‹ Contribution à l'étude des soies artificiellesChapitre 7 sur 81 · CH:0H CH—CH—0 CHOHCHOHPCH · texte numérisé non relu

CH:0H CH—CH—0 CHOHCHOHPCH

qui est encore une variante du schéma de ToLLens (35) el que nous verrons plus loin avec plus de détails.

B. — formules reposant sur la formalion de cellobiose.

À. Picrer (36) croit « que la molécule de cellulose ne résulte point de l'union de groupements atomiques tous identiques entre eux ». Suivant le mode de réaction auquel on la soumet, la cellulose conduit, en effet, à des produits différents : l'o bromométhylfurfurol d’après la réaction de FENTON et GosrrinG (37), le cellobiose par

(33) A.-C. v. EULER, Chem. Zeit., t. 45, p. 977 à 978 (1921).

(34) HIBBERT, J. ind. eng. Chem. (1921), t. 13, p. 256.

(35) TOLLENS, Cf. K. HESS, Loc. cit., p. 565. |

ral A. PICTET, Exposé à la Société Chimique de France, le 21 mai (37) FENTON et GOSTLING, Loc. cit.

ue

acélolyse et le lévoglucosane par décomposition thermique (38). La formation des dérivés du furfurol impliquerait l'existence d'un reste chitose,

CH(oH)—cH(oH) (OH) H2C — LE CH-cHo Chitose ra

celle de l’octoacétate d'u cellobiose nécessiterait des restes a et B glucosiques et enfin celle de lévoglucosane prouverait la présence de résidus 8 glucosiques (39).

Les rendements en ces composés sont : 25 % pour l' bromométhylfurfurol (ce qui correspond à l'existence de 1/4 de la molécule de cellulose à l’état de reste chitose) ; environ 37 % (40) pour le cellobiose (ce qui correspond à 50 % de la cellulose à l'état de restes glucosiques « et 8) : 45 % pour le lévoglucosane (ce qui indique qu'un autre quart de la cellulose est à l’état de 8 glucose).

On peut donc résumer la composition de la cellulose comme suit :

Residus Résidus

B glucosiques | « glucosiques

Résidus Restes - B glucosiques | chitosiques

(38) A. PICTET et SARAZIN, C. Rendus (1918), t. 166, p. 38 ; TANRET, Bull. Soc. Chim., 3 série, t. ?, p. 949.

(39) Cf. KARRER, Helv. chim. Acta, t. 3, p. 258 (1920) ; A. PICTET, ibid., t. 3, p. 649 (1920).

(40) OST, Liebigs Ann., t. 398, p. 337-338 (1913).

nés

Les idées de Picrer admettent, évidemment, que les produits obtenus préexistent dans la cellulose et ne subissent pas de transformation secondaire au cours de la réaction. De plus, d'autres auteurs ont obtenu des rendements différents de ceux indiqués ci-dessus. En particulier, par acétolyse, K. Hess et H. FRiese (41) obtiennent régulièrement des rendements de 50 à 51 % en cellobiose. Enfin, K. Hess (42) met en doute la présence des restes de chitose.

Pour faciliter la compréhension des schémas plus récents proposés pour la cellulose, il est indispensable d'examiner avec plus de détails les rapports qui existent entre la cellulose et le glucose, d'une part, et la cellulose et le cellobiose, d'autre part.

On sait, depuis longtemps, que l'hydrolyse acide de la cellulose conduit au glucose d’après l'équation :

qui indique que, théoriquement, 100 gr. de cellulose doivent donner 111,1 gr. de glucose.

Osr et WiLKkEnING (43), dosant le glucose formé et par le polarimètre et par la liqueur de Fehling, obtiennent régulièrement plus de 100 gr. de glucose (113,5 dans un essai), ce qui confirme les rendements de 95 à 98 % obtenus par FLECHSING (44) et aussi ceux de WiLLSTAETTER el ZLECHMEISTER (45) (95 % par hydrolyse lente de la cellulose dissoute dans l'acide chlorhydrique à 41 %).

Monter -Wicriams (46), hydrolysant la cellulose de coton par la méthode d'Osr et WiLkEnxG, isolent de la

1) K. HESS et H. FRIESE, Liebigs Ann., t. 456, p. 38 (1927).

8) K. HESS, Zeit. elek. Chem. t. 26, p. 234 (1920).

3) OST et WILKENING, Chem. Zeit. (1910), t. 34, p. 461

4) FLECHSING, Zeitsch. physiol. Chem. (1883), t. ?, p. 523.

5) WILLSTAETTER et ZECHMEISTER, Berichte (1913), t. 46, p. 2401. 6) MONIER-WILLIAMS, J. Chem. Soc. (1921), t. 119, p. 803.

to

solution 91 % de la quantité de glucose théorique à l'état cristallisé pur.

IRVINE et Sourar (47) attaquent le coton par un mélange d'anhydride acétique, d'acide acétique et d'acide sulfurique. L'hydrolyse est faite en même temps qu’une méthylation par l'alcool méthylique à 0,5 % d'acide chlorhydrique. Le méthylglucose formé, que l’on peut d'ailleurs transformer en glucose, est obtenu à l’état cristallin. Le résultat est le suivant :

cellulose >; méthylglucoside + glucose 100 gr. 101,8257 gr. 94,4775 gr.

soit un rendement de 85 % en méthylglucoside cristallisé pur.

IRvINE et Hirsr (48) font la même réaction en employant la méthode d’acétylation de Barnerr (49) (acide acétique + anhydride acétique + CI ou SO?) et réalisent la suite :

coton —> triacétate decell. —> æ&etB méthylglucosides — glucose 100 gr. 177-gr. 114,1 106,0

soit un rendement de 95,1 %.

Il est donc démontré que la cellulose peut être transformée intégralement en glucose.

L'examen du cellobiose apporte également de la lumière sur la constitution de la cellulose. Le cellobiose, isolé en premier lieu sous forme de son octoacélate par Francamonr et étudié par MAQUENNE et Gorpwi (50), est exactement à la cellulose ce que le maltose est à l'amidon. PrNGsHEIM (51) l'obtient, par exemple, dans l’action

(47) IRVINE et SOUTAR, J. Chem. Soc. (1920), t. 117, p. 1849.

(48) IRVINE et HIRST, Journ. Chem. Soc. (1922), t. 121, p. 158; (1923), t. 123, p. 528 ; cf. K. HESS et A. WELTZIEN, Liebigs Ann., t. 442, p. 46 (1925) ; K. HESS et PICHLMAYR, Liebigs Ann., t. 450, p. 29 (1926).

(49) BARNETT, Journ. Soc. Chem. Ind., t. 40, p. 8 (1921).

(50) MAQUENNE et GOLDWIN, Bull. Soc. Chim. (1904), t. 31 (3), p. 854

(51) PRINGSHEIM, Zeülsch. physiol. Chem. (1912), t. 78, p. 266.

Page 1