‹ Contribution à l'étude des RussulacéesChapitre 27 sur 44 · LOGS · texte numérisé non relu

LOGS

b) MicROSCOPIQUES : ü

Réactif suljoformolique : brunissement des cystides des lamelles et des laticifères.

Habitat.

Bois de chênes; sols siliceux; octobre-novembre; répandu.

Remarques.

Comparer les caractères anatomiques de Lactarius lacti- [lavus Cost. et Duf. et de L. serifluus DC, du groupe du L. subdulcis Fr.

LACTARIUS LACTIFLAVUS COSTANTIN Er DUFOUR — L. theiogalus Ricxen — L. rubescens BREsADoOLA.

Caractères macroscopiques (1).

a) FORME TYPE 0

Aspect de Lactarius subdulcis Bull.

Chapeau de tâille petite ou moyenne (3-6-(8) cm.), d’abord convexe, à marge incurvée, puis cyathiforme, rarement plan, faiblement ou non mamelonné, à revêtement lisse ou rugueux, humide, gélifié, bistre, brunâtre, brun rougeâtre, terre de Sienne, ocracé, hygrophane pâlissant peu à peu, devenant chamois pâle et apparaissant alors pruineux, pailleté, pulvérulent; à marge lisse, quelquefois striée, cannelée.

Chair imbue (mince, translucide vers la marge du chapeau), compressible, chamois bistré (chamois pâle dans les spécimens desséchés), briquetée, brunâtre dans le pied; goût douceâtre, après l'écoulement du lait, inodore ou subinodore.

Lait blanc, suintant souvent des lamelles, devenant, jaune sulfurin pâle à l'air et en séchant, âcrè, piquant (même goûté en faible quantité),

Lamelles adnées, décurrentes par une dent, moyennement serrées, parfois un peu lâches, minces, plutôt étroites (3-5 mm.), peu fragiles, souples, droites, non ventrues, lisses sur l’arête, entremêlées de petites lamelles, d’abord incarnat,

(4) Nous croyons utile de décrire avec précision les caractères que nous avons observés parmi les nombreux spécimens recueillis. Cette espèce, d’ailleurs, n’est pas fréquemment étudiée.

pa

finalement roussâtres, pruineuses, avec un reflet rosé lilacin sur les faces.

Pied cylindrique ou subcylindrique (4-58) cm. x B- 10 mm.), ferme, puis creux, plus ou moins comprimé, bosselé, lisse ou un peu rugueux, incarnat fauve et un peu pruineux au sommet, briqueté, brunâtre et muni de poils roux briqueté, hirsutes, dressés à la base (@) (ce dernier caractère est visible sur presque tous les échantillons).

b) FoRME B 6)

Cette forme diffère de la forme type «, par :

le chapeau, largement évasé, à marge incurvée (et non cyathiforme avec les bords droits ou relevés), de couleur claire, roux fauve, fauve incarnat, souvent rugueux;

le lait douceâtre et sans âcreté (goûté en faible quantité), mais amer, S'il est goûté plus abondamment;

enfin, par l'odeur forte aromatique, persistante, rappelant celle de Russula fallax Cooke où de R. fragilis Fr.

Caractères microscopiques (Planche VIT, fig. 2).

CHapeau. — Couche externe du revêtement gélifiée, sans cystides, présentant des hyphes filamenteuses, étroites, peu colorées, couchées, émergeant çà et là sous forme de petits poils arrondis, dilatés à l’extrémité, étroits : (3,5)-5-7 y.

Couche interne, formée d’hyphes filamenteuses, incolores, étroites; laticifères grêles.

Chair du chapeau riche en laticifères et en filaments.

(2) Ces poils, qui existent sur la base du pied d’autres espèces voisines telles que, Lactarius serifluus, sont formés d’un grand nombre d’hyphes filamenteuses, étroites (3,5-5 u), accolées ensemble, latéralement et bout -à bout.

(3) Parmi les spécimens très nombreux que nous avons vus et recueillis, nous avons remarqué que certains, provenant de localités différentes, offraient les particularités que nous décrivons ici. Cette forme présente des caractères microscopiques et chimiques identiques à ceux de la forme type, mais elle est bien distincte macroscopiquement, et aisément reconnaissable; aussi, avons-nous pensé qu'il serait intéressant de la signaler.

AT 2e

Pen, — ReYêtement, sans cystides, formé d’hyphes cylindracées, étroites, couchées, présentant çà et là de petits poils arrondis, dilatés au sommet, étroits : (3,5)-5-7 x, peu saillants, dressés.

Laticilères souvent développés.

LAMELLES. — Arête, homomorphe; sous-hyménium moyennement épais, contenant parfois de petits laticifères; médiostrate filamenteux (composé de cellules cylindriques, accolées bout à bout, souvent dilatées à une extrémité), avec des laticilères grêles et peu abondants. Basides nombreuses, peu allongées : (39,5)-43-50 x (9)-9,5-11-(12) y. Cystides assez nombreuses, remarquablement saillantes ® (elles : dépassent l’hyménium, d’un tiers de leur longueur, environ), étroitement fusiformes, eflilées, pointues au sommet, parfois très finement appendiculées; contenu granuleux, 93-112-(132,5) x (6)-8-9,5-(11) w. :

SPORES. — Spores blanc crème, vues en tas, subglobuleuses; verrues assez saillantes sur l’épispore, petites ou moyennes, quelquelois isolées, souvent reliées entre elles par des anastomoses bien marquées (parfois minces), formant un réseau plus ou moins compliqué : spores du type verruqueux, crêté, (6,5)-7-9,5-(10) x 6-7-(8) n.

Caractères chimiques.

a) MACROSCOPIQUES

Acétate de benzidine : coloration bleu de Prusse sur tous les tissus; |

Réactif suljoformolique : brunissement du latex. b) MICROSCOPIQUES :

Réactif sulfoformolique : brunissement des cystides des

è . px lamelles et des laticifères.

(4) Surtout les cystides de la base des. lamelles. Nous indiquons, sur la pl. VIT, fig. 2, la ligne d’émergence de la cystide représentée.

BoucHET, 5

RS 1) er

Habitat.

Bois de pins (entremêlés ou non de chênes), sur terrain siliceux, souvent dans la mousse, au pied des arbres, même sur les vieux troncs moussus de pins, au milieu des copeaux et des feuilles de pins, enfouis dans l’humus (octobre, surtout novembre, même décembre et janvier) 6). En troupes très abondantes; la forme B est plus rare. Environs de Bordeaux.

Remarques.

Cette espèce nous a présenté, sur les lamelles, des cystides très longues, étroites (souvent 7-8 u), remarquablement saillantes par leur longue pointe eflilée.

Les cystides du Lactarius quietus, de même forme, sont beaucoup moins saillantes, moins longues et même moins nombreuses.

La couche externe gélilfiée du revêtement piléique est plus développée que celle de Lactarius quietus Fries.

(5) Les spécimens qui poussent ainsi tardivement, par des conditions souvent défavorables, ne laissent plus écouler de lait à la cassure.

Groupe Des PRUINOSI QUELET

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