‹ Contribution à l'étude des ruptures et désinsertions de la longue portion du biceps brachial et de son tendonChapitre 24 sur 47 · LISA · texte numérisé non relu

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contact avec le dôme du muscle ; il en était ainsi dans l'observation que nous rapportons ; d’autres fois il est replié en 8 de chiffre ou même enroulé sur luimême tel un ressort de montre.

Lorsque la rupture est opérée tardivement, le tendon est entouré de tissu scléreux cicatriciel duquel il faut le dégager.

L'’extrémité du tendon est tantôt effiloché en pinceau, tantôt renflé en massue (Hochstetter). Enfin il peut avoir entraîné avec lui un morceau de bourrelet glénoïdien (cas personnel) ou le tubercule osseux susglénoïdien. L'examen histologique révèle la nature cartilagineuse ou osseuse du fragment. |

2° RuPTURE DU TENDON. — A moins de section tendineuse par un instrument tranchant les extrémités n'ont pas une tranche nette ; elles sont, au contraire, irrégulières et effilochées. Selon que la rupture s’est produite plus ou moins haut dans l'articulation, on trouve, au cours de l'intervention, une portion inférieure plus ou moins longue, mais toujours plus courte que celle observée dans la désinsertion. La portion supérieure restée intra-capsulaire n’est pas visible.

B. — Lésions EXTRA-ARTICULAIRES.

1° RUPTURE BASSE DU TENDON. — Elle se produit hors de la capsule. Comme précédemment il existe une portion inférieure en général très courte. La portion supérieure pend hors de la coulisse bicipitale. Dans ces cas favorables la suture bout à bout est parfois possible.

2° DÉCHIRURE MUSCULO-TENDINEUSE./— Le musclé est arraché à son insertion, c’est-à-dire dans la concavité de l'extrémité inférieure du tendon.

D Re.

3° DÉGHIRURE MUSCULAIRE. — Elle est complète ou partielle en un point quelconque du muscle de la longue portion.

ARTICULATION SCAPULO-HUMERALE

Fievez a mis en évidence le rôle de l’arthrite sèche dans les ruptures intra-capsulaires du tendon, Rôle qu'il a d’ailleurs exagéré. Il n’en est pas moins vrai que les altérations arthritiques sont à l’origine de certaines ruptures. |

Dans ces cas les surfaces articulaires, au lieu d’être lisses, présentent des formations ostéophytiques, des ecchondroses et des destructions cartilagineuses qui sont susceptibles d’user le tendon par frottement. Ces lésions sont décelables cliniquement par des craquements et par les douleurs qu'elles provoquent. Enfin, le plus souvent, elles sont visibles radiologiquement sous forme d’irrégularités du pourtour articulaire, images qui ne seront pas confondues avec celles de petites irrégularités osseuses pouvant résulter de l’arrachement du tubercule sus-glénoïdien.

LESIONS MICROSCOPIQUES

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