CHAPITRE PREMIER
LES ACTA DIURNA
La question des Acta diurna donne un assez bon exemple de la force avec laquelle une idée préconçue peut s'imposer en dépit des faits. Fondée sur une interprétation séduisante, mais a priort, de l’épithète diurna d’une part, d'autre part sur la confusion avec les Acta mentionnés en tant qu’archives de documents établis par des particuliers pour renseigner des particuliers et appelés aussi acta, par suite de la pauvreté de la langue en termes techniques, la thèse du Journal de Rome s’est accréditée en modifiant, négligeant ou interprétant arbitrairement les textes.
Nous montrerons d’abord que les acta qui circulent dans le public sont distincts des acta mentionnés en tant qu’archives et qu’on n’a pas le droit de retenir les premiers pour déterminer le contenu des seconds.
10 LES SOURCES D’'ASCONIUS