‹ Contribution à l'étude des rosacées-prunées-amygdaléesChapitre 15 sur 149 · CUS · texte numérisé non relu

CUS

Dans la région provencale et le Comtat venaisin les Pêches à chair molle se détachant aisément du noyau, ont un nom spécial : Les Pésègues.

Au xvir° siècle on les dénommait : Pésséghi moulan, dans les Bouches-du-Rhône (in : Bugado prouvençalo). Aujourd’hui, cela est devenu le Pésségh moulan l’i s’est mué en é simplement) en toute la Provence et la région nicoise. Mais à Aix-en-Provence, à Arles et à Apt l’on dit simplement « le moulan » pour Sa US ce genre de fruit à noyau non adhérent.

Le terme « Pers », tiré du mot latin : « Persus », qui signifie « couleur de Pêche » ou réellement « en fleur de Pêcher », était fort usité au cours du Moyen âge, si l’on s’en réfère à l’ancien glossaire romain, de DIez, (1870), pour désigner une couleur bleu foncé. .

noire

Dans les Archives curieuses de Champagne, de A. ASSIER (1853) il est question du « Pers de Provins », à propos de cette couleur chez les auteurs du Moyenâge.

Un peu plus tard, ce mot servait à désigner le ton bleu-tendre, comme dans le cas de « yeux pers » : le mot pers signifiant, ici, cœruleus color. (J. THIERRY, 1564) et dans les thermes : « pierre perse », « lapis lazuli » (1593, selon d’'ABANS).

Ce mot s’appliquait aussi, au ton des fleurs : MAT- THIOLI ne manquait pas de l’utliser pour désigner la Marjolaine, dénommée Persa, en italien, vers l’an 1598...

Au xv° siècle l’on distinguait, cependant, entre les diverses nuances du bleu, et pour différencier les tons bleu-tendre et fleur de Pêcher, on se servait du terme : Bloye ou pers selestien… selon « Romania » de P. MEYER.

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Dans le Blason des Couleurs en armes de SICILIE, l’on trouve ce texte révélateur -: « Pers est la couleur qui approche fort bien du bleu, mais il est de plus clere manière et n’est pas sy obscur.

Il est certain que le ton « fleur de pêcher est une nuance de teinte au-dessous du gris ».

C’est ainsi que l’on disait, en l’an 1316 « Un drao fleur de neschier » (in : Gloss. du moyen-âge). On disait aussi, « Cheval fleur de peschier >» (Document normand de. 1413, Ch. de. BEAUREGARD) ou « Un cheval pêchard », c’est-à-dire de ton fleur de pêcher, en certaine région champenoise (à Esternay, dans la Marne). Dans la comédie de Monsieur Botte, en l’an 1803, il est question d’un personnage vêtu d’un habit rose-péche. Et dans le Théâtre italien, vers l’an 1695, un terme de tendresse à l'égard d’une jolie femme était celui de : « belle fleur de pêcher ».

Par contre dans « les Cloches de Corneville », l’on

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