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globulaire, et nous permet de nous rendre compte qu'il n'existait pas d’anémie.
Insistons à nouveau sur ce fait que toutes comportent des dilatations veineuses extrêmement nettes dans la région sus-ombilicale.
Les examens complémentaires faits sur le malade présenté antérieurement par M. le Docteur Florand ont montré qu'il s'agissait également d’une cirrhose de Cruveihier-Baumgarten, comme le précise J. Huber, à la séance du 3 novembré 1922 de la Société Médicale des Hôpitaux ; cet auteur attire lattention sur l « énorme splénomégalie qui est la règle chez ces malades ».
Le problème qui se posait pour nous consistait à démontrer en premier lieu, que notre malade n’était pas atteint d’une des affections génératrices de murmure xiphoïdien continu, à savoir la cirrhose de Cruveilhier-Baumgarten d'unempartiett#d'autre part la pyléphlébite, au moins dans certaines circonstances.
Qu'aurions-nous trouvé s’il s'était agi de la première de ces affections ? |
La cirrhose de Cruveilhier-Baumgarten est ur affection exceptionnelle dont quelques cas seulement ont été publiés ; sa symptomatologie, par suite, est assez mal précisée ; elle comporte, avant tout, une splénomégalie qui peut être considérable ; c'est secondairement, semble-t-il, que le foie présente des phénomènes cirrhotiques. Une ascite de moyenne abondance fait rarement défaut. La circulation
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collatérale est surtout caractérisée par un gros développement des paquets veineux étendus entre lombilic et la xyphoïde, réalisant des dilatations serpentines variqueuses au niveau desquelles on perçoit un souffle continu superficiel et un frémissement vibratoire. Cette affection paraît se rencontrer avec une plus grande fréquence chez des paludéens ou des syphilitiques ; elle est liée à la persistance de la perméabilité de la veine ombilicale.
Chez notre malade, hors la spécificité, on ne trou ve aucune des manifestations les plus évidentes de cette cirrhose ; son hypertrophie splénique est très peu marquée, il n’a pas d’ascite, pas de circulation collatérale, pas de varices ombilico-xyphoïdiennes ; le murmure est profond, et son siège est plus élevé. Ce qui domine chez lui, c’est l’anémie, dont il n’est pas fait mention dans les observations de cirrhose de Cruveilhier-Baumgarten actuellemeñt connues.
Pour ce qui est de la pyléphlébite, il nous est apparu d'emblée qu'elle ne pouvait être incriminée. En effet, la pyléphlébite oblitérante, la. seule que nous puissions raisonnablement envisager, constitue une rare et tardive complication des affections chroniques du foie et particulièrement des cirrhoses ; elle se traduit par de gros signes d’hypertension portale, et en particulier par une ascite qui tend rapidement à devenir considérable, en même .temps qu'apparaissent des douleurs abdominales, de: hémorragies intestinales, de la diarrhée séreu-
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se ; notre malade n'a jamais offert un semblable syndrome clinique:
Ayant ainsi éliminé les diverses causes productrices de souffles continus xyphoïdiens, nous avons ac. quis lintime conviction qu'il s'agissait bien chez notre malade d’une variété exceptionnelle de souffle anémique ; dans le but d’étayer aussi solidement que possible notre diagnostic, nous allons, dans 1” chapitre qui va suivre, exposer les principaux caractères de ces phénomènes cardio-vasculaires si particuliers.