‹ Contribution à l'étude des rosacées-prunées-amygdaléesChapitre 120 sur 149 · CHAPITRE XLVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLVII

ORTHOPTERES & ACARIENS

ORTHOPTERES-FORFICULARIES : Dermaptères

FORFICULE ou Perce-Oreilles :

Forficularia auricularia culata L. ou auri.

C’est un minuscule Orthoptère, qui fréquente les fruits des arbres les plus variés. Son corps allongé, de ton brun-roussâtre, mesure de 10 à 14 mm. Les côtés sont de couleur jaune; ses élytres coriaces et tronqués sont moins longs que l’abdomen et ses ailes membraneuses, se replient de travers en forme d’éventail. L’abdomen est terminé par une pince à deux branches, (courbes chez le mâle et presque droites chez la femelle), d’une longueur de 4 à 8 mm. Les pattes courtes sont disposées pour la course, mais on ne sait au juste quel

est l'usage des pinces, qui sont sans danger pour l’homme et pour les animaux.

Ces dermaptères sont végétariens et carnivores : ils s’attaquent surtout aux fruits, aux céréales et aux légumes, mais aussi aux larves qui se trouvent dans ces fruits, et surtout aux pucerons qu'ils rencontrent. Au besoin ils se dévorent entre eux : ce qui est un excellent moyen de réduire l’espèce. Tout le jour, ces insectes vivent cachés sous les feuilles, les écorces, les pierres et les pots à fleurs, s’il en est à leur portée. Ce n’est que la nuit qu’ils commettent leurs dégâts sur les jeunes plants, sur les fleurs et la pulpe des fruits. -

Pour les détruire on leur tend des pièges, soit avec des pots retournés, emplis de mousse ou de feuilles de choux, où ils se rassemblent durant le jour et qu’il suffira de brûler avant la nuit.

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ARACHNIDES-ACARIENS : TETRANIQUES TETRANIQUE-TISSERAND

ARAIGNÉE ROUGE : Tetranychus telarius L.

Cet acarien de la famille des Trombididés est le type parfait des tétraniques. On le nomme tisserand parce qu'il se tisse une toile qui recouvre la face inférieure des feuilles, d’une mince pellicule grise : d’où le vocable de « la grise » donné aux dégâts causés sur les feuilles par cette minuscule « Araignée rouge », et non « grise ».

Comme tous ses pareils, ce Tétranique à des téguments mous, des pattes terminées par une double griffe avec des poils qui forment ventouses à leur extrémité et des palpes maxillaires volumineux, à crochets.

Grâce à leurs glandes séricigènes ils sécrètent de la soie et se tressent, entre les nervures des feuilles, où

LS NRC.

ils évoluent, des toiles fines de ton gris. Le feuillage piqué et sucé, prend une teinte jaune-grisâtre dû aux taches qui le recouvrent, par dessous principalement, car c’est par dessous les feuilles que se loge cette araignée rouge. qui est en réalité de tonalité jaunâtre ou verdâtre, avec des taches jaune-orangé ou brunâtres, de chaque côté du dos. Sa taille est de un demi-millimètre environ. La femelle pond en automne, peu après l’accouplement : les œufs qui n’éclosent qu’au printemps suivant sont déposés sur les parties du tronc et des branches persistantes, et la ponte se fait, en plusieurs fois et peu après la venue au jour des femelles adultes : c’est ce qui explique le prodigieux développement de ces acariens.

On peut avoir recours, pour s’en défendre, et limiter leur nombre aux bouillies nicotinées ou saponinées.

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