‹ Contribution à l'étude des rosacées-prunées-amygdaléesChapitre 30 sur 149 · D CA · texte numérisé non relu

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Ces arbres sont taillés en hautes-tiges, demi-tiges et. basses-tiges : les formes en gobelet et en candélabres sont plus répandues que la forme « bateau ».

On fume, avec des engrais, au fumier de ferme ou aux gadoues, poudrettes, déchets de cuir, cornailles, à la sylvinite et aux engrais verts (Vesces).

Jadis on cultivait surtout les Pêches Madeleine (à chair jaune et ferme) la « Belle Angevine de Buzet », la « Roussanne », la « Reine des Vergers », le « Téton de Vénus ».

Aujourd’hui, les arboriculteurs, plus pratiques ou mieux avertis, cultivent diverses variétés dont la maturité s’échelonne depuis la demi-juin, jusqu’au début du mois d'octobre. Ce sont, par ordre de maturité : « Fleur de Mai » ou « May-Flower » (18 à 20 juin).

« Amsden » (25 juin au 5 juillet), dans la proportion de 30 à 40 % des plantations.

« Triumph » et « Charles Ingheff >» (11 au 19 juillet) encore peu répandues.

« Précoce de Hale » (20 au 23 juillet) très cultivée également : 55 %.

« Reine des vergers » et « J. H. Hâle » (25 à 30 août) variétés fragiles.

« Tardive d'Orléans » (25 septembre au 8 Robe) Variété tardive et rustique.

En somme trois sortes de pêches dominent le fond des plantations : 10 % de « Fleur de Mai », la plus précoce, puis 40 % d’Amsden, suivi de « Précoce de Hale » (40 % encore) et les variétés locales plus rustiques et tardives à souhait, telles que : D’ Aribaud, Incomparable-Guilloux et Gaillard.

… En l’an 1935, lors du Congrès de Toulouse, le Rapporteur de la question : M. Georges VIALAS, ingénieuragricole, pouvait chiffrer la production totale de cette région à 51.000 quintaux de fruits, pour les cinq départements : le Tarn-et-Garonne avec une moyenne de

PT. OL 15.000 quintaux, la Haute-Garonne et les Landes, avec

10.000 quintaux de Re et le Lot, avec 4.000 quintaux seulement.

L’écoulement de ces fruits, éminemment périssables, est facilité par la proximité des stations balnéaires et climatiques des Pyrénées et de l'Océan. On expédie dans toutes les directions : Paris, Strasbourg, Lille, Rennes, Nantes, le Havre, etc.

RÉGION DU BAS-LANGUEDOC ET DU ROUSSILLON. — Cette région comprend les département de l’Aude, de l'Hérault (Bas-Languedoc) et des Pyrénées-Orientales (Roussillon). Mais la culture du pêcher varie fortement d'importance dans l’une ou l’autre de ces deux anciennes provinces françaises.

C’est à peine si les deux départements du Bas-Languedoc peuvent aligner quelques 50 à 60.000 plants de pêchers, dont la moitié sont groupés en vergers. On y cultive surtout les deux ou trois variétés suivantes : Amsden, May-Flower et Arribaut. Elles sont greffées sur « franc » ou sur « amandier ».

Dans le département de l'Hérault on plante et cultive le Pêcher dans les Vignes, rarement en « plein », parfois dans les jardins maraîchers.

Dans le département de l’Aude, surtout du côté de l’ouest, on conduit le pêcher en espalier (double U et palmette à quatre branches ou candélabre} le plus souvent en gobelet, à haute-tige (dans les vignes) ou en gobelet à basse-tige et tee, s'il est situé « en plein vent ».

Dans le Roussillon (Pyrénées-Orientalcs, aujourd’hui), la culture du Pêcher, date des temps les plus reculés et l’on sait que, dans cette province, on avait soin de combiner étroitement la culture fruitière avec diverses cultures maraîchères, depuis fort longtemps.

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C’est ainsi qu’en 1855, 450 hectares de jaruins-maraîchers étaient, déjà complantés de 100.000 pêchers (produisant pour 310.000 fr. de fruits), dont le quart, soit 25.000 pêchers, complantés dans la sezle région d’Ille-sous-Têt. En l’an 1892, une enquête officielle permit d'évaluer à 200.000 unités le nombre de pêchers plantés en cette province du Roussillon.

En 1920, ce nombre est passé à 410.000 unités et à 600.000 en 1924.

La progression est surtout sensible à partir de l’année 1924, par suite d’une ardente propagande abcutissant à de très importantes plantations de pêchers de choix. En 1926 on en pouvait compter environ 780.000 sujets, 1.100.000 en 1928, pour atteindre 1.200.000 en 1930. Mais la chute et l’effondrement brusque des cours de ces fruits (recherchés, mais périssables) ne tarde point à mettre un terme à cette progression, concurrencés qu’ils sont par l’arrivée massive de pêches exotiques, de prix plus modérés, mieux présentées et tout aussi parfumées que celles du Roussillon.

Ce sont les cantons de Perpignan-Est (avec 410.000 plants) de Vinça (avec 378.000 plants) d’Argelès-surmer (avec 265.000 plants), de Perpignan-Ouest (avec 63.000 plants), de Thuir (avec 35.000 plants), qui arrivent en tête de la production de pêchers aux fruits savoureux.

Lors du Congrès de la Pêche, à Toulouse (en 1935) on comptait dans les Pyrénées-Orientales environ 1.300.000 pêchers en plein rendement : ce qui donnait 160.000 quintaux de fruits d’une valeur de 20 millions de francs. Œ

Les « pêcheraies », dans cette région privilégiée, sont communes avec les plantations de Vignobles ou de . jardins maraîchers : il n’est pas rares de voir des cultures intercalaires de salades d’hiver ou autres légumes de saison froide, dans les « pêcheraies » les plus soignées, surtout pendant le grand repos de la végétation des arbres fruitiers.

On utilise comme porte-greffe, surtout le « franc » et le « prunier de Saint Julien ». Le premier convient parfaitement aux sols d’alluvions siliceuses ou argilosiliceuses des vals de la Têt et du Tech et le second s'’accommode parfaitement des sols argileux, alors que l’amandier ne vaut rien.

Les plantations se font en décembre-janvier plutôt qu'au printemps, en pépinières, le plus souvent. Les plants d’un an sont mis en place, en janvier-février, taillés et cultivés en plein vent, en gobelet, dans les vignes ou dans des jardins-vergers de diverses étendues.

En Roussillon on ne cultive pas moins d’une vingtaine de variétés de Pêches et de Pêchers; par conséquent les unes sont des fruits à chair molle, les autres sont à chair dure.

Voici les PRINCIPALES VARIÉTÉS DE PÊCHES (A CHAIR MOLIE), classées par ordre de précocité comme maturite

a) May-Flower : (environs du 1‘ juin) donne 1/5° environ de la production totale de la région.

.b) Amsden : (du 8 au 10 juin). Arbre peu vigoureux,

très fructifère. |

c) Charles Ingouff (deuxième quinzaine de juin). Culture réduite, à développer.

d) Précoce de Hale : (première semaine de juillet). Jolis fruits savoureux.

e) Alexander : (première quinzaine de juillet). Fort sensible aux maladies. |

f) Ouillet : (environ du 15 juillet). Dite aussi « Nationale » ou « Jacqueline >» : cette variété locale est peu vigoureuse, mais très fructifère.

g) Bompas : (vers la AREA Vue fertile, à fruits assez gros.

h) Sanat : (première semaine d'août). Gros fruits irréguliers, allongés et côtelés, de ton rouge vif, d’un côté et jaune carminé de l’autre. Variété locale.

i) Gros Picarol : (fin juillet). Très gros fruit fort coloré en rouge variété locale très vigoureuse, résistant bien à la cloque.

j) Arribaut : (deuxième quinzaine d'août). Sujets . vigoureux, sensibles à la cloque; assèz fructifère donnant de beaux fruits.

k) Molles d'août : on en connaît deux variétés à fruits gros ou très gros, de parfaite qualité et bien colorés. Ce sont : « Bernis » et « Couloumère ». La première est mûre vers le 15 août, la seconde, vers la fin août seulement. Ce sont des variétés locales, parfaites.

1) Barande : (première quinzaine de septembre). Variété locale à fruits côtelés, allongés et fortement coloré de rouge, très fructifère.

m) Denis : (début de septembre). Variété locale, de vigueur moyenne, à feuillage plissé, à gros fruits très rouges, allongés, faiblement côtelés, à peau résistante (aptes à l'exportation).

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VARIÉTÉS DE PÊCHES À CHAIR DURE, classées DaË ordre de précocité :

n) Pavie Saint Jacques veloutée, ou « Jaumetou » (mi-juillet). Sujet vigoureux et fertile à fruit de taille moyenne et à arôme particulier.

o) Pavie Saint Jacques rouge : (fin juillet). Sujets très vigoureux, à très gros fruits, fort parfumés.

p) « Le Directeur » : (fin juillet). Variété récente à très gros fruits, doué d’une chair fine et apte à suppor-

ter l'expédition. Vulgarisée par un pépiniériste d’Illesur-Têt.

N.-B. — Il y a intérêt à pousser les variétés dont les fruits mürissent avant l'apparition de la Mouche des Fruits, c'est-à-dire avant fin juillet.

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M. le Rapporteur de la question devant le Congrès de Toulouse, en 1935, M. E. BASSET, Ingénieur-Agricole, a classé, les diverses variétés de Pêches du Roussillon, selon leur importance culturale.

Voici ce classement : May-Flower (20 %), Amsden (17 %), Alexander, Précoce de Hale et Ouillet (10 %), Arribaut et Ch. Ingouff (5 %), Denis, Sanat, Picarol gros, Barande, Pavie Saint Jacques velouté, Saint Jacques rouge et Directeur (3 %), Bompas (2 %), Bernis - et Couloumère (1 %). Autres variétés (7 %).

RÉGION PROVENCALE ET CÔTE D'AZUR. — Dans les trois département provençaux de notre Riviera française, dénommée « Côte d'Azur », la culture du Pêcher, occupe une place prépondérante, après la Vigne et l’Olivier, bien entendu...

Dans les Bouches-du-Rhône, la réputation de ces fruits date de fort loin, et certaines régions, telles que Cabannes, Chateaurenard, Sarlon-de-Provence, sont . parmi les plus fertiles en fruits de qualité, (dans le nord et le centre du département), ainsi que celles d’Aubagne et de Marignane (dans le sud du département).

Le sol de ce département est composé de terres d’alluvions dans la vallée de la Durance, de terres argilocalcaires autour de l'étang de Berre, et de terres argileuses amendées par les alluvions de la Durance, dans la Crau. Ce sont les eaux de cette rivière, amenées par

les canaux de Craponne et de Boisgelin, qui fertilisent en les irrigant, ces terres ensoleillées, et baignées par la Durance. cette rivière que MISTRAL compare à « une chèvre, ardente à la course, farouche, vorace, qui ronge en passant, et cades et argousiers, cette fille sémillante qui vient du puits avec sa cruche, et qui répand son onde, en jouant avec les gars qu’elle trouve par la route ».… $ E la Durènco, aquelo cabro, Alendrido, ferujo, alabro, Que rousigo, en passent, e cade e rébaudin, Aquelo chato boulegueto, Qué vèn doù pous’mé sa dourgueto, E que dégaio soun aïigueto En jougant’mé lei cat que trovo pér camin.

Les pêchers sont, ici, greffés sur « franc » ou sur prunier, quand le sol est trop humide, et cultivés, en rangs intercalés avec la Vigne, le plus souvent, parfois dans des prairies artificielles, soigneusement irriguées. La taille de ces arbres et leur conduite, se fait toujours en « gobelet » pour mieux faciliter la pénétration de l'air et du soleil dans le branchage : la première année on taille le tronc à O0 m. 60 du sol, la deuxième année on taille à 0 m. 30 en ayant soin de laisser les rameaux se développer jusqu’à 1 m. 80 environ.

Cette formation peu élevée, jointe à quelques abris. de C'yprès, étagés de l'Est à l'Ouest, et échelonnés (dans le sens nord-sud) tous les 100 mètres suffit largement à préserver l’arbuste, ses fleurs et ses fruits, contre le fâcheux Mistral : ce vent du Nord si déplorablement répandu dans notre cher « Midi » !

Ici, comme dans le Sud-Ouest et le Roussillon, les récoltes sont échelonnées sur diverses périodes de maturité des fruits : May-Flower, est encore la variété la plus précoce de la région et sa diffusion est assez lucrative. L’Amsden et Précoce de Hale, viennent ensuite, puis les Benoni et Saint Laurent, avec le D' Aribaud.

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Diverses « pêches tardives », à chair blanche ou jaune, müûrissent en septembre, mais sont sans grand intérêt.

C’est le nord du département qui paraît le plus productif, avec les pêches de Cabannes, Chateaurenard et Tarascon; le sud, avec les fruits de Salon, Aubagne et Marignane, fournit l’autre moitié en vue de l’exportation vers le centre de la France et la région parisienne. Tandis qu’avant la première guerre mondiale la production totale atteignait à peine 400.000 kilos annuellement, elle avait atteint exactement le double en 1935, lors du Congrès de Toulouse.

* ÉE 2 Dans le Var, les centres de production des Pêchers, sont outre le Haut-Var, la région de Solliés-Pont, les vallées de l’Argens, du Gapeau et du Rayan à Fréjus.

Ici, encore, les sols sont d’origine fort dissemblables : les terres d’alluvions, issues des roches granitiques de l’'Estérel, de la vallée du Rayan, obligent à cultiver la Vigne sous les Pêchers, à cause des difficultés d’arrosage; par contre les sols à alluvions un peu calcaires de la basse vallée de l’Argens, permettent de développer davantage les deux cultures entre-mêlées du Pêcher et de la Vigne, sœur... Dans les vallées du Gapeau et du Réal-Martin, les alluvions de ces cours d’eau ont si bien enrichi les sols de ces régions bénies, que la culture du pêcher, seul, ou associé à la Vigne, peut atteindre une intensité et une perfection rarement égalées ailléurs !

Les porte-greffes usités, ici, sont : « le franc », l'amandier et surtout, les Pruniers de Damas ou de Saint Julien. On taille les arbres en « gobelet » à demi-tige ou à basse-tige, à cause du vent et des maladies. Cela facilite aussi, la récolte des fruits. Les variétés de ces fruits, sont échelonnées, comme maturité, de juin à sep-

Lire a

tembre. Ce sont, -par ordre de précocité : les May-Flower, l'Amsden, la Précoce de Hale (toutes fort répandues), puis, la Sainte Eulalie, le Benoni, le Saint Laurent, la Grosse Mignonne, le D' Aribaut.

En 1934, la production des pêches a atteint 2.000 tonnes de kilog. et tout permet de supposer que ce chiffre peut être dépassé dans l'avenir, car le département du Var paraît être l’un des plus favorisé pour la culture intensive des fruits de qualité, dont les pêches si richement parfumées et duvetées, occupent, si l’on peut dire le « tout dessus du panier ». … Personnellement nous avons gardé souvenance, de certaines pêches de Vidauban, cueillies sur l’arbre, parmi les Vignes, et savourées aussitôt, sur place, qui, en fermant les yeux, permettaient d’entrevoir déjà, un coin du Paradis terrestre. parmi les Pêches et les Vignes... du Seigneur !

Dans les Alpes-Maritimes, les principaux centres de production des Pêches, sont, outre quelques régions du nord du département, les basses vallées du Var et de la Siagne.

À part les vallées, aux alluvions fertilisantes, les terrains en allant vers les montagnes, sont siliceux, argileux, argilo-calcaires ou argilo-siliceux. On greffe sur « franc » (dans les sols fertiles) ou sur amandier ou Prunier-Damas-Noir ou Saint-Julien.

On taille à 1 m. 50 du sol et, depuis peu, à O0 m. 50, et on cultive en association avec des cultures maraîchères. La taille en vert est pratiquée depuis quelques années ainsi que l’effeuillage, dans tout le département. Ici les arbres sont l’objet de soins attentifs et les fruits sont fort recherchés par les consommateurs de la Riviera française et même des consommateurs marseillais, lyonnais et parisiens. En l’an 1935 la production des Alpes-Maritimes, en pêches était évaluée à 300.000

me

kilog. environ. Depuis elle n’a pu évidemment que croftre, et, s’il se peut, augmenter de valeur et de qualité. La situation privilégiée, comme climat et température, de ces régions bénies, où l'hiver paraît être un éternel printemps, permet d'espérer que la noble terre de France — libre de toute servitude — pourra nous permettre de nous passer des exportations étrangères, qu'elles nous viennent d’Espagne ou d'Italie !

RÉGION RHODONIENNE ET VALLÉE DU RHÔNE, — Cette région, qui va de Lyon à Pont-Saint-Esprit, englobe cinq département échelonnés de chaque côté du fleuve, aux flots impétueux et fiers. Ce sont, sur la rive gauche, l'Isère et la Drôme, sur la rive droite, le Rhône, la Loire et l’ Ardèche. Sur les 200 kilomètres de longueur de cet immense couloir on rencontre tous les climats transitoires, entre celui du Lyonnais, qui est brumeux, humide et froid (comme dans toutes les régions alpines), jusqu’à Vienne et celui de Provence, sec et ensoleillé, à partir de Montélimar (Drôme) et Largentière (Ardèche) de chaque côté du Rhône.

Tout ce couloir rhôdonien est sillonné, tantôt par les vents brûlants du Midi, véritables sirocos aux effets desséchants, tantôt par la « bise », ce redoutable vent du Nord, au souffle violent et brutal. Les effets en sont surtout sensibles dans les contrées de la rive gauche du fleuve. De l’autre côté, il semble que la vie agricole soit davantage concentrée dans les vallées des rivières descendant depuis les Cévennes jusqu’au fleuve, et qui bénéficient d’un climat plus tempéré et à tendances méditerranéennes plus prononcées. Cela est très favorable à la culture du Pêcher et de l’Abricotier, en particulier, malgré leur floraison trop précoce, qui rend ces arbres particulièrement sensibles aux variations de température et aux gelées printanières. En été, par contre, ils

sont exposés aux « coups de soleil » si préjudiciables aux feuilles, aux rameaux et aux fruits.

La nature des terrains est, ici, des plus variables, d'un bout de la vallée à l’autre : sur la rive gauche, ils sont formés d’alluvions anciennes (alluvions fluvioglaciaires des terrasses ou moraines glaciaires), dans le bas Dauphiné; de Mollasses-pliocénes (entre Valence et le Péage de Roussillon), de caiïlloutis des plateaux de Louze (au-dessus du Péage de Roussillon). Tous ces sols sont fort pauvres en calcaire, et il est nécessaire de les améliorer par des fumures appropriées et opportunes. £

Sur la rive droite, on rencontre des sols de formation primaires, cristallines, granitiques et cristallophylliennes, donnant naissance à des terres acides, pauvres en calcaire, imperméables et froides, siliceuses, et dépourvues d’humus et d'éléments minéraux, sauf KOH. (région lyonnaise, Haut Vivarais, Saint Genis Laval, Sainte Foy, etc.….).

On y rencontre des sols à formation secondaire, d'âge triasique (région d'Aubenas et Largentière) ou dépendant du jurassique supérieur (en aval de la Voulte-sur-Rhône).

La zone de culture du Pêcher s’est développée, principalement, dans la vallée de Lyon à la Voulte-sur-- Rhône, tout le long des rives du Rhône et dans les vallées de la Galaure, de. Valloire, d'Herbasse, de Frieux, de Tessone, de l’Ouvèze et de l’Erieux. Il peut encore prospérer à 400 et 550 m. d'altitude, comme à Saint Martin-de-Valamas, dans les lieux bien abrités du 1roid

Principales régions de Culture de la Vallée du Rhône. — On en peut distinguer quatre principales : le Lyonnais, le Viennois, le Valentinois, et l’'Erieuois (Vallée de l’Erieux).

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