A: naires, les accès choréiques et épileptiformes. +4 Le D' C. Miot (Revue hebdomad. de laryngol., 1898; 2 10 septembre, page 1127) résume ainsi son observation :
« Chez mon malade, il y a eu des symptômes nombreux qui peuvent être divisés en:
Névroses des fonctions intellectuelles Hoi tre) et digestives (boulimie).
Troubles trophiques coloration des ongles, gonfle« ment des gencives.
Réflexes sensitifs, hyperesthésie de la peau; moteurs, contraction spasmodique des orbiculaires.
OBsERvATION I. RuauLr.
Revue de Laryngol., d’Otol. etc., de Paris 1890.— t. X, p.530.
qu: Dame de soixante deux ans qui, depuis trente cinq ans avait l’habitude de priser. En 1886, elle commence à ressentir une gène dans la narine gauche ; cette fosse nasale se boucha presque complètement et devint le siège d’un écoulement purulent et VA DUR. fétide. M. le D' Jarjavay, qui fut consulté un an plus tard, exa- ; mina la malade et constata à la partie inférieure de la fosse nasale, sur le plancher, entre le cornet inférieur et la cloison, la présence d’un corps dur, rugueux, noirâtre et diagnostiqua un rhinolithe. Il enleva quelques fragments du calcul avec des pinces à polypes pour s'assurer de l'exactitude du diagnostic, et eut la gracieuseté de m'adresser la malade.
Celle-ci ne vint me voir que le 23 juin 1888. Après anesthésie à l’aide de la cocaïne je pus èxtraire de suite, sans difficulté le
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calcul que je vous présente. Vous pouvez voir qu'il a une forme irrégulièrement cubique et un volume d’un peu plus d’un centimètre cube. Derrière ce calcul, il y avait un peu de matière caséeuse et de pus. Quelques irrigations boriquées firent rapidement disparaître l'inflammation et la perméabilité de la fosse nasale se rétablit au bout de quelques jours. Il faut noter que dans ce cas le calcul était très bien toléré, il n'avait jamais donné lieu à-aucun phénomène nerveux réflexe, ni a des douleurs quelconques. Huit jours seulement avant l'extraction, la malade avait été atteinte de bourdonnements de l'oreille gauche et d’une légère névralgie occipitale du même côté.
OsservarTion Il, Ruauzr.
Revue de Laryngol., d'otol. ete., de Paris, t, X, p. 531.
Le deuxième cas que j'ai observé est celui d’une dame de trente-cinq ans, qui m'a été adressée par M. le D' Legroux, le 14 septembre 1888, pour une obstruction de la narine gauche, avec écoulement purulent et fétide. La fosse nasale avait commencé à s’obstruer trois ans auparavant et l'écoulement n'existait que depuis six mois. Le calcul, moins rugueux que le précédent, mais également dur, occupait le même siège et fut extrait de même aussi facilement. À part quelques accès d'éternuements à la suite desquels l’œil gauche restait rouge et proéminent pendant un certain temps, le calcul n'avait pas produit de réflexes respiratoires ; mais la malade avait souvent le sommeil troublé par des cauchemars, et souffrait de névralgies cervico-occipitales violentes et très fréquentes depuis environ dix-huit mois. Cellesci avaient succédé à une névralgie du nerf maxillaire supérieur gauche pour laquelle la malade avait consulté un dentiste, qui
HÉRISSET . 4
n’avait trouvé aucune lésion dentaire pouvant être considérée comme la cause des accidents. Depuis quelque temps il y avait aussi des bourdonnements d’oreille à gauche. Après l'extraction du calcul, les névralgies et les cauchemars disparurent, les
troubles auriculaires persistèrent.
OBsERvATION III RuauLr.
Revue de laryngol, d'otol, etc., Paris 1890 ; t. X, p. 532.
Le troisième calcul que je vous présente provient d’un jeune officier de marine âgé de vingt-quatre ans, qui m'a été adressé par M. le D' Poirier le 25 janvier dernier. Obstruction nasale, écoulement purulent et fétide de la narine droite; migraines violentes et très fréquentes, toujours à droite depuis quelques mois surtout. Coryzas très fréquents, mais ne durant guère que trois ou quatre jours au plus, Il existait un calcul très dur, de coloration noire, très volumineux (cinq à six centimètres cubes. au moins) qui remplissait la partie inférieure de la fosse nasale droite, et avait refoulé la cloison cartilagineuse à gauche, de sorte que l’obstruction nasale était bilatérale. Pour extraire ce rhinolithe, je fus obligé de le briser, dans le nez même, avec une forte pince, et de l'enlever par fragments. Je pus constater que le calcul avait pour noyau, un noyau de cerise. Le malade ne se. rappelait pas avoir Jamais rien introduit dans son nez ; cependant, plus tard, il se souvint que dans son enfance ilavait été question de quelque chose d’analogue ; mais les symptômes n’avaient pas été assez marqués pour que les parents jugeassent à propos de s’en préoccuper. Depuis que le calcul est extrait les migraines sont devenues beaucoup moins intenses et plus rares.
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OBSERVATION JANATKA.
Un cas de rhinopharyngolithe. — Revue hebdom. de laryngol, d'otoi. et de rhinol, Paris, 14 novembre 1896 ; p, 1387.
Ce cas concerne un garçon de neuf ans, qui à l’âge d'un an avala un dé ; ce dernier n'aété ni extrait, ni rendu par les selles. Mais, depuis cette époque l'enfant dort la bouche ouverte, ronfle la nuit, parle d’une voix nasillarde. Les narines exhalent une odeur fétide, l’ouïe est très endommagée ; l’enfant est en proie à un coryza chronique. La muqueuse nasale est atrophiée, les narines étroites, la mâchoire inférieure très développée, la voûte palatine élevée, les amygdales présentent une hypertrophie énorme. Le voile du palais porte à gauche de la ligne médiane une cicatrice conoïde qui se prolonge en haut.
A l'examen du naso-pharynx on constate l'existence ‘d’une tumeur qui appuie contre la paroi postérieure du pharynx et prend une consistance très dure du côté des choanes et de la cloison. La tumeur extraite au moyen de la pince de Jurasz était constituée en partie par l’amygdale pharyngée hypertrophiée, au milieu de laquelle était enclavée le dé avalé il y a huit ans et qui a complètement changé d'aspect et de forme, morcelé en partie recouvert de phosphate et de carbonate de chaux.
L'auteur suppose que le corps étranger une fois arrivé dans le pharynx aurait dû provoquer de l'éternuement par voie réflexe et que cetacte l'aurait chassé vers le naso-pharynx où il se serait fixé. L'hypertrophie des amygdales ne serait survenue que plus tard, puisque, avant elle n'aurait pas permis au dé de pénétrer dans le pharynx. Grâce à ses dimensions, il aurait rempli tout le pharynx et, appuyant fortement contre le voile du palais il en aurait déterminé la perforation, cicatrisée à l’heure qu'il est.
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Obstruant, d’autre part, les ouvertures des trompes d’Eustache, à x-vacuo de la caisse, avec
il aurait provoqué un épanchement e catarrhe de l'oreille moyenne et un certain degré de surdité. Pour
la durée du séjour du corps étranger dans le naso-pharyn |. teur considère son cas comme unique dans la littérature. a Clin. Wochens , n° 38, 1896). à ;
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