PUR VIII
Due à l’obligeance de M. le professeur Escal, ne Marseille
Mme Rigat Marguerite, 26 ans, laitière, entre à l’Hôtel-
Dieu, le 4 mars. Son affection date de huit mois: elle a débuté par des douleurs du bas-ventre, de la pollakiurie et une lassitude générale qui l’ont amenée à consulter le docteur Michel. Les urines étaient troubles et contenaient du sang Caillé. La température fut élevée pendant trois jours et une analyse faite à ce moment-là, révéla 0 gr. 75 d’albumine. Elle se fit traiter ensuite par le docteur Pieri qui pratiqua ‘des lavages au nitrate d ‘argent sans grands ré-
sultats. Sur les conseils du professeur Escat elle rentra
enfin à l’Hôtel-Dieu.
De l’interrogatoire fait à son entrée, il résulta qu’aucune maladie antérieure ne permit d’expliquer les symp-
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Fee Le tômes constatés: pas d’enfants ni d ’avortements; pas de maladies héréditaires. À ce moment-là, les urines se maintenaient troubles, la capacité vésicale mesurée fut évaluée à 40 cc. L’état général était bon, l’appétit conservé. À l’examen on trouvait un plastron de péricystite et un utérus immobilisé: la pollakiurie persistante amena l’application d’une sonde à demeure durant un mois et la capacité vésicale s’éleva alors à 80 cc.
Le professeur Escat pratiqua la eytoscopie. Le bas-fond vésical présentait des lésions inflammatoires profondes : par côté on apercevait un orifice eratériforme donnant accès à des débris purulents. Une sonde urétérale introduite à l’intérieur fut arrêtée à 5 ce. et une injection poussée dedans détermina un reflux indiquant que l’on se trouvait dans une poche. On retira la sonde: on chercha les orifices urétraux, maïs le catéthérisme ne permit pas de contrôler leur découverte. Par un toucher vaginal consécutif on faisait sourdre du pus de l’orifice préalablement aperçu.
L'opération fut décidée et pratiquée le 26 mai par M. le docteur Pieri, de Marseille, qui fit une laparotomie. A l’ouverture on ne constatait pas d’adhérences sauf au voisinage de l’appendice qui fut réséqué. A gauche on apercevait les annexes augmentées de volume et à droite une poche bien délimitée. On détacha les annexes gauches, on ‘placa une pince sur le col utérin et une sur le côté droit de
l’utérns. On pratiqua alors l’ablation de cet organe avec les annexes gauches: il ne restait que le pyosalpinx droit. Au cours de l’intervention celui-ci fut crevé mais on trouva maloré cela un plan de clivage qui permit l’énueléation.
On pratiqua alors la Higature des pédicules, la péritonisation et le drainage.
Les suites opératoires furent excellentes on put enlever le drain le septième jour, les greffes le huitième et les fils
d’argent le quatorzième. Les urines devinrent de moins en moins troubles grâce à des lavages quotidiens au nitrate d’argent. La.capacité vésicale atteignit alors 150 ec. et la malade fut complètement guérie au mois de juin.
OBSERvATION IX
Jnédite. Due à l'obligeance de M. le prsfesseur Escat
Une malade présentant des signes de tuberculose consulta M. le professeur Escat pour des troubles urinaires qui furent momentanément attribués à de la tuberculose rénale. Une cystoscopie pratiquée alors permit d’apercevoir un orifice que l’on prit pour l’embouchure uretérale ;
‘une sonde fut introduite et détermina une issue considérable Ge pus. Ce pus inoculé à à cipq cobayes détermina cinq cas de tuberculose grave et l’on conclut à une caverne ré. nale.
La néphotomie fut décidée : le rein fut trouvé sain. Pourtant lé pus continuait à s’éliminer par la vessie si bien que grâce à ce drainage naturel la malade guérit. L’efreur de diagnostic ne lui fut done pas funeste, elle aiguilla Simplement les recherches vers les organes génitaux et permit la constatation d’un py osalpinx rompu dans la vessie qui guérit consécutivement.
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