À. — ROLE DE L'INFECTION
A côté de la technique opératoire, il faut tenir dans
l’étiologie, un compte important de l'infection, dont le rôle, pour certains auteurs, est absolument primordiale. L’infection, même sous sa forme atténuée, peut entraîner des complications lointaines, dont la plus grave est justement l’amincissement de la cicatrice.
L'infection utérine, entraînant un léger degré d’endométrite, pourra gagner les orifices de suture et entraîner la désunion d’uri ou deux fils isolés. L’infection atténuée d’un ou deux points de suture, sera trop faible pour provoquer une péritonite port opératoire, à cause de la défense du péritoine et de l’épiploon. mais sera assez forte pour donner un exsudat sérosanguinolent, plus encore que purulent, qui s’interposera aux surfaces cruentées et empêchera ainsi une coaptation parfaite.
Et cette infection, à peine soupconnée cliniquement, par une élévation de quelques dixièmes de degré, ignorée même le plus souvent, pourra ne manifester ses effets que beaucoup plus tard, par la rupture de la cicatrice imparfaite.
Pour le Professeur Bar, notamment, le vrai facteur déterminant, dans la faiblesse de la cicatrice, c’est l'infection, et Cathala admet que l’asepsie parfaite du liquide amnotique joue un grand rôle dans les suites de l'opération césarienne.
Mais les suites opératoires peuvent-elles servir de guide, d’une façon absolue, pour présumer de l’état de la cicatrice ? En d’autres termes, la présence ou l’absence d'infection post-césariennes, entraînentelles forcément l’imperfection ou la solidité de la cicatrice ?
PSE Rs
Non, et la thèse de Moisson-Lacombe faite sous l’inspiration du Professeur Couvelaire, rapporte dix cas d’amincissement notable de la cicatrice, où les suites opératoires avaient été simples dans cinq cas et subfébriles dans cinq autres cas.
Par contre, il est possible de voir des grossesses répétées avec accouchement normal survenir, chez des femmes ayant subi une césarienne, dont l’évolution fébrile indiquait nettement l'infection.
Mais en réalité, dans la majorité des ruptures, on trouve que la césarienne «a été suivie de fièvre pendant plusieurs jours, ou bien d’une fistule, toutes signatures de l'infection.