‹ Contribution à l'étude des Ruptures Utérines après Opération CésarienneChapitre 7 sur 40 · SEA · texte numérisé non relu

SEA

venaient enceintes. La fréquence, différente suivant les auteurs et suivant lés époques, serait, d’après Boudreau :

KrFURENDeTT es LP ae ODA AT SUCEILACEREE ne Re TU 90 % DALRÉE SENS ae RO El NE 3134: % Datinanite. NS ap 30,4 % PAT SEE TES ED ER AT 18,18 7 DIDDeR tr) rer ete OUR MEME 5:9-.2%6 CISHAUSENE RE An ME RE RES 5 % MAC PDELSON ESC EN NN Re 2,56 % Nan LEUNEN TER ee PE 2,06 %

La moyenne pour trente années serait ainsi de 22,38 ‘*. En réalité, c’est une proportion beaucoup trop élevée pour notre époque, bien que cette proportion soit difficile à établir, car on ne connaît pas le nombre de toutes les césariennes faites. Marioton, faisant dans sa thèse la moyenne entre différents auteurs : Bar, Kouwer, Pestalozza, Franck, Brindeau, Mac Pherson, Pinard, Olshausen, arrive à un total de quatre ruptures sur 157 grossesses post-césariennes, soit 2,54 %. |

Nous sommes donc loin, à l’heure actuelle des statistiques de Krukenberg, indiquant, en 1886, une proportion de 40 à 50 %. Notons toutefois, d’après Morisson Lacombe, qui n’a pu se procurer les documents originaux que Loose en Amérique, donnerait 30 % et Mason 40 l* de ruptures utérines. Dans la statistique la plus récente, Williams donne, en 1916, 20 %, Ce même auteur estime d’ailleurs que la fréquence des

RS

ruptures semble augmenter depuis quelques temps, et s'élève contre l’abus des césariennes.

Rivière rapporte, d’après un travail récent du Professeur Bar, les chiffres suivants :

Essen Moller : 15 ruptures sur 108 grossesses postcésariennes.

Hoven et Young : 5 ruptures sur 70 grossesses post-cé-

sariennes.

Rongy : 3 ruptures sur 100 grossesses post-césariennes.

Les statistiques françaises récentes paraissent meilleures. Couvelaire ne retrouve que deux cas de rupture pour cinquante gestations de sa pratique personnelle, soit 4 %.

Le bulletin du Lyon Médical du 25 mars 1922, mentionnait, à propos du cas de rupture rapporté par les Docteurs Fabre et Rhenter, que « c’est le premier accident de ce genre observé à la clinique! obstétricale où, avec une technique sensiblement identique à ellemême, soixante-quinze césariennes, dont plusieurs itératives avaient été pratiquées par le regretté professeur-Fabre ».

Morisson-Lacombe estime, dans ca thèse, que la rupture survient dans 4 % des cas. C’est bien la proportion de Couvelaire. Enfin, récemment (août 1922), Cathala admet qu’elle se produirait dans 3 % des Cas. C’est donc en somme une complication assez rare, au moins en France, et qui en tout cas n’a rien de comparable aux statistiques américaines.

So

Page 1