‹ Contribution à l'étude des ruptures des pyosalpinxChapitre 12 sur 15 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Dve à l'obligeance de M. le docteur Cl. Platon, de Marseiile publiée dans La Clinique ?4 juin 1910

Joséphine R.., 20 ans, tailleuse. Phénomènes de rupture tubaire. Annexite douloureuse à gauche ; laparotomie avec le docteur Odiion Platon; pyosalpinx; ablation: guérison.

OBsErvaTION VI

Inédite, personnelle

Mme B... 25 ans, entre à l'Hôpital dé Cannes au mois de juin 1910 pour douleurs intolérables dans le bas-ventre consécutives à à un avortement datant de sept mois. La malade indique qu'après une longue période de répit, ces dou. leurs ont augmenté progressivement et se sont accompa-

gnées de pertes abondantes d’abord rosées puis franchement blanches.

À l’examen, on constate une région douloureuse de chaque côté de la ligne médiane et coïncidence du côté gauche d’une tumeur du volume d’un œuf de poule dure et extrômement douloureuse. On pose le diagnostie de salpingite double et la malade est mise au repos.

Le lendemain nous.sommes appelé par l'infirmière de garde auprès de la malade pour des crises d’étouffement et de vomissements. La température est aux environs de 41°.et le pouls marque exactement 131. La malade présente

| — 39 — des symptômes péritonéaux très graves et son état ne permet pas momentanément l'intervention.

La malade est isolée avec de la glace sur l’abdomen, passe une nuit extrêmement agitée et meurt le lendemain matin. |

Nous en pratiquons l’autopsie avec le docteur Saulnier de Pray. Nous trouvons les anses intestinales baignant dans le pus. À notre grande stupéfaction nous ne trouvons pas la tumeur palpée l’avant-veille et nous constatons qu’elle était très certainement constituée par la trompe gauche, actuellement rompue et étalée dans la fosse iliaque.

OgsErvarionN VII

Inédite et personnelle

Mlle Jeanne T.. nous consulte pour des pertes rosées qu’elle constate chaque jour depuis cimq à six mois, sans douleurs ni gêne aucune. Nous l’examinons et constatons. nous-même des annexes volumineuses et très perceptibles par le toucher combiné. Nous lui conseillons le repos et des injections antiseptiques au lusoforme.

Quelque temps après, nous sommes à nouveau appelé par Mlle T... qui commence à souffrir du côté gauche «et nous fait part de la disparition des pertes dont elle se plaignait auparavant. Nous examinons à nouveau Mlle T... et remarquons que son annexe gauche a doublé de volume. Nous pensons pour des motifs spéciaux que nous donne la malade qu’il s’agit là d’une grossesse extra-utérine et nous la faisons entrer à l’hôpital.

Après huit jours d’observation, les crises douloureuses,

devenant intolérables, la température augmentant, l’intervention est décidée. On pratique la laparotomie verticale et l’on trouve la trompe gauche distendue et envahie par les adhérences : en décortiquant la collection, on trouve sur la partie gauche et postérieure une ouverture déchiquetée donnant aëcès dans une poche péritonéale bien limitée et qui constituait un abcès impossible à sentir à travers la paroi. Le tout est enlevé, la toilette péritonéale faite soieneusement et le drainage abdominal pratiqué largement.

La malade fut guérie en vingt-cinq jours et, mariée depuis, elle ne s’est jamais ressentie de ses annexes. La trompe droite paraît au contraire moins volumineuse qu’à cette époque et les pertes ont complètement disparu.

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