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l'écoulement et la rhinoscopie fera découvrir des lésions caractéristiques : + à
Le cornet inférieur apparaît hypertrophié, rouge, vascularisé. La muqueuse explorée au stylet n’est pas ramollie, ni recouverte de fongosités « elle rappelle l'aspect d'un sac trop grand pour contenir le cornet. »
Plus tard, à la période d'état, la fétidité des sécrétions nasales pourrait faire songer à l’ozène.
La rhinite atrophique a cependant des caractères qui la différencient bien nettement de la rhinolithiase.
Dans l’ozène en général, pas d'écoulement, mais production de croutelles jaunâtres, horriblement fétides, dont l’odeur rappelle celle des tissus gangrénés et qui peuventatteindre de grandes dimensions ; dernièrement,
* nous en avons retiré une qui reproduisait exactement le
moule de la cavité nasale.
À La fétidité est bi-latérale et, de plus, présente ce caractère qu'elle n’est pas perçue par le malade luimême.
42 Dans la rhinolithiase, au contraire :
Ecoulement uni-latéral, odeur différente de celle de
+ l’ozène, et fait important, le malade perçoit souvent par la narine saine l'odeur infecte dégagée par l’autre côté. |
Du reste, l'examen rhinoscopique lèverait tous les doutes.
En présence des ulcérations que la muqueuse nasale présente souvent à cette période, le médecin pourrait quelquefois songer à des ulcérations syphilitiques. Ce diagnostic ne pourrait l’arrêter longtemps. Le chancre
syphilitique, en effet, présente dans les fosses nasales le cortège des symptômes qui l'accompagnenten général.
Les plaques muqueuses offrent l'aspect de petites érosions multiples ne répandant aucune odeur, ne suppurant jamais ; elles coexistent presque toujours avec des plaques muqueuses buccales qui gènent davantage le malade et sur lesquelles il attire généralement l’atten-
tion du médecin. à
Quant aux lésions tuberculeuses de la muqueuse nasale, elles sont excessivement rares ; de plus, il s’agit
la plupart du temps de sujets ayant une tare héréditaire
tuberculeuse et atteints eux-mêmes de tuberculose avancée. 4
Si les lésions, au lieu de s'arrêter à la muqueuse, atteignent les os ou la cloison, l'hésitation sera plus grande. Ces manifestations amenant la nécrose osseuse et la formation de séquestres sont le résultat de la syphilis tertiaire ou de la tuberculose. Le diagnostic est des plus difficile ; beaucoup de symptômes leur sont communs avec ceux de la rhinolithiase : céphalée, douleurs névralgiques, enchiffrènement, catarrhe nasal, sécrétion fétide ou non, insomnies, etc.
On peut encore constater des perforations de la. cloison.
Cozzolino cite un cas où le rhinolithe avait perforé la
cloison ; c’est un fait extrèmement rare, et cette lésion
est le plus souvent attribuable à la syphilis tertiaire. L'examen rhinoscopique et l'exploration au stylet sont
indispensables. On constatera alors l'existence d'un
corps étranger friable dans lequel l'instrument pénètre,
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