Archives de Physique biologique, août 1925, p
Let
connue de la substance à examiner et l’autre avec le solvant pur, en observant toujours le même temps de pose pendant l'opération. On varie progressivement et en sens inverse, au moyen d'un diaphragme rectangulaire placé sur la lentille du collimateur, les intensités du flux lumineux pour chaque série. Après développement du cliché, on détermine pour chaque paire de spectres « solvant et substance » les points d'égalité de noircissement.
À chacun de ces points pour la radiation correspondante ayant une intensité Io à l'entrée de la solution, I à la sortie de celle-ci et en arrivant sur la
plaque, on a :
k Pour le spectre solvant : fo = S.
Pour le spectre solvant : 1 2 SO a rs d'où : PR
S et So désignant la surface des diaphragmes et a une constante.
Comme le diaphragme rectangulaire ne varie que suivant une seule de ses dimensions, cette expression ponts écture
I L To DC
L et Lo désignant les longueurs variables du dia-
phragme. La loi de Beer :
I" To. 10%
ne permet de calculer le coefficient d'absorption K :
colog 2%10
On connaît en effet . donné par la lecture des diao
phragmes, € qui est la concentration en grammes par cmc. et 1 l'épaisseur en em. de la couche traversée.
On établit la courbe d'absorption en portant en abcisse les longueurs d'onde mesurées sur le cliché et en ordonnée les coefficients d'absorption K calculés qui y correspondent.
Toutes nos mesures ont été faites sur des solutions aqueuses. De plus, étant donné l’altérabilité de ces solutions à la lumière ultra-violette, nous avons renouvelé la solution pour chaque spectre en nous servant d’une solution-mère maintenue dans l'obscurité et de concentration déterminée par des essais préliminaires afin d'obtenir sur le cliché les points les plus caractéristiques de la courbe. Dans la plupart de nos essais cette concentration était de 0,00002 gr. par cme., soit 20 mgr. par litre.
Nous avons exécuté nos essais avec un spectropho-
tomètre de Jobin et Yvon, construit selon les indications de F. Vlès, dans la partie du spectre comprise
entre 5.000 et 2.200 angstrüm, en nous servant comme source lumineuse d’un arc au mercure Gallois (220 volts, 3 ampères). Le châssis de l’appareil contient des plaques de 9 X 24 cm. (plaque Lumière $S.E.) susceptibles de recevoir vingt-deux spectres successifs,
soit onze paires de spectres contigus. L'appareil est réglé de façon à obtenir le maximum de netteté des clichés. Nous avons employé une fente de 0,2 mm. et des temps de pose de 75” mesurés au chronomètre.
Le pointage des clichés se fait en tenant les plaques au-dessus d’un verre dépoli fortement éclairé endessous et en identifiant par interpolation les points d'égalité de noircissement au moyen d’un étalon du spectre de l’arc au mercure.
A. — Absorption des sels diazoïques dérivant de la p. amino-diphénylamine et de la N-acétyle-p. amino-diphénylamine.
Nous avons étudié l’action des fluoborates en solution aqueuse.
La courbe d'absorption (1) qui correspond au fluoborate diazoïque dérivant de la p. amino-diphénylamine présente une seule bande, dont le maximum est situé à une longueur d'onde Amax — 3.800 À environ pour un coefficient d'absorption K = 58. 10% environ. Ceci est en parfait accord avec la courbe du sulfate établie par Hantzsch et Lifschitz, où ces auteurs situent le maximum à 3.800 À environ.
L'anion ne semble par conséquent pas intervenir dans l'absorption.
La branche ascendante de la courbe du fluoborate
est située en partie dans la région visible du spectre,