‹ Contribution à l'Étude des Septicémies Veineuses StreptococciquesChapitre 6 sur 16 · ANS · texte numérisé non relu

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1° Le streptocoque hémolyticus : Caractérisé par la formation d’un halo de décoloration au niveau de la culture, tranchant sur le fond rouge vif de gélose au sang.

2° Le streptocoque mitior ou viridans : Non hémolytique, qui se développe plus lentement, pas avant trente-six ou quarante-huit heures et dont les cultures prennent l’aspect de points verts de la taille d’une tête d'épingle sans auréole claire autour d’elles.

On reconnaît généralement en France que l’opinion de Schottmuller répond à la majorité des cas. Le dualisme qu'il soutient paraît cependant un peu trop absolu.

Burnet E. et R. S. Weissenbach montrent que la description de Schottmuller est incomplète et que, d'autre part, l’étude de l’hémolyse des streptocoques faite fragmentairement, avec des techniques diverses, à des époques différentes, serait à reprendre.

Cette étude comparative doit être faite, d’après eux, sur trois milieux :

1° Gélose additionnée de 5 à 10 p. 100 de sang normal citraté (sang humain de préférence) coulé après ensemencement en boîte de Pétri pour étudier l’action des colonies isolées.

2° Bouillon additionné de 1/2 cm‘ de sang citraté récemment prélevé; ces deux milieux permettant d'étudier le pouvoir hémo lytique, l’action sur les globules rouges eux-mêmes.

3° Bouillon additionné de sang laqué (à 1/40 à 1/50 de sang laqué par l’éther) ce milieu permet l’étude de l’action sur l’hémoglobine.

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En attendant cette étude ils se basent sur l'examen de nombreux streptocoques pour les classer en deux groupes :

Le streptocoque hémolytique et le streptocoque non hémolytique.

Le streptocoque hémolytique présente les caractères suivants :

Sur gélose au sang citraté de Pétri en 24 heures petite colonie sphérique ou lenticulaire, non colorée, au centre d’un cercle à la fois décoloré et transparent, d’un diamètre égal à 5 à 10 fois celui de la colonie. Il y a à la fois destruction du globule et transformation de l’hémoglobine. En bouillon additionné de sang citraté (1/4 à 1/2 pour 10 cm’) : laquage du sang dans la huitième ou la douzième heure : milieu rouge violacé, ultérieurement coloration brune.

Le streptocoque non hémolytique présente les caractères suivants :

Sur gélose au sang citraté en boîte de Pétni, certains échantillons donnent en 24 ou 48 heures de petites colonies sphériques ou lenticulaires au centre d’un cercle de couleur verte (biliverdine) resté opaque, non translucide mesurant de deux à cinq fois le diamètre de la colonie. La colonie elle-même a pris une teinte verte. Le halo s’éclaircit les jours suivants.

D'autres échantillons donnent dans les mêmes délais naissance à de petites colonies de couleur vert foncé ou brun sans s’entourer jamais, même après

plusieurs jours, de halo périphérique coloré ou décoloré.

En bouillon additionné de sang citraté il se produit ou non un halo vert sur gélose sang : aucune hématolyse.

En bouillon additionné d’hémoglobine en 24 heures coloration rouge brun qui devient jaunâtre du deuxième au cinquième jour, il se forme un dépôt pulvérulent qui présente un reflet verdâtre sur les bords.

Enfin en 1910, Schottmuller a isolé un streptocoque strictement anaérobie, le streptococcus putridus.

Prévot qui a bien étudié les streptocoques anaérobies (Thèse Paris 1924) les classe en anaréobies stricts et en anaérobies de prédilection.

Parmi les anaréobies stricts il distingue des espèces gazogènes et putrides, micrococcus fœtidus, streptococcus anaérobius, streptococcus putridus; des espèces ni gazogènes ni putrides : streptococcus micros, streptococcus intermedius.

Dans les anaérobies de prédilection il n’y a qu’une variété : le streptococcus évolutus.

Micrococcus fœtidus est un gros streptocoque en très courtes chaînettes présentant une direction accessoire de division, poussant en grumeaux sans troubler le bouillon, donnant des gaz fétides dans tous les milieux, surtout riches, de l’acide sulfhydrique dans les milieux bioprotéiques et capable de provoquer expérimentalement des gangrènes fétides, (accessoirement des suppurations).

Streptococcus Anæérobiusest un gros streptocoque en

longues chaînettes dans les bouillons neutres poussant en grumeaux sans troubler le bouillon, donnant des

Maure

gaz dans tous les milieux, de l’acide sulfurique dans les milieux bioprotéiques, provoquant expérimentalement des phlegmons sous crépitants avec œdème rosé ou des infections secondaires légèrement fétides.

Streptococcus putridus est un gros streptocoque en longues chaînettes dans les bouillons neutres, troublant le bouillon, ne donnant pas de gaz dans les milieux ordinaires mais seulement dans les milieux bioprotéiques ou il se dégage une grande quantité d'acide sulfhydrique provoquant expérimentalement des phlegmons crépitants légèrement fétides, des suppurations secondaires fétides. Il existe entre ces deux dernières espèces des variétés aberrantes très fréquentes qui se laissent facilement rattacher à l’une ou à l’autre par leur caractère dominant.

Ces trois espèces sont à des degrés différents les agents de la fermentation sulfhydrique des tissus lésés privés de leur défense naturelle; et du point de vue de la pathogénie des opportunistes et des envahisseurs dont la présence commande la fétidité de l'infection: leur pouvoir infectieux expérimental se manifeste diffcilement dans les milieux ordinaires plus facilement dans les milieux bioprotéiques.

Streptococcus micros est un très fin streptocoque peptolytique et saccharolytique, ne coagulant pas le lait pouvant être occasionnellement pyogène.

Streptococcus intermédius est un streptocoque

moyen, protéolytique, saccharolytique, coagulant le lait, pyogène.

Streptococcus évolutus d’abord anaérobie strict évolue vers l’anaérobiose facultative conservant une prédi-

AR LR iection pour la vie sans air. Le signe principal de cette évolution est le phénomène des zones alternantes.

Il coagule le lait avec rétraction du caillot, liquéfie {a gélatine, c’est un pyogène.

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