HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE
À fes Les principales variétés histologiques de sareomes A l'intestin grêle sont par ordre de fréquence: Le Le sarcome globo- he 1 comprenant environ 90 0/0 des CAS HT | S 19 Le sarcome fuso- cellulaire, comprenant 20 0/0 des CAS ;
1300 Le lymphosarcome, de 0/0 des cas.
On a encore décrit des sarcomes alvéolaires à kystes hémorragiques et des sarcomes mixtes: des myosarcomes,
des Mmyxo- sarcomes, des fibro-sarcomes. Mais tous ces types n’ont rien de caractéristiqueet peuvent se ramener aux précédents. Ce sont, en somme, des sarcomes globo et fusocellulaires, dans lesquels les ilots sarcomateux se trouvent séparés par une trame de tissus musculaires, graisseux ou fibreux, qui participent à la prolifération néoplasique.
Le type lymphosarcome, qui, lui, est admis comme une
individualité bien caractérisée par le plus grand nombre, :
| nest neo par d’autres que comme une variété de sarcome fuso ou globo-cellulaire. On a prétendu, en effet, que dans l’intestin, le tissu lymphoïde étant très abondant (Plaques de Peyer, follicules clos), bien des tumeurs avaient 6té décrites comme des lymphosarcomes qui n’étaient, en réalité, que des sarcomes fuso où globo-cellu-
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| Jaires. Aussi sommes- -nons d'avis ne > Héturétie) Fes sarcome ne doit être appliquée qu'aux tumeurs possédant |
un réticulum de. tissu. Eraphoïde, en net, dans : 1 toute leur étendue.
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‘ Dans sa thèse, no a eu- a it pue dé nn ue. dans deux observations personnelles les deux
variétés principales de sarcome du grêle: les formes globo
. et fuso-cellulaires. D’ autre part, notre observation re sonnelle, (dont nous devons l’ examen histologique à à L ’ama bilité de M. le professeur Bosc) se trouve être un cas de
Re bien caractérisé. TÉEE
C’est d’après ces {a ois faits que nous décrir ons les’ caractères macroscopiques de ees trois grandes classes de tu-
meurs malignes, primitives de l’intestin grêle.
- Voici d’abord la ede du premier type: le sarcome é
globo-cellulaire: £ :
« Sur les coupes oi à un faible on pour pouvoir examiner l'aspect général de la préparation, on:
voit que toute l’épaisseur : de la paroi intestinale est infil-
trée par des amas de cellules arrondies ; là muqueuse est encore visible, la pièce provenant d’une autopsie, on aper-
coit les villosités en partie dépourvues de léur épithélium. La sous-muqueuse est encore reconnaissable, mais déjà
très infiltrée ; la muscularis mucose est conservée ; c’est:
au niveau . fibres musculaires lisses de l'intestin que les lésions sont le plus marquées; les fibres circulaires surtout
sont complètement désorganisées, dissociées par l'infiltra- tion des petites cellules rondes. Cette infiltration se poursuit jusqu’à la sous-séreuse, le revêtement péritonéal est conservé. L'ensemble de la paroi intestinale est très épais- : sie, elle mesure au moins 2 centimètres, alors qu’à ? état.
normal elle n’a que 5 à 6 millimètres.
A un fort grossissement on aperçoit les particularités
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, 1e-diagmostie. D
Fe Aitologiques di qui peuvent permettre de fai
$ Les cellules qui constituent le néoplasm sont quelque-" es Le de L arrondies, plus souvent aussi irrégulièrement polyé- | . driques, par pression réciproque ; leurs noyaux sont vive:
| ment colorés par le bleu d’Unna. -Quelques-uns ‘ ‘de ces Ne
noyaux sont en division indirecte. Le protaplasma des cel ; lules est généralement assez peu abondant et se colore | en jaune par l? éosine; les cellules sont de taille à à peu près semblable dans toute. l’ étendue de la préparation. En bien des points, les vaisseaux ne sont. représentés. que par des
lacunes creuses, dans l’ épaisseur même des éléments de LE ME ti a or tumeur. En d’ autres points, on reconnaît les vaisseaux
ë préexistants de la paroi intestinale, entourés d’un très grand nombre de cellules arrondies, présentant les caractères décrits ci- dessus, Nulle part, nous n ’avons trouvé de
à rétieulum. net dans la tumeur: il existe bien par endroits des fibrilles connectives qui séparent les cellules les unes
des autres, sur une petite étendue, mais sur des coupes secouées dans l’eau distillée, il est impossible de trouver un réticulng comme celui des organes lymphoïdes. On ne rencontre pas de cellules géantes plurinuclées. En un point de la préparation, on voit un ilot irrégulier découpé dans l’évaisseur de la tumeur, dépourvu d'éléments cebnlaires
. colorables; c’est un foyer de nécrose, »
En résumé, il s’agit d’un sarcome globo- cellulaire done les éléments néoplasiques arrondis ont envahi toutes les tuniques de l'intestin sans ulcérer la muqueuse. 2
Dans sa seconde observation, Lecène nous décrit le type fuso- cellulaire : en voici les principaux caractères :
« Sur des préparations comprenant toute l'épaisseur de la paroi intestinale en plein centre de la tumeur, il est im. possible de reconnaître les éléments histologiques qui constituent la paroi. La muqueuse à disparu, il ne reste cà et là,
5 1 e us -sac ce à moitié de Fi d traces de a couche museulaire qui a été digérée, aucun L élément ne donne la réaction caractéristique des fibres museulaires lisses (Van Gieson). Toute la paroi intestinale en; masse. a été remplacée par un tissu. néoplasique, qui pré . on les caractères suivants: jen A :
| os toutes dans le même sens et formant ainsi des bandes parallèles. Entre ces éléments cellulaires fusifor-
: tissu. -conjonctif ; les: noyaux de ces cellules sont volumi- Æ neux, souvent en division indirecte atypique; dans quelor ques- uns même, on trouve cinq à six noyaux accolés ensem- He. ble au centre de la cellule et formant une masse bourgeon- : > nante. Si on. recherche les vaisseaux, on voit que. si par : place on en trouve de bien contitués, en d’autres points, Robe sont constitués simplement, par des lacunes sans paroi . propre, creusées au milieu des cellules fusiformes. Pas de ee foyers de nécrose, seulement quelques îlots d'hémorragies t, | mterstitielles. Is agit d’un sarcome fuso-cellulaire qui a . détruit toutes les couches constituantes de la paroi intes-. finale, et ulcéré Ja muqueuse. L’é épaisseur de la paroi est doublée.» : DR Rp dE w Enfin Voici, : d’ après notre observation, 4 description 3 Listologique du type lymphosarcome:
Une coupe prélevée au niveau de la grosse un en un point ulcéré, nous montre une infiltration serrée de petites cellules rondes, identiques à à celles du tissu adénoïde dans uné trame conjonctive fine qui, par endroits, devient épaisse. Cette infiltration a détruit la structure normale de l’intestin et à sà surface elle présente une ulcération.
‘A est formé de cellules à à corps fusiformes Lis où moins te
mes on rencontre très souvent de très fines fibrilles dés
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Les vaisseaux : sanguins sont volumineux et les vaisseaux y mphatiques. très: délicats. a on. .
A un fort grossissement, on voit que linfitration est. surtout formée de. cellules à à type. lymphocytique, bien ca- à ractérisées, petites, rondes, avec un gros noyau chargé. de de € chromatine et entouré d’ une mince zone de protoplasma. Fe Le Entre ces cellules on trouve, surtout. au voisinage des poi is +. cl rulcération, c’est-à- dire aux points. où. la tumeur atteint Lie son maximum de développement, des cellules volumineuses de 7 à à. 8 mm. de diamètre, à à protoplasma’ granuleux, avec un où deux noyaux. Certaines. peuvent prendre un volume double et constituer des: “macrophages; elles renferment, d Fe À en effet, à côté du noyau, des débris de globules rouges Le) ou des. cellules leucocytaires dégénérées. Ces cellules viennent de la trame qui $ ’amineit et dont les fibrilles renfer-.
ment des cellules allongées, qui deviennent fusiformes Qu, s’arrondissent, deviennent polygonales pour former à x certains endroits des amas cellulaires atypiques, qui don-. nent encore à à la. tumeur leur caractéristique de malignité. Dans tous les organes l’infiltration des lymphocites se fait progressivement à à travers les cellules CRE qui sont peu à peu détruites
Maintenant que nous connaissons la structure bistologique des diverses catégories de sarcomes, nous sommes amené à nous demander s’il n ÿ a pas une relation de cause à effet entre la structure. et la malignité. |
Si nous comparons à ce sujet les observations qui ont été suivies d’examen histologique, nous constatons que … sur six cas de sarcome fuso-cellulaire, pendant trois fois en ne constate aucune métastase; trois fois, au contraire, AN il y avait généralisation glanglionnaire ou péritonéale. La
généralisation pour les sarcomes fuso-cellulaires se fait done dans 50 0/0 des cas. Pour le lymphosarcome et le
“ EU otade à de 95 0/0. | |
À Il est donc certain que le sarcome fuso- cellulaire est relativement 1 moins grave que les autres formes, aussi ne le. rencontre-t- on que rarement sous Ja forme diffuse. Nous formulerons done cette proposition : si là forme circonserite peut. quelquefois se rencontrer. dans les sarcomes D à glübo-cellulaires et les lymphogarcomes, elle est généralement la règle dans les sarcomes fuso- cellulaires.
- Cette constatation n? est pas sans importance et l’on comprend, ‘sans commentaires, 12 intérêt qu’elle De au point de vue pronostie.s \ | MARS R
“ Nous terminerons ce chapitre, en faisant remarquer
| qu’ ’il est cependant une question qui serait au moins aussi: 2. intéressante au point de vue pathogénique, ce serait de connaître le point de départ de ces sarcomes primitifs de
: ’intestin grêle. ù ;
Les observations. que nous ‘avons parcourues ne nous permettent pas de conclure. La majorité des auteurs s’accordent à placer ce point de départ dans la sous-muqueuse de] ’intestin, et ils s ’appuient, pour démontrer ce fait, sur * l'examen histologique de petits noyaux sous-muqueux, pa- raissant représenter le néoplasme au début; mais rien ne prouve que ces noyaux ne soient des métastases, comme nous l’avons vu plus haut.
I] semble certain que ces sarcomes sont des tumeurs E intrapariétales d’emblée, et que le point de départ est dans Je tissu conjonctif de la paroi intestinale. Mais est-ce dans la sous-muquetse, dans lé tissu conjonctif de la couche musculaire, dans les gaines péri- vasculaires ? Nous ne pou- vons le préciser.
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ue di ‘sarcomes ae db Re one) 4. pas rudimentaires ; aussi Serons- nous obligé de è sacrifier que # que peu ce chapitre. rs AU T FAT + D Dans sa. thèse sur les Penn primitives ‘4è l'intestin Hièle Lecène nous apprend que sur 80 cas environ de sarcomes, dont il a cité l’ observation, 30 cas s appliquent aux femmes, tandis qu il ‘e en aurait 50 environ s pese aux hommes. Le sexe fort présente ons une prédisposition incontestable, sans que nous pis one en donner une explication. quelconque.
D'après le mênie auteur, l’âge ie aussi une certaine ; influence déterminante ; le maximum de fréquence serait “ entre 20 et 40 ans, c’est-à-dire pendant l’âge moyen de à. la vie. Tandis qu’on ne trouve ce genre de néoplasies que rarement chez les vieillards; il est fréquent chez les en- na fants et on l’a même rencontré chez le nouveau-né.
En effet, dans une observation remarquable que cite à Lecène, Stern est le seul à nous signaler l'existence que sarcome dès la naissance: il s’agit d’un enfant qui vint au monde porteur d’une tumeur déjà très développée, puisque. durant les quelques jours qu’il vécut, elle donna lieu à des phénomènes d’ocelusion intestinale. Ce qui laisse supposer
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‘qne 3% He était déjà ancienne et avait commencé à.se D Our durant la vie intra-utérine. Or, il se trouve qu ’au moment de la naissance, la mère était parfaitement saine et que même après elle n’eut jamais de cancer. Que
faut-il conclure en présence d’un pareil cas? Il nous sem-
4 nous semble la plus satisfaisante dans ce cas particulier. U est incontestable, en effet, qu’une certaine proportion, 2 parmi les sarcomes primitifs de l’intestin grêle, surtout Lt chez les. tout jeunes, peut revendiquer comme origine une : | dégénérescence néoplasique des débris vitellins du diver-
k … ticule de Meckel, anormalement persistants. { Il est probable, cependant, comme Te conclut Boissière dans sa thèse sur ce sujet que l’origine vitelline des sarcomes du grêle ne peut être sûrement invoquée que pour les rares cas où la lésion siège dans le voisinage de l’angle iléo-cæcal, où sur l'extrémité: inférieure de l’iléon, à une cinquantaine de centimètres de cet angle, däns la région où on peut encore rencontrer des restes du Drcnene de
Meckel.
Ces cas, qui paraissent l'exception, mis à part, la pathogénie Ale notre sujet, comme celle des autres tumeurs se réduit à de simples hypothèses. Parmi elles, il faut citer Ja théorie fondée sur les anomalies du développement cellulaire, acquises. On a essayé, en effet, de rattacher - J’existence des sarcomes du grêle à certains phénomènes . pathologiques. Ces phénomènes réveillant l’activité du tissu ” conjonctif le forceraient à une prolifération désordonnée, On a souvent noté le traumatisme dans les antécédents des porteurs de sarcomes primitifs de l’intestin grêle. Mais peut-on conclure de là qu’il existe entre ces deux faits des
- ble qu’en cette circonstance l’origine parasitaire de la tu meur est bien peu probable et nous ne pouvons nous em- pêcher de songer à la théorie embryonnaire, c’est elle qui