‹ Contribution à l'étude des sources d'Asconius: dans ses Relations des Débats JudiciairesChapitre 12 sur 18 · ST SD · texte numérisé non relu

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(2) Sauf cependant l’information relative au verdict. On remarquera que, pour les procès de Scaurus et de Milon, Asconius donne de nombreux détails sur la phase du débat postérieure aux discours. Ici cette partie de la relation, qui suit régulièrement l’enarratio, occupe une ligne : Magno sententiarum numero Cornelius absolutus est. Cette indigence d’informations, le fait que le scholiaste ne donne pas d'indication chronologique plus précise que celle de l’année, permettent d’affirmer que, en dehors des discours de l’accusation et de la défense, il n’avait pas d'autre source que des ouvrages d'histoire générale, Tite-Live ou Fenestella. Si la partie de la relation que le scholiaste appelle ailleurs expositio causæ (ef. St., p. 37/21} est plus nourrie, cela tient précisément à ce que les discours constituaient sur ce point une source abondante.

(3) Nous nous bornerons à noter : 1° nom du président de la quæstio : pro Plancio, 17, 43 ; 42, 10% ; pro Cluentio, 53, 147;

92 LES SOURCES D’ASCONIUS

concerne les informations d’Asconius sur lesnoms, lesdires, l'attitude des témoins, le tact avec lequel Cicéron sutles. ménager sans inconvénient pour son client, il suffira de rappeler que la seconde Cornélienne était consacrée tout entière à l’interrogatoire ; d’autre part, si l’on songe que la vita anteacta tenait une grande place dans le plaidoyer, dont elle constituait le troisième point, que Cicéron avait pris position sur le terrain politique, enfin que le scholiaste lisait encore le réquisitoire de Cominius, on ne peut douter qu’il ne doive aux discours ses renseignements sur le passé de l’accusé, les circonstances favorables à sa cause, l'intérêt que prirent les contemporains au débat.

On peut donc considérer comme établi que l’information du scholiaste sur le plan du débat dans l’affaire Cornelius n’a pas d'autre origine que les discours, et parce que ces documents, pour lesquels sa préférence est certaine, rendent compte de tous les éléments de sa relation, et parce que son erreur sur la nature de la seconde Cornélienne entraïnait nécessairement celle qu’il a commise sur la marche du procès. Asconius, qui n’est ni un avocat ni un rhéteur, a été dupe des remaniements de la rédaction, et c’est parce qu’il n’a pas discerné dans les discours écrits la place et le rôle des éléments réels dont ils sont constitués, qu'il a introduit dans l’histoire des institutions judiciaires une idée fausse, celle de la variabilité de l’ordre du débat.

54,148 ; in Verr., I, 14, 41 ; 17, 51, etc. ; 20 indications sur l’état d’esprit des juges de chaque urne : pro Plancio, 8, 21 : hi tot equites romant, tot tribunt ærarii.…. quid dignitatis hujus petitioni attulerunt ? Cf. pro Cornelio, Il, fragm. 10 : quid me apud equites romanos offendisse dicebant ? 39 : advocati influents (comme ici Pompée et Globulus) : pro Plancio, 11, 27, 28 ; 12, 29 ; pro Balbo, 28, 63, 64 ; pro Flacco, 3, 6 ; 40, 100 ; assistance et raisons de nombreuse assistance : pro Sestio, 16, 36 ; pro Plancio, 8, 21 ; in Verr.. 1,018, 52; etc,

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