‹ Contribution à l'étude des sources d'Asconius: dans ses Relations des Débats JudiciairesChapitre 16 sur 18 · XX · texte numérisé non relu

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Le long développement consacré à la sentence et à la

(14) Scholia Bobiensia, St.,p. 112 /10 ; ef exstat alius praeterea liber actorum pro Milone : in quo omnia interrupta et inpolita et rudia, plena denique maximi terroris agnoscas.

(2) Vezreius, IT, 47.

(3) Pro Cluentio, 20, 55 ; 27, 75,

134 LES SOURCES D’ASCONIUS

série des procès qui achevèrent la répression des troubles provoqués par le meurtre de Clodius dérive manifestement des Acta. 11 suffira d’observer que, si l’on excepte les réflexions personnelles du scholiastesurlesraisons qui avaient pu induire Caton à condamner ou à absoudre, l’exposé d’Asconius est tissu d'informations qui devaient nécessairement être consignées dans les procès-verbaux judiciaires : sentences, listes d’accusateurs et de défenseurs (la mention de certains personnages obscurs étant accompagnée du nom du père ne peut dériver que d’un document administratif), récompenses ou félicitations prévues par la loi accordées aux accusateurs : damnatum autem opera maxime Appi Claudi pronuntiatum est ; cum ei præmium lege daretur, negavit se eo uti ; cut (P. Fulvio Nerato) e lege præmium datumiest ; vente des biens de Milon, etc. Quant aux remarques du scholiaste : manifestum odium Clodii saluti Saufeio fuit. ; Sex. autem Clodius.. magno consensu damnatus est, etc. elles sont évidemment fondées sur les votes qu'il rapporte.

Aïnsi la relation d’Asconius est une analyse méthodique des Acta et il est très vraisemblable que le scholiaste n’a pas consulté d’autre source, les rares informations empruntées à la littérature, délibération des amis de Milon, raisons qui ont pu déterminer le vote de Caton, faisant partie de son acquis général. Par contre la littérature intervient indirectement, et, si l’on peut dire, de façon négative, dans la relation, en ce sens qu’elle a incité le scholiaste à chercher dans les Acta la réfutation d'erreurs accréditées ; et c’est sans aucun doute parce que la tradition historique était encombrée de légendes, aussi bien qu’en raison de l'intérêt qui s’attachait à une cause célèbre, qu’Asconius à utilisé ici les Acta d’une façon tout autre que dans son argument du pro Scauro.

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