CHAPITRE PREMIER
Fréquence des ruptures utérines
après opération césarienne.
Schauta, en 1895, n'hésitait pas à affirmer qu'après « l’hystérectomie pratiquée exactement avec les règles de la technique moderne, on ne doit plus avoir lieu de redouter la rupture de la cicatrice lors des accouchements ultérieurs ». C'était une déclaration un peu optimiste. Si avec une asepsie plus grande et une technique plus précise, les chances de rupture de cicatrice ont été diminuées, par contre on a augmenté beaucoup les indications de l’opération césarienne, de sorte que la rupture reste assez fréquente.
Jolly, en 1873, rassemblait 580 cas de ruptures utérines. Mertz, en 1894, relève 227 cas postérieurs au travail de Jolly. C'était une complication presque inévitable avant l’emploi de la suture utérine, et si l’on en croit Krukenberg, presque toutes les césarotomisées, qui avaient échappé aux complications postopératoires, n’évitaient pas la rupture, si elles rede-