‹ Contribution à l'Étude des Salpingites chez les ViergesChapitre 10 sur 19 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

ETIOLOGIE

Nous pensons que les causes de cette forme de salpingite sont les suivantes

1° Les microbes banaux de la vulve et du vagin ;

2° La menstruation ;

3° Fxaltation de la virulence des microbes :

4° Etat de moindre défense de l’organisme.

Et pour accorder à chacune de ces causes leur valeur propre, nous pourrions donner de l’étiologie le schéma suivant >

Microbes banaux de la valve et du vagin, remontant le long des voies génitales ouvertes par les menstrues et y créant des réactions inflammatoires vives, soit par exaltation de leur virulence, soit que l’organisme soit en état de minus resistentie.

1° Microbes. — Nous avons bie affaire à des microbes vulgaires ; les examens bactériologiques publiés par M. Bégouin, mais surtout l'étude si complète de M. le prolesseur Euzière, nous en donnent la certitude, Ft ce qui nous montre bien la banalité de ces espèces, c'est que tandis que dans une trompe nous avons des staphylocoques, dans l’autre nous avons des diplocoques. L’infection est mixte : mélangés dans le vagin, les microbes ont continué

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à l’être dans l’utérus ; la séparation ne s’est faite que dans les trompes, au moment de l’exaltation de leur virulence ; les plus nombreux ont eu l’avantage, M. Bégouin trouve lui aussi des microbes multiples.

Ces microbes ont suivi la voie ascendante, et cela, nous tâächerons de le montrer en étudiant la pathogénie.

2° Menstrues. — Nous avons dit que les menstrues agissaient comme une cause prédisposante. Examinons ce qui se passe chez une fille vierge nubile ou impubère.

a) Vierge impubère : Dans ce cas, il est très difficile d’admettre une infection ascendante par la vulve, le vagin, l’utérus. Trop d’obstacles s’opposent, en effet, à l’ascension des microbes. Une première défense est constituée par l’occlusion des grandes et petites lèvres, mais c’est une protection bien faible et les vulvites des petites filles en font foi. Le vagin, par ses sécrétions bactéricides et par le fait qu’il n’est pas déplissé, oppose une barrière plus efficace ; mais c’est surtout l’utérus, avec son bouchon muqueux du col, sa cavité presque virtuelle, qui sera le véritable obstacle aux progrès de l’infection. Kt même si une métrite se déclarait, la trompe se défendrait encore par son ostium ulterinum, par sa lumière peu ou pas perméable, ear aucun ovule ne l’a parcouru ; c’est un organe encore endormi.

Aussi ne croyons-nous pas qu’une infection d’origine externe puisse remonter jusqu'à la trompe chez une vierge non nubile, D'ailleurs, les observations que nous publions viennent à l’appui de cette théorie, puisque toutes les vierges dont il est question étaient nubiles.

D’autres infections d’origine sanguine, ou par propagation de proche en proche d’origine interne (appendiculaire

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