‹ Contribution à l'étude des soies artificiellesChapitre 17 sur 81 · NAN · texte numérisé non relu

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taux allongés parallèlement à laxe et isolables. La cellulose amorphe, qui relierait les cristaux, jouerait un rôle important dans les phénomènes de gonflement et de dispersion.

Cette conception est en accord avec les idées de DucLaux.

Le fait, que les rayons X ont montré, que le corps : élémentaire renferme quatre restes glucosiques, n’autorise pas à admeltre que la molécule de cellulose comprend quatre groupes C6 H1 O5. En effet, il est parfaitement admissible que la molécule complète soit un agrégat de valences secondaires.

Mais, comme il est bien prouvé que la cellulose est formée d'éléments tous identiques entre eux, les formules en chaînes pour représenter ce composé sont remises à la mode, c'est le cas du schéma de FREUNDENBERG et E. Braun (87).

Tout récemment, Mark et K.-H. MEYER (88) ont proposé un schéma rendant bien compte des principales propriétés de la cellulose et qui semble avoir fait faire un pas considérable à ce sujet si important.

Mark et K.-H. MEYER, étudiant à fond la structure des cristallites de la cellulose des fibres naturelles, admettent qu'un cristallite est constitué par un faisceau de 40 à 60 chaînes parallèles, comportant chacune de 30 à 50 chainons C$ H19 O5. Dans une même chaîne, les chaînons de résidus glucosiques seraient soudés les uns aux autres, conformément au schéma ci-dessous : de telle sorte que les résidus glucosiques sont reliés solidement entre eux par les valences principales de l'oxygène, et leur rupture ne peut être provoquée que par une hydrolyse énergique,

(87) FREUNDENBERG et E. BRAUN, Liebigs Ann., t. 460, p. 288 ; t. 461, p. 130 (1928) ; Cf. SPONSLER et DORE, Colloïid sympos. Monograph, (1926), 1 © et STAUDINGER, Berichte, t. 59, p. 3019 (1926).

(88) MARK et K. MEYER, Berichlte, t. 61, p. 593 (1928).

EAAATE

comme celle produite par les acides forts, conduisant au

glucose.

t-on ea milan En) RU Nr EU EF RAC REN __——— — CH HOH°C-HC CHOH (ceH"*05) (o) CHOH cH = — CH HOHC CH- CH'oH (ce n'es) HoHC 0 € => LR ae

Les deux valences libres aux extrémités de la chaîne seraient alors saturées, conformément aux idées de Bary (89), par les éléments d’une molécule d'eau et, dans ces conditions, une des chaînes parallèles serait de la forme

H—Of[CH'O(0H)°}—0 [CH O(0H})].....—0[CH'O(0H}]0H el le cristallite répondrait à la formule [(CS H19 O5 H20}m

Les liaisons des différentes chaînes parallèles les unes avec les autres sont beaucoup moins solides, car elles ne sont constituées que par les valences secondaires des

(89) Les fibres textiles et la teinture, DUNoD (1927), p. 18.

DST

oxhydryles (OH), Het ceux-ci se présentent en regard les uns des autres dans deux chaînes voisines.

En raison du nombre des oxhydryles susceptibles de se relier et, bien que les liaisons soient fragiles, les chaînes du faisceau présentent, néanmoins, une certaine cohésion, donnant à l’ensemble une résistance notable. Toutes les valences secondaires des oxhydryles ne sont pas satisfaites et, en particulier, le cristallite présentera sur sa surface externe de nombreux (OH) libres et disponibles ; il en sera également de même, à l’intérieur du cristallite, lorsqu'un (OH) d'une chaîne ne se trouvera pas en regard d’un (OH) des autres chaînes, ou bien s’en trouvera trop éloigné. Alors que, dans les fibres naturelles, les cristallites sont accolés parallèlement les uns aux autres, dans le sens de la longueur de la fibre, et sémblent même enrobés dans une matière amorphe, dans les fibres artificielles de viscose, les cristallites sont désorientés et allongés dans les directions quelconques, formant un ensemble moins cohérent que dans la fibre de coton par exemple. Il en résulte que, dans la viscose, les OH libres à la surface des cristalhites et les cristallites eux-mêmes sont beaucoup plus accessibles que ceux du coton et c'est là qu'il faudrait chercher la cause de la plus grande sensibilité de la fibre de viscose vis-à-vis de l’eau et de tous les réactifs.

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