‹ Contribution à l'étude des soies artificiellesChapitre 40 sur 81 · EE · texte numérisé non relu

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Tension de VX vapeur d'eoul eu “7m 20 2

L'examen de ces résultats nous conduit tout d'abord à des-observations identiques à celles que nous avons signalées en 1°, 2°, 3° et 4° pour la viscose non préalablement chauffée.

En outre, si nous rapprochons les résultats se rapportant, d'une part, à la viscose non préalablement

chauffée et, d'autre part, à la viscose chauffée quinze heures à 105° C., on n'observe pas de différences nettement caractérisées, surtout si l'on tient comple de ce fait, que tous les chiffres indiqués proviennent d'expériences distinctes du commencement à la fin et comportent, par conséquent, une certaine latitude d'approximation.

Aussi, pour nous rendre compte, dans des conditions plus précises, de l'influence du chauffage sur les propriétés des soies artificielles de viscose, nous avons institué un certain nombre d'expériences qui sont relatées dans le paragraphe suivant.

ACTION DE LA CHALEUR SUR L'HYGROMÉTRICITÉ DE LA VISCOSE DE FABRICATION NORMALE

Nous avons divisé cette étude en deux parties :

1° Influence de la durée du chauffage à 105° C. ;

2° Influence d’un chauffage de quarante-huit heures à des températures différentes.

A. — Influence de la durée du chauffage à 105° C.

Les flottillons de viscose (80 deniers, 12 brins) desséchés dans le vide sec et pesés (P,,) ont été chauffés pendant des temps variables à l’étuve électrique à 105° C., puis introduits dans une même atmosphère (tension de la vapeur d’eau 9,471 mm. de Hg et température de 28°), où ils ont été maintenus jusqu'à poids constant (P,). L'humidité a été calculée par rapport au vide sec et l’on a obtenu les résultats suivants :

DURÉE EAU % du chauffage préalable (dans le vide sec)

0 heure 8,91 15 — 8,58 30 — 8,45 56 — 8,40 64 — 8,35

Dans une autre série d'expériences, les essais, après chauffage pendant des temps variables à 105° C., sont placés dans une même atmosphère (tension de vapeur d'eau 29,514 mm. de Hg à 37° C.) jusqu’à équilibre d’humidité. Le poids sec est déterminé dans le vide sulfurique et c'est par rapport à ce poids sec « après expérience », que les teneurs en eau indiquées ci-dessous sont calculées :

DURÉE EAU % du chauffage préalable (dans le vide sec)

Le chauffage prolongé diminue donc un peu l'hygrométricité de la viscose, et ce fait est tout à fait d'accord avec un phénomène bien plus accusé et qui est relalif à la diminution de la capacité de gonflement de cette fibre.

Les flottüllons à examiner sont chauffés pendant des temps variables à 105° C., puis mis à gonfler à 28° C. dans de l’eau distillée.

La mesure du gonflement est faite par la méthode de centrifugation, que nous avons déjà examinée en détail: à noter cependant que, pendant toute la durée de l'opération (quinze minutes à 3.250 tours-minute, rayon de giration 14,5 cm.) les tubes-laboratoires sont maintenus ouverts (187).

(187) Lorsque l’on centrifuge en tubes ouverts, on trouve un résultat. pour le gonflement, inférieur à celui obtenu en tubes fermés. Toutefois, les chiffres obtenus, s'ils ne sont pas exacts en valeur absolue, présentent cependant une très bonne concordance, dans les expériences faites en double, et sont parfaitement acceptables.

Nous avons obtenu les résultats ci-dessous :

EEE mme

DURÉE GONFLEMENT du chauffage préalable % am mmmmenemeemmmemmme 0 heure 81,5 8 — +19:8 Ve 79,0 23 — 17,8 30 — 76,3 40 — 13,4 64 — 70,6 80 — 65 ,4

Cette diminution dans la capacité de gonflement de la fibre se traduit, d'autre part, par une diminution correspondante dans la capacité de fixation des colorants substantifs.

À litre d'exemple, nous signalerons les résultats obtenus avec le rouge Congo.

Les flotüillons soumis à l’action de la chaleur pesaient environ 1 gr.; ils ont été teints chacun avec 20 eme. d'une solution à 0,50/., de rouge Congo, pendant une heure à 80° C. Les flottes ont été rincées individuellement à l'eau distillée et les eaux de rinçage réunies au bain de teinture résiduaire correspondant. Chacune des liqueurs obtenues est alors titrée au chlorure litaneux. Le tableau suivant indique le nombre de centi-

mètres cubes d’alun ferrique 2 correspondant au chlo-

rure tilaneux nécessaire pour réduire le colorant fixé par 100 gr. de fibre:

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