Pendant le travail
Seule la contraction utérine est la cause efficiente. La presque totalité des ruptures utérines, se produisent à la fin de la grossesse ou pendant le travail. La rupture pendant la grossesse est rare et sans doute faut-il faire dans ce cas la part des contractions indolores de la grossesse, bien qu’elles soient plus faibles que celles du travail.
A. — RUPTURE PENDANT LA GROSSESSE. — Elle est rare. Les observations de Hofmeier, Léopold Meyer, Shinck, Schütte, rapportées par Boudreau, signalent sans plus de détails une rupture « avant terme ». Plus intéressantes sons les observations de :
Munrokerr : Une quatrième grossesse, avec césarienne à la troisième, détermine la rupture au
sixième mois.
PGO
Richter : Césarienne classique en 1906. Deuxième grossesse en 1909. À quatre mois douleurs abdominales. Au septième mois, douleurs, fièvre. Extraction par les voies génitales d’un enfant macéré.
Werth : Césarienne en 1903. Deuxième grossesse en 1905, avec rupture complète au cinquième mois, laissant passer l’œuf dans la cavité abdominale.
Wysz : Césarienne en 1906. Deuxième grossesse en 1909. Au quatrième mois, douleur abdominale violente et apparition d’une fistule sur l’ancienne cicatrice. Au septième mois, douleurs, fièvre, frisson. Une laparotomie fait constater une rupture utérine ancienne. Les adhérences avaient maintenu le fœtus dans la cavité utérine.
Parmi les observations récentes que nous rapportons : nous trouvons seulement quatre cas.
D' Plauchu : La première observation montre une rupture se produisant en juillet 1916, au cours d’une grossesse seulement au septième mots (D. R. 22 décembre 1915).
D' Rhenter : Césarienne en 1920. Mort en avril 1921, d’une rupture utérine, survenue au huitième mois d’une nouvelle grossesse, avant tout signe permettant de penser à un début de travail.
Holland : Une des cinq observations signale une rupture à huit mots.
Kickham : Rupture à sept mois et demi.
B. — RUPTURE PENDANT LE TRAVAIL. — Presque toujours. Il est difficile de distinguer les ruptures qui se seraient produites tout à fait à la fin de la gros-
sesse, mais avant tout début du travail, des ruptures survenues au cours même du travail. Elles paraissent le plus souvent contemporaines du début du travail, la paroi cédant dès l’apparition des premières douleurs. Sur 14 cas recueillis par Marioton, on trouve :
6 fois rupture dès le début du travail.
1 fois rupture quelque heures après.
2 fois rupture 5 heures après.
1 fois rupture 7 heures après.
1 fois rupture 18 heures après.
1 fois rupture 20 heures après.
1 fois rupture 24 heures après.
La plupart des ruptures se font donc pendant le travail.
Il va sans dire que les conditions sont réalisées au maximum, lorsque la contraction utérine d'expulsion lutte contre un obstacle quel qu'il soit, rétrécissement du bassin, présentation vicieuse, excès du volume du fœtus.
EG