‹ Contribution à l'étude des rosacées-prunées-amygdaléesChapitre 26 sur 149 · MATE · texte numérisé non relu

MATE

Les diverses formes palissées, sont très usitées dans les nombreux vergers de Pêchers des diverses régions françaises; elles sont cependant peu pratiques pour les exploitations commerciales et les grandes cultures fruitières. Nous verrons cependant que dans la région parisienne, où le climat est fort peu favorable au pêcher, on à dû édifier des abris spéciaux : clos et serre hollandaise, pour mener à bien la culture et le forçage de certaines variétés de pêchers. |

En plein air, on donnera aux arbres à haute tige, une hauteur de 1 m. 50, 1 m. 10 aux demi-tiges, et 0 m. 50 aux basses tiges. Il suffira, après avoir taillé l’arbre l’an de sa plantation, de raccourcir les branches de charpente en une seule opération, pour hâter leur croissance et d’éclaircir, à la serpette, les branches du centre pour aérer le sujet. Dans la région lyonnaise et provençale, on donne au Pêcher la forme basse, en « bateau », « gobelet » ou « table ». Les tiges de ces arbustes ne dépassent point O0 m. 30 ou O0 m. 40 cm. La cueillette des fruits est ainsi grandement facilitée, les divers organes sont moins exposés aux vents et aux maladies, puisque infiniment plus aisés à traiter par des vaporisations opportunes contre les divers parasites.

En espalier et contre espalier, on donnera aux branches diverses formes classiques : U simple, U double, Candélabre à 4 ou 5 branches, Palmette-Verrier à 4 branches, ou même en cordons ondulés. Enfin d’autres formes plus compliquées : le « Carré de Montreuil, l’'Eventail », et diverses « boucles » ont été imaginées, par divers virtuoses de l’acrobatie, en matière de for- ‘ mes ornementales de haute fantaisie.

Les cultures en cordon, se peuvent pratiquer en es-

palier, contre-espalier, comme en plein vent, lors de la

ne

taille de formation du Pêcher. Il suffit pour former le cordon de tailler le sujet planté, au printemps, à la hauteur d’un fil de fer placé à 0 m. 60 cm. de haut, et ainsi de suite, de 0 m. 60 en 0 m. 60, pour atteindre, un second puis un troisième fil de fer, placés à 1 m. 20 et à 1 m. 70 ou 1 m. 80 du sol. À chacun de ces étages ou niveaux, on choisit deux yeux bien développés et opposés, aptes à produire deux rameaux ultérieurement. Aux fils de fer du treillage, il suffira de fixer les bras de l'espalier. eL |

CULTURE SOUS VERRE ET EN POTS. — Ce sont des cultures forcées.

Ces cultures forcées se font dans des serres spéciales : serres adossées et serres hollandaises. La plantation des jeunes sujets se fait directement dans le sol, et les formes sont conduites parallèlement au vitrage, en cordons verticaux ou en U simple ou double. On chauffe au moyen d’un thermosyphon, la serre où se trouvent ces pêchers. |

Toutes les opérations usuelles de taille, ébourgeonnement, pincement y sont conduites et pratiquées par des spécialistes avertis.

Il convient, aussi de soigner les sujets par des arro-. sages et bassinages opportuns et de pratiquer les aérations et ventilations nécessaires.

RESTAURATION DES VIEUX PÊCHERS. — Le pêcher vit environ 25 ans : il dépasse rarement 30 années. C’est à partir de la vingtième année qu’il commence à dépérir. Dans les régions lyonnaise et provençale, il dépérit dès la dixième année, sur la Riviera française, en particulier, mais, dans ces contrées sa production ne dure que de 5 à 7 ans. Bien des accidents surviennent à l’ar-

Page 1