‹ Contribution à l'étude des soies artificiellesChapitre 35 sur 81 · PROPRIÉTÉS DES FIBRES ARTIFICIELLES DÉRIVANT DE LA VISCOSE · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS DES FIBRES ARTIFICIELLES DÉRIVANT DE LA VISCOSE

Nous avons repris l'étude des propriétés hygrométriques de la viscose fournie par une même fabrication (trame viscose 80 deniers, 12 brins) et nous avons examiné :

1° L'absorption et la désorption isothermes de l'eau dans la viscose de fabrication normale (184).

(183) Et. BURLET, Loc. cil.

(184) Nous verrons plus loin les restrictions qu'il y a lieu de faire au sujet des différences entre l'absorption et la désorption. Il semble, en effet, qu’à l'équilibre absolu d'humidité l’hystérésis n'existe plus ; mais cette mise en équilibre étant très lente, nous admettrons qu’en pratique on doit tenir compte de ces différences.

2° Les courbes de désorption de la viscose à diflérentes températures.

3° L'influence du temps sur la reprise de l'eau.

4° L'influence de la température sur la vitesse d'absorption de l'humidité.

5° L'absorption et la désorption isothermes de l'eau dans la viscose préalablement chauffée pendant quinze heures à la température de 105° et l'influence de la température et de la durée du chauffage sur les propriétés hygroscopiques, de gonflement, de teinture par les colorants substantifs, de résistance à la traction et d'élasticité.

Dans un autre groupe d'expériences, nous nous sommes OCCupé:

1° De l'absorption et dela désorption isothermes de l'eau et de la reprise de l'humidité à diverses températures d’une viscose à brins très fins type « super » (80 deniers, 25 brins) ;

2° De l'absorption et de la désorption isothermes de l'eau et de la reprise de l'humidité à diverses températures d'une viscose à brins creux type « Celta ».

Absorption et désorption isothermes de l’eau dans la viscose de fabrication normale.

Les remarquables travaux effectués sur le coton par A.-R. Urquuarr et A.-M. Waicriams (185) ont confirmé que l'humidité prise par cette fibre dans une atmosphère donnée esl plus grande par désorption que par absorption.

Nous avons repris l'étude de cette question dans le cas de la viscose, dans le but de vérifier si, comme pour le coton, il existait un phénomène d'hystérésis et quelle élait son importance.

(185) A.-R. URQUHART et A.-M. WILLIAMS, Loc. cil.

ste

Les atmosphères, d'état hygrométrique croissant, ont été réalisées dans des vases du type exsiccateur, à fermeture hermétique, contenant de l'acide sulfurique addi- Hionné de quantités croissantes d’eau. La tension de la vapeur dans ces vases, à une température donnée, a été fournie par les tables de Recnaurr. La viscose, en petits flottillons de 1 gr. environ, était disposée dans un pèse-filtre (taré avec son couvercle), maintenu ouvert dans l’exsiccateur et fermé seulement au moment des pesées. Les poids ont été considérés comme constants, lorsque deux pesées, pratiquées à vingt-quatre heures d'intervalle, ne donnaient qu'une différence inférieure ou égale à 0,0005 gr. Les expériences ont été faites en maintenant les exsiccaleurs au thermostat à 30° centigrade.

1° Cas de l'absorption. — Les flottillons de viscose ont été placés chacun dans leur pèse-filtre taré, séchés dans le vide sur l'acide sulfurique jusqu'à poids constant et pesés après rentrée d'air sec. On obtient amsi leur poids dans le vide sec (Pvs). ÿ L

Ils ont été ensuite disposés chacun dans une atmosphère d'état hygrométrique déterminé, où ils ont été maintenus quinze jours à 30° avant de commencer à vérifier la constance de leur poids, ce qui a demandé environ huit jours. On obtient ainsi leur poids humide Pi}

Ils sont enfin portés à l’étuve à 105° C. jusqu'à poids constant, ce qui fournit leur poids sec à 105°, soit (P,).

On a calculé alors, pour chaque expérience:

ET teneur en eau, déterminée par le vide sec ; s teneur en eau déterminée par l'étuve à 14050. ns

2% Cas de désorplion. — Les flottillons ont été d'abord

saturés d'eau par immersion dans l'eau distillée pendant

vingt-quatre heures, puis ils ont été essorés par centrifugation de quinze minutes à 3.000 tours, après quoi ils retenaient encore 90 % d'eau. |

Ils ont été ensuite introduits dans .Jes diverses atmos- phères à 30° C., où ils ont été maintenus également trois

semaines pour obtenir lé poids constant.

Toutes les expériences, aussi bien pour l'absorption que pour la désorption, ont été faites en double et elles ont conduit aux résultats suivants que nous avons ensuite traduits par des courbes, dans lesquelles I et [se rapportent à l'absorption mesurées dans le vide sec et IT et IT à l'absorption et à la désorption mesurées par le chauffage à l’étuve à 105°. |

A. — Cas de l'absorption.

TENSION de la vapeur d'eau H30 °/, dans le vide sec H20 0/, à l’étuve à 105° en »/" de Hg. 5 2

0,225 0,92 1,13 1,490 2,81 LUCE 7,014 6,70 6,84 10,684 568,48 8,74 15,635 10,76 10,91 19,594 13,18 13,50 26,117 20,38 20,77 31,51 28,49 28,69

B. — Cas de la désorption.

TENSION de la vapeur d'eau H20°/, dans le vide H?20 °/, à l'étuve à 1C5e en »}» de Hg.

0,225 . 1,05 1,63 1,490 3,49 3,90 7,014 EC) Ce 8,49 10,684 9,84 10,21 15,635 : . 12,23 12,89 19,594 15,00 15,56 26,117 23 54 24,34

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