SENS
rencontre ce même mot avec un sens quelque peu... ironique :
« Eh ! dis donc, Toi : Fleur de Pécher, Avec ton air effarouché ! »…
Dans « la Rosière de Salensi » qui date de l'an 1769, l'on relève ce quatrain.… où il est question de « Fleur de la Pêche » :
:« La rosée est moins fraîche,
Un beau jour moins serein : Ÿ.
C’est la fleur de la pêche
Qui colore son teint. »
Il n’est pas jusqu'aux auteurs allemands, qui n’évoquent cette tonalité en un terme assurément moins doux à l’ouie que le ton de la fleur en question : De l'autre côté du Rhin ce ton rouge clair mêlé de rouge cramoisi et de blanc pur, se dit : Pfirsichblutroth, pour traduire en un seul mot notre « rouge fleur de pêcher » de France !
Mais la verve et l'imagination des Auteurs ne pouvait se limiter aux comparaisons poétiques des tonalités de la fleur de Pêcher, avec certaines couleurs aptes à charmer nos regards : la peau du fruit de Pêcher, si douce au toucher et si éclatante de couleur est souvent citée : comme terme de comparaison, au théâtre et ailleurs dans la presse :
« Cette femme est une véritable pêche pour la douceur » (dans un vaudeville de CoGNiARD en 1838, intitulé : « À bas, les hommes ! s
« Ses joues ont le duvet de la pêche » (Comédie de GABRIEL : La belle Cauchoise, 1849).
Après le Théâtre, voici la littérature : « Dans le « Courrier français », du 13 octobre 1889, on a pu lire cette phrase : « Elle était superbe comme une pêche ».
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Par contre la pêche est, depuis longtemps, réputée comme un fruit indigeste. Vers l’an 1600 l’on disait souvent à propos des tranches de melon et des morceaux (ou boccons) de champignons, figues et pêches : « Quatre sont les mauvais boccons : Pesches, figues, melons et champignons (LAURENT JOUBERT, 1609). :
Dans « Le Thrésor de la Santé » en 1607, on disait : « La pesche empèche ».
« La pesche Empesche Et le noyau dépesche; Montez sur le pescher Et vous rompez le col Et serez dépesché ».
La rime n'est pas riche et le style en est un peu vieux : cela est extrait de « Synonyma », de P. DE LA NouE et date de l’an 1618, afin que nul n’ignore que le noyau de pêche purge tandis que la pulpe a une fàcheuse tendance à constiper, quiconque en abuse...
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L'on dit couramment : « Il faut boire du vin après la pesche et de l’eau, après la figue » : ce conseil, fort sage, date du xvir° siècle.
L'on entend dire, aussi : « Allons sucer une pêche », au lieu de : « allons boire »… sous entendu « du vin » parce qu'il n’est pas d'usage de manger la moindre péche sans l’arroser de vin...
Dans « Carmin. prov. loci communes », on trouve cette phrase : « Persica cum musto ordine justo Sumere, sic mos nucibus sociando racemos » (1670).
Sur la Côte d'Azur, à Nice, TOSELLI, donne ce conseil, à ses compatriotes : « À l’Amie péla la figa, à