‹ Contribution à l'étude des Ruptures Utérines après Opération CésarienneChapitre 20 sur 40 · INFLUENCE DE LA TECHNIQUE DE SUTURE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA TECHNIQUE DE SUTURE

Le Professeur Charles (in Th. Vasseur) attribue la guérison incomplète de la plaie utérine, suite de l’opération césarienne. « à un défaut de la technique opératoire et à l'infection ».

Tous les opérateurs sont d'avis de suturer plan par plan la paroi abdominale, mais les avis diffèrent pour

la paroi utérine.

I. — Les uns suturent simplement en un seul plan, saisissant l’épaisseur de la tranche utérine. C’est l’opinion du Professeur Bar qui n'a jamais vu de gouttière amincie siégeant du côté de la surface séreuse : « Sur la paroi utérine, des sutures en masse suffisamment rapprochées et profondes sont suffisantes ».

Pinard, Couvelaire, Doléris, Demelin (in Th. Marioton) considèrent l'infection provoquée par les points perforants qui pénètrent dans la cavité utérine comme illusoire et croient qu’il y a intérêt à saisir, en masse, toute l’épaisseur de la paroi: « Ce procédé, écrit Doléris (p. 94) est plus sûr pour un affrontement continu et parfait, tandis que la suture ancienne laissait un certain écartement des lèvres de la plaie du côté de la muqueuse ».

Doléris, Pinard (in Couvelaire, Soc. Obst. de France, 1909), Potocki (Ann. de Gyn. et d'Obst., 1886, 1889, 1890), Olshausen (Congrès de Moscou, 1897) font par dessus le premier plan musculaire une nouvelle suture séreuse ou même, comme le pratiquent Doléris et Couvelaire, musculo-séreuse. Cathala vient récemment d'approuver celle-ci.

II. — Mais certaines opinions se sont élevées contre le passage du fil dans la cavité utérine et contre Demelin et Potocki : Segond, Hergott, Mac Pherson, Cocq et Masay craignent l'infection secondaire des soies, qui ne sont plus protégées par la barrière muqueuse.

De même, le Professeur Charles (in Th. Vasseur) dit qu’ « il faut éviter ia caduque afin de ne pas introduire des microbes de la caduque dans la paroi mus-

culaire ».

Toutefois Bar pense que s’il est bon de respecter la muqueuse, il faut se garder de ne suturer que la moitié externe de la paroi et Mouchotte recommande,

en insistant, de piquer laiguille de chaque côté à une certaine distance (un cm.) de la ligne de suture de façon à prendre dans l’anse du fil une épaisse tranche musculaire.

Vallois a présenté 31 cas de césariennes pour rétrécissement pelvien, sutures « faites à la soie n° 5, points séparés, rapprochés et embrassant toute l'épaisseur de la paroi ». Il constata un seul amincissement important sur 9 césariennes itératives.

Quelle technique suit-on à Lyon ?

De Cougny Préfeln montre que la méthode employée chez les malades opérées par M. le Docteur Plauchu est celle enseignée à ses élèves par le Professeur Fochier. Elle consiste à faire :

1° Un premier plan, le plus important, de points séparés, de centimètres, en centimètres, réunissant exclusivement l'épaisseur du muscle utérin d’une tranche à la tranche opposée.

Le fil est passé, partant au-dessous de la séreuse et ressortant au-dessus de la caduque qui n'est pas comprise dans le fil. Le fil fait un trajet semblable, sus-muqueux, sous-séreux, mais en sens inverse, dans la tranche musculaire opposée.

Ce premier plan assure la solidité de la cicatrice et l’hémostase. Des fils supplémentaires sont placés çà et là en des points qui suintent encore. Il est essenüiel d’arrêter l'hémorragie par ce premier plan.

2° & Un deuxième plan est destiné par un surjet

à enfouir et à cacher complètement le premier ; c’est

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