CHAPITRE IV
Il est fréquent de constater au cours des anémies des souffles d’une nature particulière; souffles dits « anémiques ». On peut en distinguer deux grandes catégories : les uns sont entendus au niveau de l'aire cardiaque, les autres sur.le trajet de certains gros troncs veineux.
1° Au niveau de l’aire cardiaque.
Les souffles que l’on entend au niveau de l'aire cardiaque ont tous les caractères des souffles anorganiques que nous avons étudiés plus haut ; ce sont des souffles superficiels ne se progageant pas, modifiables par un simple changement d’attitude du sujet, el variables avec les mouvements respiratoires.
On les entend au niveau de la/pointe ou un peu au-dessus de celle-ci, et, d'autre part, au niveau de la base, au foyer pulmonaire ; plus rarement, leur siège est préaortique ou xiphoïdien ; il arrive que souffles apexiens et souffles de la base coexistent, ces derniers étant toutefois plus fréquemment observés. D’après Hayem, l'intensité de ces souffles