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MALADIES FONGIQUES DES FRUITS

Nous avons vu et étudié, les principaux champignons parasites des fruits du Pêcher. Ce sont, par ordre d’importance :

a) Taphrina deformans : générateur de la CLOQUE du Pêcher. à

b) Coryneum Beigierinchii, ou CORYNEUM, tout court.

c) Cladosporium carpophylum, qui provoque le « SCAB ».

d) Fusicladium amygdali, qui engendre la «:TAVE- LURE ».

e) Sphærotheca pannosa f. Persicæ, qui est responsable de l’OïDIUM.

f) Sclerotinia cinerea et Monilia cinerea ou RoOT- BRUN.

Il convient d'y ajouter quelques champignons de moindre importance, comme parasites générateurs de pourritures des fruits, qui peuvent se développer tantôt sur les pêches demeurées sur l’arbre et, tantôt après la cueillette :

g) Fusarium divers : divers Fusarium, qui se développent sur les Pêchers à l’époque de maturité des fruits, peuvent atteindre ceux-ci : leur présence est signalée par de larges taches de moisissures sèches, zonées, à bords de ton blanc-rosé, d’où s’échappent des conidies de divers Fusarium.

h) Chœnophora persicaria Enpy : cette Mucorinée,

voisine des Chænophora cucurbitacearum et Blakeslea trispora, donne des sporanges de 100 z de diamètre, qui sont isolés à l'extrémité de sponragiophores non ramifiés; ses spores, de forme elliptique ou ovales et striées, se signalent par quelques appendices filiformes et rayonnants, de 19-22 Y 11-15 ». EppyY, en 1918, a étudié ce parasite en cultures pures, et sur milieux artificiels : il a pu inoculer des pêches, par blessures.

i) Rhizopus nigricans : c’est encore une Mucorinée qui se rencontre sur de nombreux fruits de la famille des Rosacées-prunées et pommées. Après le Rot-brun, c’est la principale cause de pourriture des pêches.

Les sporanges de ce champignon, à la membrane

. hérissée d’oxalate de calcium, ont une columelle, (par-

tant un peu au-dessus du point d'insertion du sporange sur son pédicelle), qui affecte la forme d’une calotte hémisphérique. Leur mycélium, qui se développe spontanément sur les fruits — et même sur du pain humide abandonné à lui-même — produit, à la surface du milieu nutritif, des sortes de stolons munis de crampons radiciformes rayonnants et ramifiés (L. LUTZ; In : Traité de Cryptogamie, Edit. Masson 1942).

Cette pourriture des fruits, dénommée « Pourriture noire », est caractérisée par des fructifications à filaments incolores terminés par une tête globuleuse, d’abord blanche, puis noire. À noter que la croissance de cette Mucorinée est rare au-dessous de + 10° C. Selon ROSE, ce parasite serait responsable, in U.S.A. de la pourriture de 58 à 60 % des fruits du Nouveau- Monde.

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