CALCUL DES FOSSES NASALES
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Calcul formé sur un noyau de cerise faiblement adhérentàce noyau assez friable. Il est très rugueux et d'un gris noirâtre à l'extérieur, lisse et blanchâtre dans la partie en contact avec la
coque ligneuse. Isolé du noyau il pèse 0,304 millièmes.
L'er Il est composé de | |
Phosphate tricalcique................... 52.035 Garbonate de ichaut se A es Te EUR 35.174 pe #4 Carbonate de magnésie, ....,:......... © 10.208" 04 2
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Cette composition chimique diffère de celle d’un calcul dont
M. Moure a publié l'analyse en 1894. Ce dernier calcul ne con-
WE ténait que des traces de carbonate de chaux. À ce point de vue
elle se rapproche par contre, des calculs observés par M. Berlioz.
Tous ont comme caractère commun de ne contenir que des
; ‘traces de chlorure de sodium, sel pourtant si abondant dans les
larmes. M. Moure dit avec raison que ce fait s'explique par la
quantité d’eau qui lave continuellement les fosses nasales et
entraîne toutes les substances solubles. : at
Nous avons donc eu affaire à un corps étranger devenu rhinolithe, par un séjour prononcé dans les fosses nasales. Le noyau, cause de tout le mal, avait dû pénétrer dans les fosses nasales par les choanes, chassé de la gorge par un effort violent de toux, au | ; moment de la déglutition. 17
Ce fait concorde bien avec la théorie de Berlioz soutenue aussi ‘a par le D' Monnié. D'après ces auteurs, les rhinolithes ne sont no jamais primitives. Au centre de chacune d’elle se trouve toujours,
non pas un noyau de cerise, mais un corps étranger si minime qu'il soit, mucus, sang desséché etc. Les rhinolithes peuvent avoir SAN
aussi une origine parasitaire comme l'a bien démontré le
D' Galippe, dans ses recherches intéressantes sur la formation du 1104 tartre des calculs salivaires. MA à
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OBSERVATION SCHEPPEGRELL !
Revue internat, de Rhinol., d'otol., etc, 1896 ; p. 175. M4)
Francis L..., âgée de treize ans, me fut amenée par sa mère en nt septembre 1894, pour un écoulement catarrhal de la narine droite Elle me raconta l'histoire suivante :
Il yaenviron trois ans, sans qu’elle püt se rappeler à quel propos, la narine droite commença à couler, comme il arrive sous l'influence d'un froid continu. Peu après, elle eut des maux de tête, éprouva de la difficulté à respirer, et ne put dormir que la bouche ouverte. ; li
Un médecin fut appelé qui prit la température et, la trouvant plutôt élevée, il diagnostiqua une « malaria ». On lui donna de la qe quinine et d’autres remèdes pour la malaria, sans succès, la température continuant à monter et variant de 99° à 101°.
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L'haleine était forte et l'appétit léger. Après avoir essayé les remèdes contre la fièvre et d’autres traitements prescrits par NES divers médecins, sans aucun mieux apparent, un ami conseilla à | la mère de me faire examiner l'enfant, en lui disant que les symptômes dont elle souffrait, pourraient bien ne venir que de son
catarrhe.
Examen Rhinoscopique. — Il montra la fosse nasale gauche
sténosée par une déviation de la cloison, la droite atrophiée et sur . le plancher de cette dernière, on apercevait une masse noire, ayant une mauvaise odeur et quelque peu semblable aux croûtes qu'on trouve si souvent dans l’ozène, Des essais pour déplacer cette masse au moyen d’une sonde d’argent, donnèrent lieu à un
bruit sec, et je fis le diagnostic de rhinolithe. Après avoir nettoyé la narine à l’aide d’une irrigation nasale, je
tentai d'enlever la pierre, mais sans succès, l'ouverture antérieure n'étant pas assez large pour permettre son passage. Une partie de la masse calcaire fut brisée au moyen .d’une forte pince, et la
rhinolithe fut alors enlevée sans beaucoup de difficultés.
La narine avait été anesthésiée par une solution de cocaïne à
40 °/, et l’enfant ressentit à peine de la douleur pendant l'opéra-
à tion. La pierre pesait vingt-quatre grains un quart.
PET : On fit à l'enfant un lavage antiseptique du nez et la fièvre et les maux de tête ne réapparurent plus. Ce spécimen fut envoyé au
No D° Metz, le chimiste de la ville, qui en pratiqua une analyse. soigneuse ; il déclara que dans ce cas le noyau était formé par un. caillot de sang dont la composition apparaissait bien nettement à l’aide du spectroscope. ,