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chets droits ou recourbés sont les instruments les plus communément utilisés. On a rarement à combattre après l'opération des hémorragies bien intenses et l’on n’est presque jamais obligé de recourir au tamponnement.
On a conseillé, comme traitement ultérieur, de tamponner à la gaze iodoformée ou de faire des lavages des fosses nasales avec des solutions antiseptiques.
Nous croyons que le modus faciendi indiqué plus bas est préférable et nous pensons, en tout cas, qu’il ne faut jamais laisser les malades se faire eux-même des lavages des fosses nasales, sous peine de voir survenir des salpyngites et des otites toujours dangereuses, et longues à soigner.
À notre avis, le traitement le plus rationnel est celui que nous avons toujours vu employer avec succès à la Clinique de Notre Maître M. le Docteur Ruault.
On commence par nettoyer la narine à l’aide de tampons d’ouate hydrophile ou d’un lavage léger si cela est nécessaire.
On badigeonne ensuite à l’aide de la solution suivante préparée extemporanément :
Solution de quinze ou vingt pour cent de chlorhydrate de cocaïne dans une solution récente d'adrénaline au millième.
Outre l’insensibilité qu’il procure, ce badigeonnage a l'avantage de diminuer le volume dela muqueuse congestionnée. On peut alors procéder à l'extraction.
Le D’ Ruault s’est servi d’une sorte de curette mousse dont l'extrémité aplatie est susceptible de se recourber sous l’action d’une vis placée à l’autre extrémité (cet ins-
HÉRISSET, 5
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trumentestsemblable à celui qu'ainventé Leroy d'Etiolles pour l'extraction des corps étrangers de l’urèthre). Entre le plancher et la rhinolithe, il introduit à plat la curette assez profondément pour pouvoir, en manœuvrant la vis, accrocher la face postérieure du calcul. Il maintient l'instrument en place avec la main gauche pendant que de la droite il saisit à l’aide d'une pince la partie antérieure du rhinolithe qu'il extrait en tirant avec
les deux mains.
Lorsque le calcul est trop gros, on peut essayer de le
fractionner avec la pince à morcellement petit modèle. L'opération terminée, on nettoie la narine à l’aide de tampons d’ouate hydrophile secs, ou imbibés d'huile de vaseline stérilisée (pour les croûtelles adhérentes). On sectionne les adhérences muqueuses, lorsqu'il en existe, puis on insuffle de la poudre d’aristol.
On prescrit au malade, la pommade suivante :
Précipité blanc...,........ trente centigrammes
Vaseline blanche neutre.... trente grammes
Ess. de géranium rosat.... III gouttes.
dont il mettra, matin et soir, gros comme une petite noisette dans chaque narine. ;
Il est bon, dans les jours qui suivent, de veiller à ce qu'il ne se forme pas de synéchies.
Les accidents cessent, en général, aussitôt l’ablation.
Dans le cas où, le rhinolithe étant trop gros, on ne parviendrait pas à le fractionner, on pourrait alors re-
courir à la méthode sanglante.
Nous croyons qu’il faudrait préférer à l’incision mé-
diane, une incision dans le pli naso-génien; celle-ci
° offre le double avantage d'ouvrir largement la cavité
nasale en nécessitant une moins grande incision, et de ne laisser qu'une cicatrice imperceptible.